Madame Catherine Rousson : Parents Information
Madame, Monsieur, bonjour. J’ai le plaisir aujourd’hui de recevoir Catherine Rousson, bonjour Catherine.
Bonjour.
Qui va nous parler d’un domaine, que personnellement j’ignorais, c’est Parents Information. Alors, dans les grandes lignes, en quoi ça consiste ?
C’est un service téléphonique à l’usage des parents et de toute personne concernée par les problèmes d’éducation ou des problèmes de relation familiale. C’est un service qui a été créé en 1974 par la Fédération neuchâteloise des écoles de parents.
D’accord.
En fait, les écoles de parents, à l’époque, ont mis sur pieds des groupes de discussion de parents et se sont vite rendu compte qu’au moment où les parents parlaient de leur enfant, surtout adolescent, ils entraient dans l’intimité de leur famille. Ils parlaient aussi d’eux-mêmes et de leurs problèmes personnels, ce qui posait un peu un problème, à l’époque surtout. Les gens se sont aujourd’hui beaucoup ouverts, mais de parler en groupes devant d’autres parents de problèmes trop intimes les bloquaient. Les préoccupations restaient très superficielles.
D’accord.
C’est pour cette raison-là que les animatrices des écoles des parents ont eu l’idée de mettre sur pieds un service d’écoute téléphonique confidentiel et anonyme pour permettre aux parents de vraiment dire ce qui les préoccupe.
Est-ce qu’il y a eu une grande information à la naissance de ce service, est-ce que cela a été dit dans les écoles, par exemple ?
Pendant de nombreuses années et encore maintenant, le service Parents Information envoie ses papillons aux écoles et c’est diffusé aux parents. Nous, en fait, moi-même, je suis membre du comité en ce moment, on est très étonné de la méconnaissance du public de ce service qui est là pour eux, à leur disposition.
En tant qu’enseignant, je l’ignorais.
Oui. Cela c’est vraiment étonnant, parce que les écoles ont toujours bien joué le jeu. Mais voilà, il y a des informations qui ne passent pas et comme les répondantes de ce service sont aussi anonymes elles-mêmes, elles ne peuvent pas aller parler à visage découvert dans les classes. C’est une règle importante du service que les gens qui se confient ne savent pas le nom de la personne à qui ils se sont confiés, aussi pour éviter que des personnes retéléphonent à leur domicile en dehors des heures d’écoute ou continuent la discussion à la Migros si elles rencontrent…
Pas de pub !
À la Migros ou dans un autre commerce, dans la rue. C’est important que le travail reste dans un cadre précis.
Vous me disiez tout à l’heure, justement, que vous avez créé un cadre pour peut-être faciliter les confidences.
Ce cadre, c’est justement l’anonymat des appelants aussi. Parfois, les gens disent leur nom, mais les répondantes n’en tiennent pas compte. Chaque entretien est au fond considéré pour lui-même. C’est un moment privilégié où un parent peut dire ce qui le préoccupe, ce qu’il a sur le cœur et s’il retéléphone à un autre moment, il ne va pas devoir continuer son histoire, il peut parler d’une autre préoccupation avec d’autres mots, avec l’idée qu’une fois élaboré un discours, mettre un mot, partager avec quelqu’un, se faire comprendre…
Verbaliser.
Verbaliser amène un changement, souvent même dans la manière dont on vit soi-même.
Pour pouvoir mettre des mots sur ce qui nous arrive, c’est important.
Oui.
Est-ce que vous avez constaté une recrudescence des demandes, parce que l’on dit, on a coutume de dire maintenant, que les jeunes ne sont plus ce qu’ils étaient avant?
Ce que l’on a constaté dans les appels, c’est une implication de plus en plus forte des parents en tant que personne pour parler de leurs propres soucis, de leur propre affectivité et de leur vécu dans ce rôle de parent. Au niveau du nombre d’appels, non, il n’y a pas de recrudescence. Le nombre d’appels est assez stable et en fait, le service pourrait absorber plus d’appels. Au niveau des préoccupations des gens, très souvent, les personnes partagent, comment dire, ils font en quelque sorte un bilan de vie, surtout quand ils parlent de leurs problèmes avec leur adolescent.
