Monsieur Eddy Blandenier : le bénévolat

 

 

Madame, Monsieur, bonjour. J’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui M. Eddy Blandenier qui va nous parler de son activité sociale qu’on peut répartir sur deux volets. Peut-être le premier volet, vous allez nous exposer en quoi consiste le bénévolat dans le canton de Neuchâtel, puisque vous y êtes directement impliqué. Peut-être tout de suite, un bref résumé de votre parcours et le pourquoi de cet investissement ?

Bien. Voilà. Cela fait de nombreuses années que je travaille dans le domaine social. J’ai fait une formation d’animateur socio culturel dans les années 1967-68-70 à Genève.

 

On ne vous demande pas votre âge.

Cela ne fait rien. Non. Mais, on le perçoit bien. J’arrive dangereusement vers la soixantaine.

 

D’accord.

Ce qui fait pas mal de dizaine d’années que j’ai eu des activités dans le domaine social. J’ai fait cette formation d’animateur socio-culturel. J’ai été actif dans les milieux jeunesse, d’abord en Centre de loisirs. J’ai été intéressé par les activités des petits enfants ce qui m’a amené à faire une formation complémentaire en éducation musicale, ce qui m’a permis de travailler avec des petits enfants, des adolescents ou des jeunes adultes dans ce domaine musical pendant une dizaine d’années.

 

Quasiment familiale, la vocation ?

Oui parce que dans la famille, on est musicien de père en fils, en petit-fils. Ensuite, mon parcours m’a amené à travailler à l’Ecole sociale à Lausanne comme formateur. J’ai été quatorze ans formateur dans le domaine du service social, le travail social en général. Disons, j’ai toujours fait du bénévolat dans ma vie dans le domaine social, culturel. Il s’est trouvé que j’ai vu une annonce pour une recherche d’emploi dans Responsable des services bénévoles neuchâtelois à 50 %.

 

D’accord.

Je me suis dit que c’était peut-être le moment de quitter l’école, de quitter ce travail pour retourner sur le terrain.

 

Voilà.

Parallèlement, j’ai fait des activités dont je parlerai peut-être dans mes activités indépendantes. J’ai développé des activités autour des personnes âgées, autour du clown, autour de la musique. Et ça, cela a toujours été un parallèle chez moi entre une activité professionnelle institutionnelle et une approche plus personnelle, plus indépendante.

 

Plus créative peut-être aussi.

Aussi oui.

 

On va passer peut-être au plan neuchâtelois. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment cela se passe dans les grandes lignes ?

L’activité des bénévoles.

 

Oui.

Ce qu’il faut savoir, c’est que notre société helvétique ou société européenne, je dirais, ne fonctionnerait pas sans bénévolat. On a du bénévolat partout. Je pense qu’il suffit simplement de se souvenir des activités de jeunesse que ce soit du scoutisme, que ce soit des activités sportives, ça fonctionne par bénévolat. Toutes les activités culturelles aussi que ce soit des fanfares, des chorales fonctionnent par bénévolat. Toutes les activités politiques à part quelques magistrats, mais de manière générale, la vie sociale dans notre pays est dominée par des activités de bénévolat.

Le bénévolat dont je m’occupe, c’est un bénévolat plus particulier qu’on appelle « bénévolat santé sociale », ce qui veut dire que ce sont des personnes qui bénévolement s’engagent pour accompagner des personnes qui en ont besoin sous différentes formes qu’on peut développer tout à l’heure.

 

Oui. J’ai pu voir qu’il y a à peu près 1600 bénévoles dans le canton de Neuchâtel. Ces bénévoles sont répartis dans plusieurs domaines. On va peut-être aborder quelques domaines qui vous tiennent à cœur, par exemple les personnes âgées qui ont l’occasion grâce à eux d’aller assister à un concert, d’aller

