Le Tipi grill : Avenches

 

 

On se trouve sous le tipi, reçu par Françoise et Tom, bonjour Françoise.

Bonjour.

 

Bonjour Tom.

Bonjour.

 

Pour les gens qui passent ici à Avenches et qui voient le tipi, ils se demandent : « Mais qu’est-ce qu’il se passe, qu’est-ce qu’ils font sous ce tipi ? » Est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu l’histoire de ce tipi.

Il y avait la fête du bison et là, on a vendu beaucoup de viande et à la fin, on avait encore les hamburgers. Alors, il fallait trouver une solution pour vendre les burgers. On a mis le chariot que vous avez peut-être vu dehors pour les vendre et là, on a eu beaucoup de succès. On a pensé, il faut continuer et on a demandé à la commune pour mettre un tipi. Ils ont dit oui, vous pouvez en mettre un et c’est un succès pour Avenches aussi et c’est comme cela que l’on a commencé. Maintenant, on a beaucoup de succès.

 

Vous avez mis un Tipi. Vous auriez pu mettre autre chose. Vous avez une grand-maman, une arrière grand-maman qui a des origines indiennes.

Oui, c’est juste, c’est ma « Urgrossmutter », je ne sais pas comment on le dit en français, qui est Indienne, c’est juste.

 

C’est cela qui vous a donné un petit peu l’idée du tipi.

On a aussi eu l’idée de mettre un tipi avec un stand de burgers sans alcool.

 

Vous êtes très sensible aux problèmes des Indiens encore ?

Oui. C’est tout à fait juste. On a beaucoup de contacts encore et il y a aussi des visites, des gens du Dakota qui viennent et c’est très intéressant.

 

Vous avez décidé de mettre un tipi, parce que votre arrière arrière grand-maman était Indienne, vous avez aussi décidé de ne pas vendre d’alcool pour plusieurs raisons.

Oui, parce qu’il y a aussi un problème avec l’alcool. Les Indiens ont un problème d’alcool. Alors, c’est aussi une raison. On a dit que l’on ne voulait pas d’alcool ici et naturellement, on est directement sur la route. Alors, ce n’est pas l’idéal si l’on propose de l’alcool. Il y a beaucoup de gens qui aiment cela et ils viennent avec des enfants ici et ce n’est pas idéal pour nous parce que l’on n’est pas un grand restaurant, on est un petit tipi. On n’a pas assez de places pour les gens qui aimeraient rester pendant des heures et des heures. Cela, ce n’est pas l’idéal. C’est pour venir, manger un burger, être un peu en compagnie et…

 

La spécialité, c’est donc le buffle. Parce que vous avez des amis à côté qui font un élevage de buffles.

Oui. On a des bons amis qui ont la ferme de bisons et l’on vend leur viande de bison. C’est juste, oui. C’est une viande très naturelle, l’élevage est très naturel, sans antibiotiques et sans hormones, ça c’est très important. C’est vraiment du suisse bison !

 

Les gens qui s’arrêtent ici peuvent acheter de la viande aussi à la ferme ou pas ?

À partir de cet été, ils peuvent acheter directement la viande chez nous. Oui, c’est juste.

 

Quand les gens s’arrêtent ici, ils sont un petit peu surpris. Quelles sont les réactions des gens, qu’est-ce qu’ils vous racontent quand ils arrivent ici ?

C’est mon copain qui raconte beaucoup de choses. Les gens aiment savoir comment c’est l’élevage de bison, pourquoi on est ici, parce que c’est une chose qui n’est pas encore très connue en Suisse. C’est tout nouveau de pouvoir voir les bisons comme cela en liberté. Cela c’est nouveau pour tout le monde, alors ils ont beaucoup de questions que mon copain répond en français quelques fois et en allemand naturellement.

 

On pourrait lui demander justement pourquoi… quelle est sa passion ?

Quand il était un petit garçon, il avait déjà beaucoup de plaisir avec les bêtes, avec les bisons. Il était toujours intéressé par les Indiens. Il regardait des téléfilms et tout cela et pour cette raison, il est très content de faire cela ici, car ce n’est pas sa profession originale. Il a complètement une autre profession, mais il a décidé de faire cela et de continuer. L’année passée, en été, quand on a commencé, on ne savait pas si l’on continuerait ou pas. Comme nous avons eu beaucoup de succès, pour lui c’est idéal.

 

Alors, on peut lui demander, il est en train de réaliser son rêve d’enfant ?

Alors, il a dit que c’était vraiment son rêve qu’il a réalisé. Il espère qu’on aura encore beaucoup de succès à l’avenir et que l’on peut continuer avec les frères Blattner. C’est son rêve qu’il a pu réaliser. Voilà.

 

Est-ce qu’il y a encore quelque chose de très important que vous aimeriez dire ou une invitation un petit peu à tous les Neuchâtelois qui verront ce reportage pour les inviter ici à venir chez vous ?

Oui volontiers. Un café sera servi naturellement et j’espère qu’il passe durant le Slow Up, le 29 avril.

 

C’est la course de vélos autour du lac de Morat.

C’est tout à fait cela, sans moteur en tout cas. À pieds ou à vélo comme vous l’avez dit. Tout l’été, les gens sont invités pour un café, s’ils sont des Neuchâtelois.

 

Merci beaucoup Françoise et Tom de nous avoir reçus et l’on vous souhaite plein de succès sous ce tipi.

Merci beaucoup, c’est gentil.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod