TOR Boyard 005 : Au Musée d’Ethnographie de Neuchâtel

 

 

Par Fred Loewer et Daniel Fuchs

 

Bon, on va essayer de prendre de l’avance, puisque les candidats ont du retard. Nous, on prend de l’avance… Ah je dois tout faire ici. Je ne suis pas un intellectuel, mais il faut que je me débrouille tout le temps. Il y a quoi là ? Je n’ai jamais monté de tente, moi j’ai une ferme. Qu’est-ce que je m’embêterais avec une tente ? Ça on verra après, ça aussi. Ça a l’air facile, ça a l’air vachement facile. Il y a même une fenêtre-là. Ah ça doit être dedans ça, j’ai compris… On se met dedans et on retourne et puis on retourne tout ça.

 

C’est quoi ce matériel ?

Quoi ce matériel ?

 

Mais c’est quoi ça ? Moi je voulais faire de l’avance.

Cool.

 

Quoi cool, comment tu veux que je sois cool avec ça ?

Je suis content que tu aies trouvé le jardin du Musée d’Ethnographie.

 

Il y a quoi là-dedans, des cure-dents ou bien ?

Mais non, là il y a les baguettes, tu vois. Tu veux que j’ouvre les baguettes. Ouais les baguettes…

 

Moi j’ai vu à la télé, il y a des tentes tu fais comme ça et c’est monté.

Ouais, ouais. Ça, c’est quand on a les moyens, je veux dire. Excuse-nous, on a un budget limité ! En fait, pourquoi tu veux monter une tente ?

 

Parce qu’il faut organiser pour les candidats. On ne va pas faire ça en un jour.

Ah je n’avais pas vu ça comme ça.

 

L’idée, c’est qu’ils dorment sous tente.

Ouais, d’accord !

 

Après, il faut organiser les repas.

Ouais, mais non attends, ils vont dormir où là, dans les bois ?

 

Ben ouais, il y a assez de place-là. J’ai commandé 25 tentes.

25 tentes, mais il y a combien de candidats en jeu ?

 

Hein… 25 ?

25 tentes de deux.

 

25 c’est comme à l’hôtel. Une tente par personne.

Non, attends ! Attends, donne-moi celle-là ! 25 tentes de deux, alors ils sont 60.

 

Mais non, il faut qu’ils aient de la place.

Donne, donne que je t’aide. Alors, ils vont manger où ces gens ?

 

Ils vont manger… j’ai prévu, juste là-bas on fait un grand feu.

Un grand feu ?

 

Une torrée avec les Schüblings.

Pourquoi des Schüblings ? On les invite sur Neuchâtel, on ne va pas faire des Schübligs.

 

J’ai eu des prix pour les Schüblings.

Ah, je comprends.

 

C’est moins cher.

Ben ouais !

 

On fait quoi avec ça ?

Je ne sais pas, c’est toi qui tiens la baguette ici.

 

Ben on fait comme ça et ça se monte tout seul…

Ce qui est bien avec cette tente, tu vois, c’est si pendant la nuit il pleut et la tente, elle perce, tu as un capuchon si jamais, comme ça tu ne risques rien… Là aussi, il y en aura un par candidat.

 

Ah ouais.

Non, on ne peut pas faire une torrée. Moi je pensais les amener à la cantine.

 

À la cantine, quelle cantine ?

Ouais. Je ne sais pas. On va au collège du Mail, tiens par exemple. On va au collège du Mail, on loue la cantine…

 

Attend, je vois… c’est mieux là. Tu vois le Beau-Rivage là.

Ouais.

 

On les amène là.

Ben ouais, là ils font des repas tout simples, pas chers.

 

Ils font des offres pas chères.

Là, tu as raison.

 

Ça, c’est bon. On a les tentes…

Ils peuvent dormir, ils peuvent manger. Hé j’ai vu, il y a une mare à côté. Ils peuvent se laver.

 

Voilà.

C’est tout bon.

 

Les transports, on est tout près… Moi je prends mon tracteur avec un char à foin.

N’empêche qu’on n’arrive pas…

 

On n’a toujours pas cette tente ?

Ben non, on n’arrive toujours pas à la monter. Tu sais, je ne sais pas si c’était une très bonne idée d’organiser ce jeu…

 

Moi, j’étais bien dans ma ferme et tu viens me chercher pour des bêtises comme ça pour faire un jeu.

Écoute ! Moi, j’en ai marre.

 

La tente, moi je m’asseye dessus.

On peut au moins pêcher, s’il nous reste plus rien !

 

Ça ne me fait plus rire ton jeu…

Ça va. Moi je fais ce que je peux. J’essaie de prendre du bon temps avec ça.

 

Je prends aussi du bon temps là.

N’empêche que pour ce qui est des candidats, on est toujours dans l’attente… On ne va jamais s’en sortir.

 

Non si on n’a pas d’aide, on ne va pas s’en sortir.

Tu veux qu’on demande de l’aide, de l’aide… je ne sais pas, il ne nous reste plus que le bon Dieu. Il faut demander de l’aide au ciel pendant qu’on y est…

 

Hé, c’est une bonne idée, ça.

De quoi ?

 

Il y a la Collégiale tout près là.

Et puis ?

 

On va demander de l’aide. On va demander de l’aide au ciel, là.

Ah ouais, on peut aller demander à la Collégiale. Il n’y a plus que ça.

 

Allez, allez, on ramasse tout ça.

Pas ça ! Tiens voir ça. Zut… on a vraiment besoin de l’aide du ciel.

 

 

Texte retranscrit par Françoise Berthod