TOR Boyard 008 : À l’Église Rouge
de Neuchâtel
Par Fred Loewer et
Daniel Fuchs
Oh la, la, Roger.
Ah
tu es là enfin.
Oh, dis donc, cette histoire de tongs.
Moi,
ça va, je les lançais ; je ne les prenais pas dans la figure…
Ça me fait des palpitations.
Forcément !
Pourquoi tu m’as demandé de venir ici
maintenant ?
J’aime
bien l’Église Rouge, je trouve ça joli et c’est un joli coin pour réfléchir.
Ouais, réfléchir.
Ben
ouais. Ça fait du bien de réfléchir.
Ça te changerait un peu.
S’il
y avait du soleil, on réfléchirait mieux…
Je ne peux pas tout faire. Quand les
candidats seront là, il y aura du soleil parce que du temps qu’ils arrivent, ça
sera juillet l’année prochaine. Je me dis que pour les accueillir et les
encadrer, il faudrait quand même quelque chose de sérieux, tu comprends ?
C’est-à-dire ?
Je ne sais pas. Il faudrait déjà
quelqu’un qui les accueille à la gare. On ne peut pas être à la gare…
Ben
non ! Déjà qu’on y est allé pour rien. Alors…
Qui c’est qui pourrait les accueillir à
la gare ? Je suis en train de préparer un formulaire d’engagement, mais…
Ici,
on est où ? L’Église Rouge ! Tiens, c’est le quartier du savoir, là.
Quoi le quartier du savoir ?
Ben
ouais.
On ne va pas les faire accueillir par un
prof de sciences ou bien ? Ils vont partir en courant les gars. Ils vont
se dire : « Attends un truc d’aventures et c’est un prof de sciences
qui nous accueille ! »
Il
y a
En parlant de faculté…
Des
lettres, ça serait bien ! Un « lettreux » ?
Il y a quoi ? Il y a l’Uni !
Non. Moi je pensais à Michel Drucker
pour les accueillir, mais je ne suis pas sûr qu’on soit dans le budget.
Et
je ne pense pas qu’il soit libre…
Je ne sais pas, il faudrait lui
demander.
Mais
je ne sais pas, qu’est-ce qu’on pourrait…
Mine de rien, après il faudra quand même
quelqu’un de physique, tu vois, qui leur montre les épreuves. On ne va pas tout
leur montrer nous-mêmes.
Non.
Il faut quelqu’un de costaud, quelqu’un
qui tient la baraque.
Ah,
le costaud, il est là…
Hein ?
Le
costaud, il est là.
Moi, je pensais à Stallone,
mais je ne suis pas sûr qu’il soit en vacances en ce moment.
Non,
il fait le numéro 7 du… Non je ne sais pas, puisqu’on est là, profitons !
On va aller chercher quelqu’un avec un format qui va accueillir comme il se
doit.
Ça on peut, mais j’aurais voulu encore
quelqu’un pour poser les questions intellectuelles. Le Père Fouras, il est
pris. Maître Capello, il est pris. Moi, je suis pris.
Mais
moi je sais lire. Moi, je lis le Sillon romand chaque semaine…
Tu regardes les images, quoi ?
Pour
lire des questions, si tu mets les réponses dessous, ça joue.
Je ne peux pas te faire des questions
avec des bandes dessinées. Je ne suis pas sûr qu’ils comprennent.
Je
sais lire. Alors quand même.
Là, j’ai le formulaire d’inscription.
Tiens voir ça deux secondes !
Pour
qui ? Pour les candidats ?
Ben ouais, c’est un exemple. Attends
voir !
C’est
un peu chargé.
Tiens voir ça ! Là, ils devront
nous donner ça pour s’inscrire. Ça, c’est le curriculum vitae.
Ouais,
c’est… il faut savoir beaucoup de choses.
Là, tu vois il y a une lettre de
motivation car il faut être motivé pour faire un jeu comme ça. On est bien
placé pour le savoir.
Il
faut aussi qu’ils aient une assurance accident, parce que…
Ouais, il faut…
Un tong
mal reçu… j’en ai reçu dans les doigts, ça fait mal…
Cela fait des sacrés tongs.
Ce
n’est pas mal.
Ici, c’est là qu’ils peuvent nous
joindre. Là, tu peux prendre des notes.
Ouais,
dis donc c’est un sacré dossier.
C’est un dossier, ce n’est pas un jeu…
TOR, ils ont quand même des exigences, ils demandent pas mal…
Ouais,
ça c’est plutôt de ton ressort.
Hein.
C’est
plutôt ton ressort. C’est… Moi je lis les questions. Moi je lirai les
questions.
Non, non, ce n’est pas comme ça !
Pour les questions, j’ai déjà quelqu’un.
C’est
qui ?
Le doyen de l’Université, c’est la
grande tête à Neuchâtel.
Ah,
carrément ?
Ben ouais, tu ne me crois pas. Tu veux
qu’on aille le voir ?
Mais
volontiers.
Mais viens, on y va. Tu verras bien M.
le doyen…
Texte retranscrit par Françoise Berthod