Mlles Matos et Dysli : Défilé à la tour de l’OFS

 

 

Telma Matos : Cette aventure, d’abord le fait de créer une marque est née en 2004 de notre initiative ainsi que certains amis proches qui voulaient nous aider. Cela fait plus de deux ans que maintenant ça existe et en fait, on a peu à peu intégré notre passion à des travaux d’école, ce qui fait qu’on en a fait aujourd’hui un travail de diplôme, qui est donc un TPI. On voulait un peu caractériser cela de façon symbolique.

Sarah Dysli : Comme la présentation finale de notre travail, c’est la présentation au public, on a profité d’inviter tout le comité du CPLN qui est venu, on a eu de la chance, ils sont venus.

T.M. : Oui, ils sont venus.

S.D. : En bon nombre. C’était en même temps, une fin de travail, mais aussi pour le public, pour le public jeune, pour montrer qu’on était là, qu’on existait et je pense que cela a bien marché. On est heureuse du résultat.

T.M. : En tout cas, on est plus que ce que l’on avait prévu.

S.D. : On est étonnée en bien, je dirais.

T.M. : On voyait qu’on était débutant, mais en même temps, je me dis : « C’était sympa… »

S.D. : Un défilé parfait, cela aurait été ennuyant, je pense !

 

 

Mais votre passion a toutes les deux, c’est la mode ou c’est plutôt le marketing ?

C’est un mélange des deux.

S.D. : Là, le marketing, le management, c’est aussi très intéressant à travers un sujet autant diffus que ça de pouvoir gérer tous les aspects. On a pu faire grâce à la formation du CPLN, l’aspect marketing, management, de création d’identité visuelle. C’est vrai que le textile, ce n’était pas trop notre domaine, mais je pense qu’on peut apprendre et c’est ce que l’on a fait et on a réussi à…

T.M. : C’était une façon différente de montrer notre métier en dehors des travaux informatiques.

 

Les mannequins qui ont défilé n’étaient pas des mannequins professionnels. Comment ça s’est passé ?

S.D. : En fait, c’est des amis personnels. C’est des amis qui ont fait des défilés dans la région, Miss Etudiante et ce genre de choses. Mais c’est avant tout des amis qui ont été d’accord de nous aider qui nous ont toujours aidées et soutenues pour notre marque et qui ont été… On n’a pas eu besoin de faire un choix, elles se sont proposées presque toutes seules.

T.M. : Autant certains étaient déjà, avaient de l’expérience, pour certains, c’était la première fois. Le fait qu’ils le fassent pour nous, c’était tellement touchant, qu’on leur a dit : « Bien sûr », parce qu’après tout, on est débutant. Alors pourquoi les mannequins ne seraient pas aussi débutants ? C’est ça.

 

 

Et le choix de cette musique ?

T.M. : Alors ça, on l’a confié à Dj Cort-$ qui est une connaissance à nous. D’ailleurs une très bonne connaissance. On s’est dit : « Personne ne pourrait mixer mieux que lui ». Lui, il savait, il est là depuis le début.

S.D. : Il nous fallait un style un petit peu hétéroclite comme cela où il y avait un peu pour tous les âges. Il est vrai que dans la soirée, on avait des jeunes on avait des personnes âgées, on avait vraiment toutes les différentes sortes d’âges. Il a fallu adapter et moi, je trouve qu’il s’en est bien sorti. Il nous a fait un petit cocktail de musique sympa et agréable au long du défilé.

T.M. : Je pense que seul lui pouvait savoir exactement ce qu’on voulait, parce qu’il nous aide depuis le début.

S.D. : Depuis le début aussi. Il nous a aidées à nous former, à nous monter. Il nous a donné plein de plans et tout ça. Je pense que c’était la seule personne qui pouvait nous présenter ce soir.

 

 

Et quels projets pour 2007 ?

S.D. : Tellement, beaucoup.

T.M. : On va essayer de commercialiser plus. De trouver plus de points de vente. D’ailleurs, cette soirée a permis à pas mal de points de vente de nous connaître. On a déjà deux, trois contacts qui sont venus et pour 2007 une plus grande production.

S.D. : Et toujours mieux. Plus grand. Toujours mieux, tant que l’on peut on va y aller. On essayera d’assurer au maximum. On va se donner au maximum.

 

Nous sommes une télévision sociale, vous le savez peut-être, dont le but est de réinsérer des jeunes en difficulté. Vous ne faites évidemment pas partie de ceux-là. Quels messages aimeriez vous transmettre à ces jeunes qui ne voient pas d’avenir ?

T.M. : Je pense que s’ils ont un rêve, il faut le poursuivre.

S.D. : Voilà. C’est ce que l’on a fait nous. On n’avait peut-être pas forcément les capacités, mais on s’est donné les moyens de le faire et franchement, cela vaut la peine. Moi, je pense qu’il ne faut pas désespérer.

T.M. : Si l’on veut, on peut.

S.D. : Si l’on veut, on peut. C’est cela. C’est vraiment une question de volonté.

 

Et où allez-vous chercher cette motivation ?

S.D. : Je pense qu’on forme une bonne équipe.

T.M. : Un bon tandem.

S.D. : Voilà, c’est cela. On fonctionne les deux depuis le départ.

T.M. : Tous ceux qui nous entourent, nous ont aidées, c’est des gens qui nous comprennent, qui sont là.

S.D. : Qui nous aident à créer notre projet.

T.M. : Je pense que c’est aussi notre formation qui nous a donné une vue plus globale de ce que l’on pouvait faire.

 

Merci à toutes les deux et bon courage.

Merci beaucoup. Merci à vous.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod