TOR Boyard 006 : À
Par Fred Loewer et
Daniel Fuchs
Écoute-moi mon Dieu, j’ai plein de
problèmes. Je ne vais pas rentrer, tu sais. Moi je préfère la nature pour te
parler… Mais je ne sais plus quoi faire. Là, je dois organiser un jeu. J’ai
plein de problèmes. Dis-moi ce que je dois faire ?
Quel
est ton nom ?
Ah, moi c’est Pierre Ponce de Boudevilliers.
Ah
tu t’appelles Pierre. J’ai connu un Pierre, j’en ai fait un saint. C’est un bon
ami à moi.
Ah.
Et
qu’attends-tu de moi, Pierre ?
Ben, peut-être des conseils, tu vois
parce que je dois organiser des jeux. Moi, je ne suis pas trop la… comment
est-ce que l’on dit en français ? Je n’ai pas trop les rouages, je n’ai
pas trop d’idées.
Mais
pour organiser des jeux, je n’ai pas une tête à Guy Lux non ? Enfin je
peux essayer de t’aider, je ne sais pas trop…
Ben je ne sais pas. Tu dois aussi avoir
des problèmes là-haut ou bien ? Dis voir !
Ah,
des soucis, j’en ai autant qu’il y a d’humains sur cette Terre. Mais moi, je
résous les miens. Chacun ses soucis !
Justement si tu fais pour
Eh
bien si tu as des vaches, commence par les traire ! Tu feras le lait
éternel.
Mais, ce n’est pas avant deux heures.
Alors en attendant, on peut peut-être discuter.
Tu
veux discuter d’un jeu télévisé ?
Ouais, par exemple.
Crois-tu
vraiment que nous avons le câble là-haut ? Nous avons assez de choses à
faire.
Oui je sais bien. Je vois bien qu’il y a
le Wi-Fi. Il n’y a pas besoin de câbles, je t’entends
5 sur 5.
Oh
alors, pour un petit peu d’aide, tu peux toujours demander au saint de la
télévision, Saint Jean-Pierre…
Ah ouais. Je crois qu’il est occupé. Tu
vois justement, moi, j’aimerais plutôt des solutions.
Tu
sais très bien que dans le pays dans lequel tu vis, chaque solution correspond
à dix ou quinze pages de paperasse et je n’ai pas de paperasse au ciel… Autre
chose à faire.
Ben, je ne sais pas. Écris sur une
feuille d’un platane qui va tomber devant mes pieds, lorsque je me rendrai vers
mon tracteur !
Très
poétique ! Bravo ! Crois-tu vraiment que
Ben alors… merci bien.
Alors,
tu as obtenu quelque chose du ciel ?
Il m’a dit non qu’il avait d’autres
choses à faire. Pas vraiment grand-chose, je suis un peu déçu quand même.
Pourtant, la liaison était bonne…
Ah
tu avais…
C’était nickel, la balance tout était en
ordre.
Ouais
j’ai entendu qu’il y avait des bonnes antennes là-haut. On ne va quand même pas
abandonner comme ça, c’est idiot.
Non, il faut qu’on trouve une solution.
Tu
sais à qui on pourrait demander ?
Non.
Les
gens au Château, là, à Neuchâtel.
Ouais.
Ça
va peut-être les occuper un peu si on allait leur demander de l’aide. Ils ont
sûrement des idées, eux ?
Les occuper, ça certainement. Mais
trouver des idées, j’en doute…
On
va voir…
Texte retranscrit par Françoise Berthod