Monsieur Bernard Quiquerez : guérisseur
Amies téléspectatrices et amis téléspectateurs, bonjour. On se retrouve pour aujourdhui rencontrer, Bernard Quiquerez. Un Jurassien pure souche, émigré actuellement dans le canton de Fribourg et qui a la chance, ou plutôt les gens qui font appel à lui, ont la chance de vivre des guérisons parfois surprenantes.
Bernard, vous allez un petit peu nous raconter votre parcours. Où est-ce que cela a commencé, à Grandfontaine, je crois ?
Tout dabord bonjour, bonjour à tous. Cela a commencé durant mon enfance, oui. Jai toujours voulu, cétait mon vu, aider les autres et au fur et à mesure que la vie tourne, je suis tombé sur une personne qui faisait le secret du sang. Qui arrêtait les hémorragies, et ça ma vraiment très intéressé, attiré et je suis allé chez cette personne. Je lui ai dit : « Jaimerais vraiment connaître comment vous faites ? ». Il ma donné le secret pour les hémorragies qui est quelque chose de courant, qui est connu.
Et à partir de là, jai travaillé pendant des années et de fil en aiguille, les gens en discutent de bouche à oreilles et là, la demande était importante. Après, je ressentais quil y avait un besoin daller plus profond. Jai voulu connaître, savoir faire dautre chose.
Daccord, toujours par rapport à des gens ou gens et bétail, les deux ?
Cétait surtout les gens à ce moment-là.
Les gens à ce moment-là.
Et là, jai découvert que javais des possibilités de faire dautre chose. Donc, je ne parle pas de tous les secrets courants, mais je suis vraiment spécialisé pour préparer les gens qui doivent rentrer à lhôpital pour une intervention chirurgicale. Trois jours avant, ils doivent mappeler et là je les prépare. Ils sont beaucoup beaucoup plus détendus, ce qui permet aux médecins de travailler beaucoup plus décontractés. Le patient se réveille plus calme et la guérison est beaucoup plus rapide. On la prouvé.
Donc là, vous avez eu des exemples qui attestent du bienfait dune telle préparation. Ils sont nombreux, je crois.
Tout à fait, oui. Et jai aussi travaillé en collaboration avec des médecins.
Qui nont pas hésité à faire appel à vous, notamment le vétérinaire cantonal, si je ne me trompe pas.
Par exemple oui. Cela, cest pour le bétail.
Pour le bétail. Vous voulez peut-être raconter lanecdote ?
Oui. Le vétérinaire cantonal ma appelé plusieurs fois. Une fois, il ma téléphoné à trois heures du matin environ et il ma dit : « Jai une bête qui saigne, qui saigne. Elle est accrochée à une veine importante à la tétine et je dois la saigner si ça ne joue pas. Est-ce que vous pouvez faire quelque chose ? ».
Alors, jai travaillé sur la bête. Quelques minutes après, le vétérinaire cantonal ma expliqué lui-même quil a vu quil y avait une petite veine qui se refaisait, un petit voile blanc tout autour de la veine qui empêchait déjà de couler et le sang qui circulait. Il était très étonné, mais cétait une opération réussie.
Il vous a dailleurs remercié. On a lattestation là. Vous nous disiez tout à lheure, en préparant cette émission, quon a tous en nous une force finalement, même absent. Vous nous donniez lexemple de gens qui se sont adressés à vous, où vous avez été réveillé en pleine nuit, vous étiez en train de dormir et lon faisait appel à vous pour des facteurs de maladie. Donc, on a tous un don et lon est capable de le développer selon vous.
Tout à fait. Je crois que chaque être humain a des dons quil ne connaît pas et si il ne les connaît pas, souvent il ne les développe pas, souvent il ne cherche pas à développer. Moi, jai été attiré par ça et jai développé cela. Je savais, je sentais que ma force augmentait. Pour en revenir à ce que vous disiez tout à lheure, la personne qui me contacte régulièrement, si jose dire, pour des maladies autres, après je lui donne la possibilité de puiser mon énergie directement chez moi. Même sans passer par le téléphone.
