LE PERCHOIR (Rythme : 115, Tonalité : 151, Tempo : 90)
J’voudrais te dire pourquoi, aujourd’hui j’en suis là,
Toi qui as tout compris, des choses de la vie…
Fallait faire des études, écouter, obéir,
Se marier et servir, ce pays de plénitude…
Il est des aventures, qu’il fallait éviter,
Pour avoir la voiture et la célébrité.
J’ai poussé et grandi, en faisant des conneries,
Comme l’ont fait à mon âge, ceux qui sont à la page,
J’ai aimé et souffert, pour finir dans l’enfer,
De cette société, pour elle j’ai tant donné…
Il est des aventures, qu’il fallait éviter,
Pour avoir la voiture et la célébrité.
Toi qui as tout compris, des choses de ta vie,
Toi qui es tout là-haut, aux commandes du pays,
Tu as plusieurs maisons, pour l’été, pour l’hiver,
L’automne et le printemps, (pour toi), ont la même atmosphère…
Il est des aventures, qu’il fallait éviter,
Pour avoir la voiture et la célébrité.
Bientôt, tu « n’seras » plus, à la tête des élus,
Tu sauras ce que c’est, qu’une journée sans but,
Et tu t’endormiras, tes livres de lois sous « l’bras »,
Et l’on t’enterrera, on ne « parl’ra » plus « d’toi »…
Il est des aventures, qu’il fallait éviter,
Pour avoir la voiture et la célébrité.
Et moi « qu’y’ai » rien pigé, aux choses de la vie,
J’mendormirai heureux, car enfin, j’ai compris,
Compris qui « n’suffit » pas, de rédiger des lois,
De les faire appliquer et s’en mordre les doigts… (bis)
Jéhan-Georges Muller, 12 décembre 2005