Oui.
Les appels très nombreux tournent autour de la petite enfance au moment où le petit enfant commence à s’affirmer dans son « moi » vers deux ans et demi, trois ans et commence à s’opposer aux parents et où le parent doit le cadrer, doit le frustrer et c’est une grande peur des conflits et de l’agressivité de l’enfant et une grande peur de faire faux, de s’y prendre mal, soit en ne donnant pas assez de limites en ayant l’impression de trop se laisser faire par l’enfant, parce qu’aujourd’hui dans le discours, on dit beaucoup aux gens : « Mettez des limites à votre enfant », c’est de votre faute, si après ils ne sont pas cadrés, ils ne deviennent pas autonomes. L’une des difficultés des parents, c’est de savoir comment s’y prendre pour donner ses limites à leurs enfants et les éduquer à la frustration.
D’accord. Oui.
De faire la part entre l’écoute de l’enfant, lui expliquer les choses et lui imposer les choses. En fait, une bonne balance entre ces deux termes est souvent difficile à aménager.
On est quand même dans une époque où il y a passablement de divorces, où l’économie kidnappe les parents, on pourrait dire, qu’en pensez-vous, le rôle de la femme par exemple ?
Là, je n’engage que moi.
Ok.
Non, je pense que c’est un problème de société aujourd’hui. Il y a plein de pressions sur les femmes à travailler à l’extérieur et que cela a compliqué en quelque sorte leur vie identitaire aussi, parce qu’elles doivent partager leur temps. Elles ne savent pas si elles ont le temps, le temps de la grossesse, le temps de l’accouchement, le temps de s’occuper du petit enfant, de vivre vraiment ce lien nouveau et avec une peur, si elles sont absentes du monde du travail trop longtemps, qu’elles ne vont plus en retrouver et que leur identité de femme au foyer n’est pas une identité aujourd’hui reconnue. Alors qu’elles ont l’impression qu’elles travaillent terriblement à la maison avec les enfants, le ménage et la gestion de la vie quotidienne. C’est un grand travail surtout avec des enfants en bas âge, donc il y a pour les femmes aujourd’hui, une difficulté. La deuxième difficulté, c’est cette séparation précoce. Ce n’est pas si facile de confier son bébé ou son petit enfant. D’abord, il manque de lieux de crèches, ça on en parle beaucoup. Mais on parle peut-être beaucoup moins de la difficulté psycho affective de se séparer, de confier son enfant en bas âge et de la culpabilité que les mamans peuvent ressentir à ce moment-là, parce que les enfants, eux, entre zéro et cinq, six ans, ils veulent être vers leurs parents, à la maison et ils veulent aussi sortir mais avoir leurs parents à disposition. Ils ont besoin de ce lien privilégié. Aujourd’hui, on parle de l’enfant roi. Moi, je trouve que c’est souvent l’enfant dont on ne sait pas trop que faire, l’enfant encombrant.
Ce n’est pas pour rien qu’il y a une telle demande de crèches, de jardins d’enfants. Il y a quand même eu un tournant dans la manière dont les enfants sont éduqués.
Oui et je pense que le métier d’enseignant aujourd’hui il change et beaucoup d’enseignants sont mal à l’aise, parce que l’on attend d’eux, tout un travail éducatif de base et je pense aussi moi au nombreux problème de langage qu’ont les enfants aujourd’hui. Vous avez une proportion d’enfants dysphasiques énorme qui n’entrent pas dans le langage oral. Or, la langue maternelle se transmet dans une relation affective et très proche entre la mère ou son substitut et l’enfant, une relation privilégiée.
D’accord. Est-ce que vous avez eu des téléphones d’enfants ?