Oui.
Au cas où elle narriverait pas à mappeler ou nimporte, après elle fait ce que je lui dis. En me parlant, en me demandant, elle peut recevoir parce que jai une certaine réserve qui est à la disposition de tout ce monde.
Donc, est-ce que lon pourrait à ce moment-là parler dautosuggestion, cest-à-dire le fait de formuler son problème en sadressant à vous, est-ce que cela peut automatiquement, pas automatiquement, peut-être pas, mais est-ce que cela va de toute façon aider la personne qui vous appelle ?
Tout à fait. Cela, on a fait lexpérience plusieurs fois déjà.
Il est important, vous me le disiez aussi, dapprivoiser sa maladie cest-à-dire daccepter que la maladie soit dans notre corps.
Tout à fait. La maladie, on en a tous, on a tous des cancers, on le sait, on a tous des maladies. Alors ce que je dis toujours : « Acceptez votre maladie, elle est là. Il ne faut pas la rejeter, il ne faut pas être agressif contre la maladie parce que cest négatif ». Cest comme un deuxième être qui est en vous et si vous luttez contre, si vous êtes agressif contre, elle va le devenir aussi, agressive, la maladie. Elle va se défendre. Cest pour cela quil faut lui parler. Il faut simplement lui dire : « Écoute, je sais que tu es là. Ma foi, on va faire avec, mais sil te plaît, pense à moi », plutôt que de lagresser. Et ça, je vous assure que ça aide énormément.
Donc il y a déjà un premier pas, cest lacceptation, si je vous entends bien.
Déjà.
Une chose qui ma frappé aussi, cest votre rôle dintermédiaire. Donc vous demandez comme vous le disiez en Haut, on dira comme cela
Tout à fait.
Histoire de ne pas froisser les cultures et les croyances de chacun et vous, vous faites lintermédiaire entre le Haut, je dirais, et le commun des mortels que nous sommes.
Voilà, tout à fait. Je suis un intermédiaire. Je demande et je distribue. Donc, vraiment un intermédiaire.
Cela nécessite quand même une grosse dose dénergie, je suppose.
Oui. Bien sûr quau départ, on y va gentiment. Après, cela devient toujours de plus en plus important. Déjà parce quil y a déjà toujours plus de demandes et lon a ce besoin aussi de le faire. Cela devient un enrichissement personnel aussi darriver à aider les gens de cette manière. Mais cela demande aussi beaucoup dénergie, bien entendu. Mais on récupère très vite.
Mais il arrive quand même quelques fois où vous avez la sensation de ne pas pouvoir amener ou apporter ce que lon vous demande, parce que vous êtes vidé. Enfin, vous navez plus de jus, on pourra dire.
Voilà. On peut le dire aussi comme cela. Cest vrai que des fois quand il y a beaucoup de demandes, on peut avoir des petites pannes, plus de peine. Alors, on se repose et lon reprend le lendemain.
Si je comprends bien, je vais être un petit peu polémique, je tiens à le dire, cest finalement en distribuant du bienfait et de lamour quon parvient à une guérison dans le cas précis ou en tout cas à une amélioration. Si lon partait du contrepoint, est-ce que cela voudrait dire que si on distribue de la haine, on pourrait péjorer la maladie ?
Ah oui.
Est-ce que cela va dans les deux sens ?
De toute façon, cest logique. La haine namène que la haine et ça sent mauvais. Tandis que la charité, ça sent le parfum de la rose.
Et dautres fleurs. Il y a quelque chose qui me frappe aussi, cest que par rapport à ce que vous nous avez amené, les appels sont essentiellement, il y a quand même des appels de villes, mais viennent plutôt de régions rurales. Est-ce quil y a une tradition là ? On sait quil y a une tradition rurale, on frictionne les vaches, quand elles vont vêler, avec je ne sais plus quoi, mais
ça reviendra. Il y a une aide. Il y a toute une culture du secret. Est-ce que cela joue un rôle, le fait que vous soyez en campagne puisque vous êtes à Villars-sur-Glâne ?