Oui. Cela c’est un programme, c’est un projet spécifique qui a été développé il y a une année maintenant qui s’appelle « Sortir » et l’idée, elle vient justement d’un bénévole du terrain que j’ai rencontré une fois et qui avait l’idée de trouver une solution pour permettre à des personnes âgées ou à des personnes isolées qui ne vont plus, par elles-mêmes, qui ne peuvent plus sortir par elles-mêmes d’être accompagnées par des bénévoles pour aller soit à des expositions, soit à des spectacles. Ca, c’est une caractéristique de notre activité cantonale, c’est que le service dont je m’occupe peut mettre en place un groupe de travail qui fait une recherche, une réflexion et qui organise, fait la première démarche ou organisation de ce type d’activités. Le principe, il est simple, mais pas toujours facile à réaliser. Le côté simple était de dire il y a des personnes qui aimeraient sortir, qui ont envie d’aller au théâtre, qui ont envie d’aller au cinéma. Elles ne peuvent plus y aller toutes seules, cherchons des bénévoles qui veulent bien les accompagner. Alors, cela a été la démarche qui a été faite. Nous avons trouvé facilement une cinquantaine de bénévoles qui se sont annoncés pour ce genre d’activité et une fois que nous avions ces bénévoles, nous avons essayé de contacter les futurs bénéficiaires et c’est là que c’est un peu plus difficile, parce que…

 

En quoi ?

Dans le sens où l’on touche à la vie privée des gens. Aller au spectacle, aller au théâtre, cela ne fait pas partie d’une communication, je dirais large, plutôt quelque chose de privé.

 

De très personnel finalement.

Aller au spectacle, aller au théâtre avec un bénévole que l’on ne connaît pas, ce n’est pas évident et cela a déclenché aussi dans les familles, le réflexe de se dire : « Mais s’il y a des bénévoles qui vont accompagner mes parents ou mes oncles et tantes, peut-être que moi, je pourrais y aller aussi en tant que membre de la famille ». Si l’on  veut, le bénévolat est particulier, c’est que c’est une activité d’entraide mais par des tiers, qui n’est pas une entraide familiale. La première entraide, c’est la famille. Mais au moment où l’on organise quelque chose à l’extérieur, le bénévolat c’est une forme d’entraide de proximité, mais exercé par des gens, des inconnus en quelque sorte.

 

Ce qui n’est pas forcément toujours évident pour la personne qui bénéficie justement de ce genre de service, parce que c’est quand même une intrusion dans sa vie.

C’est là qu’il y a toute une difficulté, une sensibilité à avoir, aussi bien de la part du bénévole de ne pas être lui intrusif dans la vie des autres, mais d’aller, d’être vraiment dans une complémentarité, dans une aide simple. On se rend compte que l’aide apportée par des bénévoles est une aide qui n’a pas de mandat dans le sens que par exemple un assistant social, il est mandaté pour accompagner une personne par rapport à des questions juridiques, à des questions sociales. Une infirmière à domicile, elle est là par nécessité physique, mais un bénévole qui vient apporter de l’aide, il n’est pas mandaté par quelqu’un. C’est une demande qui est faite ou c’est un accompagnement qui est proposé, mais il y a aucune possibilité de… aucune obligation de faire du bénévolat, ni d’être bénévole, ni de recevoir, d’accepter de l’aide.

 

Justement, la personne qui est sensée être aidée où qu’on va, assister n’est pas le mot, qu’on va aider, à qui l’on va donner un petit coup de pouce peut très bien refuser un bénévolat par exemple.

Généralement, je ne pense pas que le bénévolat sera refusé, parce qu’il est demandé. Cela se passe comme cela. Les bénévoles pour résumer, ce sont des gens qui sont là en disponibilité, qui répondent à une demande. Comment ça se passe la demande ? On a parlé de sortir, mais ça c’est une activité extrêmement réduite pour l’instant comparativement à l’ensemble de tous les services bénévoles du canton de Neuchâtel.

 

Justement, on ne peut pas dire que vous soyez… vous êtes une petite cellule qui est plus ou moins chargée et de recevoir un futur bénévole et vous occuper par exemple des problèmes de parcage. Vous parliez par exemple des macarons, mais vous avez gardé dans le cadre du canton de Neuchâtel, j’ignore comment cela se passe ailleurs, des structures finalement très petites, très locales. C’est le Val-de-Ruz qui décide de faire cela, c’est Chaux-de-Fonds qui va… Chacun est plus ou moins indépendant, alors est-ce que vous pouvez nous expliquer ?