Nous ne répondons, nous ne sommes pas spécialisés pour répondre aux enfants. Il y a une ligne spécifique d’enfants. Ils ont surtout des téléphones d’enfants plus âgés, des adolescents ou des très jeunes adultes et beaucoup de téléphones de parents, mais quand même rarement d’enfants d’âge primaire ou en bas âge. C’est quand même difficile pour un enfant de prendre un téléphone pour dire de quoi il souffre. C’est un peu artificiel. Nous ne répondons en principe pas aux enfants.
D’accord. Si l’on veut vous rencontrer, je crois qu’il y a des numéros de téléphone qu’on donnera peut être après…
J’aimerais préciser qu’on ne rencontre pas, il n’y a pas d’accueil. Il y a eu longtemps des questions autour de cette prestation-là, mais pour l’instant en tout cas, il n’y a pas d’accueil de parents. C’est un service purement téléphonique. Il y a deux numéros de téléphone.
Deux numéros de téléphone. Un pour Chaux-de-Fonds.
Un pour La Chaux-de-Fonds et le Haut du canton. Le coût de l’appel, c’est le coût de l’entretien téléphonique normal, le tarif normal. Il n’y a pas de majoration de tarif et la durée peut être aussi longue que la personne en a besoin.
Je comprends. Vous m’avez dit que vous n’étiez que des femmes…
Oui.
Alors, est-ce qu’il y aurait un appel là ?
Il y a un appel en général à un ou à une répondante en plus, parce qu’actuellement l’équipe est formée de quatre personnes, ce qui est un peu peu. Il y a une personne qui va probablement entrer comme stagiaire, mais il pourrait y avoir des postulations et pourquoi pas un ou deux hommes. Cela serait mieux qu’ils soient deux si ils viennent, qu’ils ne soient pas perdus dans une équipe de femmes.
Parmi les jupons.
Parce que l’éducation concerne autant les hommes que les femmes.
Oui, absolument.
Là aussi, un appel aux papas d’appeler davantage.
Parce que vous avez peu d’hommes qui…
Il y a peu d’hommes qui téléphonent. Il y a peut être dix pour cent d’hommes pour nonante pour cent de femmes. Et aussi des répondants et des répondantes, il n’y avait que des femmes qui travaillaient dans ce service.
Vous déplorez peu d’appels des hommes.
Oui parce que cela pourrait être très intéressant d’avoir aussi des appels de papas qui nous parlent un peu de leurs préoccupations en tant que père, parce que je suis persuadée qu’ils en ont aussi. Ils sont autant concernés finalement par l’éducation de leur enfant. Mais peut-être que pour eux, c’est moins naturel d’en parler à quelqu’un qu’ils ne connaissent pas.
Il y a peut être la fierté masculine qui joue un tour aussi.
Oui.
Est-ce que vous avez eu des cas dramatiques ?
Alors, nous avons des cas dramatiques. Mais nous ne, comment dire, nous sommes ouverts aux petits et grands problèmes. C’est tout aussi valable de téléphoner tout simplement pour se rassurer ou partager une expérience ou un doute que de téléphoner pour un problème dramatique. Ce n’est pas un téléphone qui est d’emblée d’urgence, mais s’il y a un problème dramatique, nous l’accueillons. Ca c’est sûr.
Vous êtes de toute façon liés par le secret professionnel, je suppose.
On est lié par le secret professionnel et par l’anonymat de la personne. De toute façon, les appels ne laissent aucune trace. Ce n’est pas comme un service officiel où il y a un dossier qui reste et qui est aussi protégé, mais là, il n’y a pas de traces.
D’accord.
Chaque appel se passe dans l’instant de l’appel et c’est un moment de contact, c’est un moment privilégié avec quelqu’un et après, il laisse la trace dans la mémoire, autant dans la nôtre que dans la mémoire de la personne qui a appelé. Souvent dans cette mémoire, des questions surgissent, d’autres visions apparaissent, des pistes, c’est une manière de prendre distance et peut-être d’élargir son champ aussi, de dédramatiser un peu. Les répondants disposent d’une supervision avec quelqu’un pour parler des entretiens autour des questions qui se posent.
Il y a une formation, c’est des gens qui sont formés pour cela.