Je ne pense pas. Je vous dirais le contraire par exemple. Jai des appels, même de létranger. Jai eu des appels de lItalie, du Brésil, dAmérique. Enfin dun peu tous les pays. Des gens qui ont appris par une personne qui habite ici que je faisais ça. Lautre jour, on ma appelé pour le Brésil et ça fonctionne.
Cela fonctionne ?
Cela fonctionne la même chose. Il ny a pas de distance. Comme pour une hémorragie, si quelquun se saigne à New-York, que je travaille dessus, il ny a pas de distance. Cela ira aussi vite que sil habite à côté de chez moi.
Comme disait notre rédacteur en chef, Jean-Pierre Lambert, il y a une forme de télépathie ?
Tout à fait oui, une forme de télépathie.
En tout cas, un fil quon ne voit pas.
Voilà. Un fil communicatif et cest branché. Cela se branche.
Est-ce que lon peut lier ça au champ magnétique ? On sait que tout être humain a un champ magnétique, donc aux ondes quon va répercuter envers les autres ?
Oui aussi.
Cela veut dire que quelquun qui est bien dans sa peau, automatiquement, peut faire que du bien aux autres ?
Voilà et quand on fait du bien, on reçoit du bien.
Donc, cest automatiquement un enrichissement.
Ah oui. On se sent beaucoup mieux.
Plus fort aussi.
Moi, je vois quand jai une période plus calme où il y a moins de demandes, il me manque quelque chose.
Il y a comme un vide.
Oui. Il me manque quelque chose. Je me dis mais cest plus calme, cest bizarre.
Il vous manque, si je peux le formuler, il vous manque la joie de donner finalement.
Oui, cest ça ! Cette envie de donner, toujours.
Est-ce que vous avez parmi les gens que vous avez aidés un cas comme cela qui vous revient sans citer de nom bien sûr, qui vous a frappé ?
Jen ai beaucoup. Je vous dirais beaucoup de cas. Mais jen ai un, il y a déjà quelques années, qui ma choqué parce que je me posais la question : « Est-ce que cela était possible et pourquoi moi parce que lon se pose toujours la question, pourquoi moi et pas les autres ? » Cette personne avait été hospitalisée et elle a fait une infection générale. Il saignait aussi de partout, infection générale. Il avait doublé de volume et il est parti dans le coma. Il a dû être transféré dans un hôpital plus important et là
Je ne lai jamais vue, cette personne, mais sa femme avait appelé, elle avait su mon numéro par quelquun dautre et chaque fois quelle allait la voir, elle devait mappeler avant et je lui disais ce quelle devait lui dire. Et la personne en question est ressortie du coma quand je lui ai dit, à un moment donné : « Maintenant, tu peux te réveiller » et cétait vraiment quelque chose dextraordinaire, incroyable pour moi et pour la personne en question.
Alors, il ma invité un dimanche avec ma famille quand il est rentré de lhôpital et il ma serré la main et ma dit : « Salut Bernard, cette fois je sais que cétait cette fois-là ». Il ma dit : « Jai reconnu ta voix ».
Alors que cétait sa femme qui lui disait
Voilà. Pendant quil était dans le coma.
Il a été prouvé que les gens qui étaient dans le coma conservent quand même laudition.
Tout à fait, on le dit.
Cest ce que lon dit, oui.
Ce nest pas certain, mais cest une confirmation ce que jai vécu-là avec cette personne puisquil a dit quil reconnaissait ma voix, mais moi, je ne lui ai jamais parlé à lui directement. Cétait par son épouse. Mais cétait les phrases qui étaient dites qui ont vraiment fait de leffet et bien sûr je travaillais à la maison pour lui.
Quand vous dites : « Je travaillais à la maison ». Le travail en question, est-ce que vous pouvez nous dévoiler quelques petites facettes ?
Oui. Je fais déjà une prière et je dialogue. Cest ça, on dit le secret
Il ny a pas de secret en réalité. On fait une prière, on part de pensées très profondes. On arrive à joindre la personne. Moi, je pars. Je suis sur un petit nuage. Si quelquun ma dit quil avait mal à lil gauche, je vais contre lil gauche.