Là, il y a une question historique. On parle actuellement du bénévolat neuchâtelois. Il vient de fêter ses trente ans en 2006, mais il est antérieur à cette création. Au départ, le bénévolat est parti des églises dans le sens que chaque paroisse, c’était une particularité de la vie paroissiale d’aller aider dans les familles, de faire des visites, et toute l’activité des églises étaient ,à part celles du curé et du pasteur, structurées par le bénévolat. Et puis petit à petit, les églises ont perdu du terrain dans ce domaine-là et il y a d’autres personnes de manière plus laïque qui se sont impliquées pour proposer des aides de proximité. Et ces groupes se sont créés dans différents endroits du canton de manière très différente les unes des autres.

 

Spécifique à chaque région.

Spécifique à chaque région, spécifique à chaque commune et à un moment donné, il a fallu trouver un moyen de coordonner tout cela, de faire une faîtière. Alors, l’Association neuchâteloise de Services bénévoles est en fait une faîtière de toutes ces activités bénévoles. Il y en a, les membres bénévoles, il y a une septantaine de groupes qui sont membres de l’ANSB. La moitié des groupes sont des groupes totalement bénévoles qui sont gérés par des bénévoles eux-mêmes. Si l’on prend un groupe d’un village qui offre des transports bénévoles, un groupe de village qui offre des visites, des accompagnements, toute l’organisation est bénévole. Il y a d’autres implications bénévoles dans des institutions qui sont des bénévoles qui vont par exemple dans des maisons de retraite, qui vont dans des organisations telles que Caritas, Centre social protestant, qui fonctionnent avec des professionnels. Les bénévoles sont, non pas au service des professionnels, mais sont en collaboration avec des professionnels. Vous prenez les maisons de retraite. Pas mal de maisons de retraite ont des bénévoles qui font partie des équipes d’animation ou des bénévoles qui viennent pour des lectures, ou qui viennent pour des activités très spécifiques, mais cela est géré, coordonné par des responsables d’animation dans ces maisons. On a des bénévoles totalement indépendants et des bénévoles qui sont en lien avec les organisations.

 

Justement au niveau des bénévoles, j’ai eu l’occasion d’en côtoyer, il me semble qu’il y a d’abord, souvent des retraités et une majorité de femmes. Qu’est-ce que l’on peut en dire ?

Oui, c’est une image qui est tout à fait réelle. Pour être bénévole, il faut avoir du temps, parce que la première définition du bénévolat, c’est de donner son temps, d’offrir du temps pour les autres. Donc, il faut en avoir du temps et les personnes qui ont du temps, les retraités, les jeunes retraités en bonne santé, ce sont des gens qui ont du temps et on a énormément de bénévoles qui sont de cette catégorie. Maintenant, il y a aussi d’autres bénévoles plus jeunes, mais qui sont généralement des mères de famille qui n’ont pas une activité professionnelle extrêmement large, ce qui fait qu’elles ont du temps.

 

À consacrer pour

C’est surtout que ce bénévolat social est un bénévolat qui se fait la journée. Contrairement au bénévolat culturel, si vous faites partie d’une chorale, vous êtes président d’une société chorale ou d’une société de gymnastique, vous faites cela le soir, le week-end, en-dehors de votre temps de travail. Alors que l’aide conçue dans le bénévolat dans la santé sociale se fait pendant la journée, parce qu’aller à domicile chez les personnes âgées, on n’y va pas le soir, on y va quand elles ont besoin d’aller faire leurs achats, d’aller chez le médecin, etc.

 

Vous avez lancé le 3 décembre, le dimanche 3 décembre, un « Bénévolat demain », donc un concours qui concerne tout le monde finalement. Quelles en ont été les retombées ? Est-ce que l’on peut faire un premier bilan ?

Alors le premier bilan commence à pointer. Il y a déjà trois projets qui sont annoncés. L’idée, c’est de proposer à l’ensemble des Neuchâtelois d’inventer des nouvelles formes de bénévolat pour l’avenir. Cela ne veut pas dire que le bénévolat actuel est dérisoire, n’est pas correct ou ne correspond pas aux attentes des gens, mais il y a plein de domaines où il y aurait des choses à faire encore. L’idée, c’est de susciter chez les bénévoles existants et chez les bénévoles potentiels, futurs, les inciter à s’organiser et à faire des propositions de projets.