Il y a une formation. La première condition pour entrer dans ce service, c’est d’être parent soi-même, d’avoir un vécu en tant que parent et bien sûr de s’intéresser aux problèmes éducatifs et sociaux et aussi d’avoir quelques connaissances dans le développement de l’enfant. C’est important. Le volet le plus important après ce que j’ai déjà évoqué, c’est au moins une sensibilisation à l’écoute et une envie à l’écoute des personnes.
Est-ce que vous avez justement le sentiment, en parlant d’écoute, que l’on vit dans une époque où les gens n’ont plus l’habitude d’écouter ?
Un peu. J’ai un peu cette impression-là.
Et peut-être plus le temps ?
Plus le temps et peut-être peur de la communico-fusion, écouter quelqu’un est forcément adhérer à ce qu’il dit. Souvent l’on répond avant d’avoir écouté, avant de s’interroger : « Mais qu’est ce qu’il cherche vraiment, qu’est-ce qu’il veut dire ? »
C’est une technique à maîtriser, l’écoute.
C’est une technique et c’est une attitude aussi. Une attitude dans la vie. Avoir l’idée que finalement l’autre personne est compétente, plus comme un préjugé, on le juge compétent sur ce qui concerne sa vie et l’écoutant, il est plutôt là pour envoyer le reflet, pour demander des précisions, pour peut-être mettre la personne face à des contradictions ou à des questionnements et il lui donne comme un fit back sur l’ensemble de ce qu’il a raconté, ce qui permet à la personne qui parle de faire des liens qu’il n’a pas forcément vus venir. C’est le reflet qui va l’aider à mieux comprendre ce qu’il vit.
Les résultats sont probants.
Il y a déjà un premier résultat qui est ressenti lors des appels, très fort, qui est une décharge émotionnelle. Le fait d’être accueillie, de raconter, de partager un moment fait déjà que la personne peut téléphoner en étant angoissée, triste, en colère et en se quittant, ils ont de nouveau un espoir, une énergie qui est là et de la joie. Il nous arrive de rire avec les gens au téléphone aussi. Ce n’est pas forcément toujours…
Le rire fait partie de l’homme.
Le deuxième apport de ces entretiens, c’est que, comme je vous le disais tout à l’heure, ce n’est pas impersonnel, c’est anonyme. Pas impersonnel, donc l’écoutant peut aussi parfois témoigner lui-même ou donner son avis sur un sujet, mais il ne s’opposera jamais à quelqu’un qui sait mieux que l’autre. Il est un interlocuteur qui partage quelque chose, mais étant authentiquement lui-même.
Il n’y a pas de leçons à donner.
Il n’y a pas de leçons à donner. Oui absolument. C’est important ce rôle-là.
C’est important, je suppose, parce que les gens se sentiraient jugés.
Se sentiraient jugés et on pourrait les amener dans des lieux qui ne leur conviennent pas du tout. Surtout si l’on répond à une question et que ce n’était pas cette question-là… C’est aussi permettre de créer les conditions pour que la personne puisse dire ce qui la préoccupe vraiment.
C’est un gros travail.
Il faut du courage, beaucoup de courage pour téléphoner à Parents Information, je trouve. D’oser s’ouvrir.
Se mettre à nu plus ou moins.
Oui, un petit peu.
Très bien. Est-ce que vous avez encore des choses importantes que l’on aurait oubliées ?
Voilà, peut-être par rapport au contenu des appels. Je crois que ce que les gens cherchent le plus aujourd’hui, c’est des repères, parce que c’est comme si beaucoup de repères étaient…
Avaient disparu.
Ils ne peuvent pas souvent se référer à leur propre enfance ou à leurs propres parents et il y a aussi des gens qui sont en rupture avec leurs parents qui ne veulent pas reproduire ce que les parents ont fait. Ils veulent faire l’inverse et quelque part, ils font presque la même chose.
Ils sont conditionnés aussi.
