TOR Boyard 004 : À la gare de
Neuchâtel
Par Fred Loewer et
Daniel Fuchs
Mais c’est 3 heures moins 12. On attend
quoi en fait ?
On
attend quoi ? On attend les candidats.
Quels candidats ?
Les
candidats. On ne va pas faire un jeu télévisé sur TOR s’il n’y a pas de
candidats.
Ah le jeu.
On
ne va pas faire les organisateurs, les candidats, on ne peut pas tout faire.
Je n’y pensais plus au jeu.
Moi
je pensais à mes vaches à traire à 6 heures. Tu vois…
T’as le temps. Là, ils ont un quart
d’heure de retard. Attend, je vais aller voir si je les vois, là.
Rien ici.
Ouais.
Ici non plus.
Je sais, j’en viens de là.
Ils
viennent d’où ?
Ils viennent de Zurich, tu veux qu’ils
viennent d’où ?
Oui.
À l’aéroport à Zurich. À l’aéroport, ils
arrivent à 32. Ils ont le temps de sauter de l’avion. Deux minutes sur le quai
8. Ils sautent dans l’ICN, ils sont là à la demi.
Ce
n’est pas compliqué à trouver, une gare…
Quoi ?
Tu
suis les voies.
Chacun suit sa voie, mais enfin…
À
moins que tu sois hagard !
Mais on est à la gare.
Ouais,
mais si t’es hagard, tu ne la trouves pas, la gare…
Ah ça dépend.
Et
si t’es sans voix, tu ne peux pas demander où c’est la gare, en étant
hagard ?
C’est déjà pénible d’attendre, mais
alors si tu commences comme ça, on ne va pas y arriver… Tiens moi ça. J’ai
l’horaire là. Tiens-moi ça.
Donne-moi
l’horaire. Oh Attend, attend il y a un truc sur l’OLMA,
salon de l’agriculture. C’est à Saint-Gall, il y a des schubligs
à Saint-Gall. Oh là je le garde, parce que moi, je veux y aller à Saint-Gall.
Oui garde-le. Mais là on ne va pas faire
le truc sans candidats, quoi ? J’ai peut-être mal expliqué. Prends voir
ça. J’ai la carte là.
La
gare, attend, ça c’est une photo. Neuchâtel, voilà c’est là.
Voilà. Ils ne peuvent pas se tromper, il
y a qu’à suivre la voie, on la voit là.
Suis
la voie, on suit les cailloux et ça y est…
Alors ça, ça m’énerve. Ça, c’est de la
mauvaise foi. Je demande à Jean-Pierre Lambert de TOR de faire les invitations,
tu peux être sûr qu’il a oublié… C’est le seul truc qu’il avait à faire…
Ça,
ça m’étonnerait. Ça m’étonnerait beaucoup…
S’ils ont du retard, ce n’est quand même
pas un hasard. Ça commence à m’énerver cette histoire.
C’est
où Zurich d’abord. Il faudrait déjà savoir où l’on doit regarder.
C’est là-bas Zurich. Arrête de regarder
là-bas. C’est là-bas Zurich…
Qu’est-ce
que tu en sais ?
Je ne veux quand même pas aller les
chercher en vélo ou bien ?
Ça
dépend d’où ils viennent ? S’ils viennent par Bâle, qu’ils descendent sur
Genève, ils viendront là.
Écoute, ce n’est quand même pas
difficile. Ils sont à Zurich. Ils ont trois minutes pour changer entre l’avion
et le train. Ce n’est quand même pas la mer à boire… On fait un jeu d’aventure.
Ah
ben, il y a des douaniers. S’ils viennent de loin, il y a les douaniers. Ils
perdent du temps.
On fait quoi là, on fait quoi ?
Écoute,
moi je crois que je vais aller les chercher. Je n’ai pas que ça à faire avec
ton jeu…
Quoi avec mon jeu ? Mais non, on ne
peut pas aller. On doit aller au musée d’ethno monter le camp après… Mais non,
il va y aller. Il va y aller… Oh Pierre, oh…
À
suivre.
Texte retranscrit par Françoise Berthod