 

Vous avez dit trois propositions actuellement. Est-ce qu’il y a un côté utopique ou est-ce que c’est tout à fait réalisable ?

Non, ce qui est proposé, c’est vraiment dans le domaine de la réalité et des attentes. On ne veut pas les dévoiler maintenant.

 

Non, non ce n’est pas le but.

Ce n’est pas l’heure. Cela sera pour plus tard. Mais disons que les projets qui viennent, ce sont des projets qui viennent de personnes qui ont à cœur de développer quelque chose et qui se sont rendues compte qu’il y a des besoins ou qu’il y a des sujets sur lesquels, il n’y a pas de réponses qui sont données actuellement dans le canton de Neuchâtel. Souvent le bénévolat, c’est le moyen de démarrer quelque chose, bien des activités existantes actuellement qui sont gérées par des professionnels, qui sont devenues des professions, au départ dans l’histoire étaient des activités de bénévoles. Cela, on ne sait pas. Bien sûr, les projets qui vont sortir si jamais c’est des projets qui répondent à des attentes très importantes, peut-être que l’on trouvera des moyens pour les financer de manière plus ou moins professionnelle.

 

Vous qui êtes donc à 50% non bénévole, mais bénévole. Est-ce que vous pouvez nous dire si vous avez des contacts avec d’autres cantons ? Est-ce qu’il y a une interaction ?

Dans le domaine du bénévolat ?

 

Dans le domaine du bénévolat.

Oui. Il y a ce que l’on appelle le « Groupe romand de promotion du bénévolat », le « GRPB » qui regroupe les organisations cantonales des différents cantons romands. Là aussi, chaque, fédéralisme oblige, chaque canton a sa structure, a son organisation, a ses moyens, a son histoire. Le canton de Neuchâtel est assez bien loti dans le sens que cela fait trente ans qu’il est soutenu financièrement par l’État, d’abord par l’Ofas ensuite par le canton de Neuchâtel et cela permet d’avoir une infrastructure plus solide. Dans le canton de Vaud, il y a aussi une infrastructure solide. Les autres cantons sont beaucoup plus éclatés. À Genève, il y a plusieurs organismes qui ne sont pas en concurrence, mais qui sont un peu différents.

 

En parallèle.

En parallèle, oui. Le canton de Fribourg commence avec un petit poste. Dans le canton du Jura, malheureusement il y avait un projet qui a été abandonné momentanément par manque de moyens financiers. Dans le canton du Valais, il y a des gens qui font de la coordination mais via une autre, par une organisation Procap par exemple ou par Pro Senectute. Il y a des connections avec ces groupes, mais la particularité, c’est que cela fonctionne quand même au niveau local. C’est pour cela qu’on ne peut pas avoir de doctrine du bénévolat complètement définie, parce que cela tuerait cette énergie, cette disponibilité, cette envie de vivre les choses sur le terrain au jour le jour avec… de manière je dirais très bien organisées. L’organisation est très différente. Chaque groupe a son organisation, mais elle est adaptée à ses besoins, à ses disponibilités. Ce qui donne, je dirais, une forme de réalisations très performantes.

 

Je pense que finalement on peut parler de régionalisation voire vraiment de minis cellules. Je pense qu’une ville comme Neuchâtel a ses demandes que l’on ne va pas rencontrer à Brot-Plamboz où ailleurs.

Oui et il y a aussi une question de réponses. Pour répondre au bénévolat, il faut être proches des gens, parce que c’est difficile d’envoyer un bénévole qui habite, je ne sais pas moi, à Gorgier, répondre à une demande du Landeron ou du Val-de-Ruz, ce qui nécessite une organisation très locale avec des gens qui se connaissent, même si ce n’est pas de la famille, c’est de la proximité.

 

Voilà.

Et ça, c’est un gage de réussite.

 

Maintenant pour ceux qui voudraient justement vous contacter, qui se sentent des ailes de bénévoles, où peuvent-ils le faire ?