Ils sont conditionnés aussi. Il y a de grandes questions autour de l’école, les problèmes scolaires, soit pour les petits de l’école primaire, c’est plutôt que faire avec un enfant qui n’aime pas l’école, qui ne veut pas faire ses devoirs. Et pour les plus grands, l’école secondaire, les écoles supérieures, c’est des enfants qui décrochent, qui ne veulent pas faire un apprentissage, qui sont en échec et là, les parents sont souvent très inquiets. Comment s’y prendre avec eux ?
On constate de plus en plus que des jeunes ne trouvent pas de place d’apprentissage ou de travail une fois leur formation terminée, des universitaires, alors quel est votre opinion, est-ce que vous avez remarqué des différences par rapport à dix ou quinze ans ?
Il y a effectivement des questions autour de jeunes qui abandonnent leur apprentissage, qui ne savent pas ce qu’ils veulent faire ou qui n’ont pas d’appétit pour quoi que ce soit ou qui ne trouvent pas de place. Nous, nous avons un fichier d’adresses. On va les renvoyer bien sûr à l’Orientation professionnelle où il y a davantage d’informations sur les voies de formation, etc. Mais une chose importante aussi dans ces moments-là, c’est pour les parents : d’arriver à prendre de la distance et ne pas se laisser avaler par peur de l’avenir, de garder leur confiance dans l’enfant, de prendre du temps et de voir qu’au fond, si il ne peut pas faire directement un apprentissage, il peut faire des expériences de vie, il peut voyager, il peut peut-être aller travailler quelque part sans forcément gagner sa vie, faire des stages, aller apprendre une langue. Il y a mille manières, voies possibles auxquelles les parents ne pensent pas forcément dans ces moments-là. Ils auront tendance à culpabiliser, à avoir très peur et à harceler leur enfant tous les jours, lui dire : « Fais des démarches, fais ceci, fais cela… »
Oui.
Et en fait, ils vont se heurter à un refus encore plus grand plutôt que de défaire le nœud et de permettre à l’évolution de la vie de se faire tout naturellement… De trouver peut-être d’autres choses que de rester fixé sur cet apprentissage qu’il doit faire absolument maintenant, de garder confiance.
C’est juste. Je pense que l’expérience de vie est plus importante. Cela c’est clair et net.
Le vécu des parents. Beaucoup de parents sont extrêmement découragés, fatigués. C’est des problèmes d’énergie. C’est aussi de voir avec eux comment ils pourraient se ressourcer pour faire face, reprendre en compte eux-mêmes aussi. Les enfants nous bouffent, à un moment donné complètement et cela libère les enfants quand ils sentent que leurs parents vont mieux, ce qui permet aux enfants souvent de se reprendre en charge davantage.
Il y a une interaction de toute façon dans le climat familial. C’est clair et net.
Oui.
À la lumière de ce que vous nous avez expliqué, on se rend compte que les relations familiales ne sont pas toujours simples, qu’il y a souvent conflit et je crois qu’il n’est pas inutile de noter votre numéro de téléphone si il y avait un problème, ce d’autant, que l’anonymat est préservé. Je pense que cela peut jouer un rôle important.
Oui. Je pense que c’est très important, parce qu’on entre dans la vie la plus personnelle et le plus intime des gens et qu’être parent, c’est en même temps un travail et une responsabilité des parents de l’éducation de son enfant, mais en même temps, c’est aussi sa vie la plus intime et personnelle. Les deux choses sont très jumelées. Et pour les parents, cela peut être une aide de pouvoir un peu prendre distance. Pour prendre distance de ses émotions terribles qu’ils ont, qui sont de la culpabilité, de la tristesse. L’enfant est pour les parents très important. Les attentes de la société sur les parents sont très importantes. Chaque fois que quelque chose va mal, on tombe sur les parents « qui et que »… Mais les parents sont peu soutenus et c’est une manière pour eux d’entrer dans leurs compétences aussi, de faire des démarches de ce genre qui les aident à mieux prendre conscience de ce qu’ils pourraient faire un peu autrement.
Ok. L’appel est lancé. Je vous remercie beaucoup.
Mesdames, Messieurs, merci de nous avoir suivi et … bonne journée.
Interview réalisée par Alain Sunier
Texte retranscrit par Françoise Berthod