Daccord.
Et je pense très fort et je dis ce que je souhaite, la guérison, etc.
Cest une demande quelque part.
Cest une demande, oui. Et moi, je fais appel par ma prière en Haut et je distribue cette force. Je dis : « Maintenant, allez aider les gens à guérir ».
Ce qui veut dire, javais vu une fois une femme qui était condamnée par rapport à un cancer. On lui donnait à peu près un mois et elle a décidé quelle vivrait, quelle arrêtait tout ce qui était chimiothérapie et compagnie, est-ce que ça signifie quon a en nous la force finalement de sauto-guérir je dirais, ou par la persuasion ou loptimisme ?
Tout à fait. Cela ne veut pas dire quon a plus droit à ces chimios ou autres, il est bien entendu. Cela dépend du degré de la maladie. Mais beaucoup, beaucoup de maladies, on peut se guérir par soi-même, par la volonté. Déjà à y croire à cette maladie. Elle est là et être gentil avec. Je vous lai dit.
Lapprivoiser quelque part.
Lapprivoiser. Je lai, tu es avec moi maintenant. On va faire la vie ensemble et tu vas rester tranquille, correcte. On la ménage.
Cest un élément étranger, mais présent finalement.
Mais oui, tout à fait. Il est là.
Bernard, en tant quautomobiliste, je suppose que vous avez déjà assisté à un ou des accidents.
Bien sûr.
Dans ces moments-là, votre réaction?
Comme tout le monde. En roulant, on voit des accidents. Il est bien entendu. Alors, cela mest arrivé. Je me suis arrêté, mais discrètement. Je suis allé demander quon me donne le prénom de la personne qui était blessée et à partir de là, jai pu travailler sur elle, parce que je travaille toujours avec le prénom de la personne. Et là, jai pu faire mon travail parce que je nose pas mapprocher tout près, parce que si je vois du sang, je verse. Je suis vraiment très mauvais de ce côté-là
Et jaime le boudin pourtant, mais pas le sang.
Il est caillé là.
Cest différent.
Vous disiez que lon pouvait vous contacter par téléphone, donc il ny a pas de connotations religieuses si lon fait appel à vous. On ne doit pas vous dire, je suis musulman, je suis bouddhiste ou quoi que ce soit.
Pas du tout, pas du tout. Laide que je demande, je la demande à Dieu. Il y en a quun, de Dieu, sur cette terre.
Donc, on peut dire que cest votre foi qui vous soutient.
Tout à fait, tout à fait.
Je pars dans la foi là pour la conclusion finalement. Votre message, si lon pouvait le résumer, cest : « Avoir foi en soi ».
Foi en soi.
Comment est-ce que vous pourriez formuler les choses ou passer un message par exemple à quelquun qui a des problèmes de santé ?
La première chose, cest comme je vous lai dit, il faut avoir foi en soi. Il faut croire en soi. Il faut accepter sa maladie et il faut lui parler, à sa maladie, comme je lai dit tout à lheure. Il faut lui parler, ça devient un copain. Il est avec vous. Il peut être plus agressif ou pas, alors il faut lui parler. Il faut lui parler gentiment et lui demander de se retirer gentiment de votre corps.
Mais surtout y croire. Cela ne doit pas être de la surface.
Y croire, tout à fait. Il faut y croire. Quand on a une maladie et quon nous le prouve, on est obligé de croire quon a la maladie. Alors, il faut croire en soi et croire quon est capable peut-être de chasser cette maladie.
Daccord.
Mais il faut le faire gentiment.
Bien. Bernard Quiquerez, jespère que nos téléspectateurs auront bien compris le message et tiendront compte de vos conseils lors de situations difficiles ou pénibles et je vous remercie beaucoup de votre témoignage et de votre présence.
Merci à vous et bonne chance à tous.
Merci et bonne chance à tous aussi.
Interview réalisée par Alain Sunier
Texte retranscrit par Françoise Berthod