La formule est simple. Les futurs bénévoles ou les personnes qui s’intéressent à faire du bénévolat, elles peuvent s’adresser au bureau de l’Association neuchâteloise des Services bénévoles, qu’on appelle Espace bénévole à Neuchâtel et là nous sommes une petite équipe. Nous avons une secrétaire à quelques pourcents par semaine, une animatrice à 50% et moi-même à 50% et nous rencontrons là, nous donnons rendez-vous à des personnes qui ont envie de devenir bénévole. On les écoute, on les informe et au courant de l’entretien, on peut les orienter vers une activité bénévole qui correspond à ce qu’elles ont envie de faire. Si c’est quelqu’un qui a envie de faire des transports, parce que cela c’est l’un des grands domaines de l’activité bénévole dans le canton, mettre sa voiture à disposition et du temps à disposition pour transporter des gens chez le dentiste, chez le médecin ou autres. Ce sont des services, on appelle cela des services bénévoles, mais ce ne sont pas des services gratuits.

 

C’est important de le préciser.

Parce que le principe, c’est que le bénévole donne son temps, mais il n’ouvre pas son porte-monnaie. C’est-à-dire que quelqu’un qui met sa voiture à disposition a en retour une indemnité du kilomètre qui est de l’ordre de soixante centimes. C’est toujours moins cher que d’avoir son propre véhicule ou de faire ce transport par les transports publics, mais il y a quelqu’un qui accompagne. Le bénévole, il ne va pas s’enrichir mais il ne doit pas être riche non plus. Le bénévolat doit être quelque chose à la portée de tout le monde. Le bénévole n’est pas un mécène non plus. Il n’a pas à donner de l’argent, mais il donne son temps, il donne sa disponibilité, il donne de sa personne.

 

Mais il a quand même le droit d’offrir de temps en temps un petit café à la personne.

Oui. Ca se fait et c’est parfois dans les deux sens. Il y a aussi des amitiés qui se créent, c’est-à-dire qu’une fois que des bénévoles ont l’habitude de rencontrer des gens, il peut y avoir des amitiés, mais à ce moment-là, ça peut glisser vers autre chose qui devient un développement d’une connivence personnelle qui peut sortir du bénévolat à ce moment-là, parce que chaque activité bénévole, elle est quand même reliée même si il n’y a pas une grande administration, elle est quand même reliée à un groupe, parce que sinon comment rencontrer les gens. Cela c’est toute une histoire si l’on ne connaît personne, il faut des points de rencontre et c’est cela l’organisation. Et si l’on reprend par exemple tout le volet des transports voitures, il y a quand même des responsabilités. L’engagement de la voiture dans la circulation, c’est quelque chose qui prend des risques et là, il y a des assurances qui sont nécessaires et aussi notamment des facilités de parcages. On parlait des macarons tout à l’heure.

 

Voilà.

C’est possible d’obtenir. Nous obtenons pour tous les bénévoles qui font des transports, un macaron de la police qui donne des facilités de parcages, mais cela ne veut pas dire que c’est une autorisation de se parquer n’importe où.

 

Un passe-droit.

Ce n’est pas un passe-droit et c’est uniquement pendant le temps du service bénévole et c’est cela qui nécessite aussi que ce soit répertorié. Si quelqu’un fait un voyage, qui fait un transport voiture et qu’il a un accident avec sa voiture, il peut bénéficier d’une casco qui est de l’ordre du Service des bénévoles mais pas en dehors. Cela nécessite des petits justificatifs.

 

Alors pour terminer, un appel peut-être pour plus de bénévoles.

Oui, c’est clair. Tous les groupes sont à la recherche de nouveaux bénévoles. Tous les groupes ont besoin de personnes qui viennent les seconder, qui s’insèrent dans ce système et que ce soit pour des transports, pour des appuis à domicile, que ce soit pour soutenir des jeunes dans les activités scolaires, dans différents niveaux, les bénévoles sont les bienvenus. C’est vrai que faire un appel au bénévolat, c’est quelque chose qui est permanent.

 

J’espère que le message a été entendu. Eddy Blandenier, je vous remercie beaucoup. Vous nous avez éclairés sur un secteur que l’on connaît souvent mal et j’espère que l’appel en question sera entendu. Merci.

Merci.

 

Interview réalisée par Alain Sunier

Texte retranscrit par Françoise Berthod