La foire aux puces de Valangin
Thierry Colomb
M. Thierry Colomb, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes avec la Société de Sports et Loisirs, les responsables de l’organisation.
Exactement. Je suis le président de la Société Sports -Loisirs de Valangin et l’on a repris l’organisation de la foire aux puces depuis 5 ans.
La foire aux puces, c’est déjà une longue histoire.
Oui, tout à fait. Cela fait déjà la 24ème édition que nous faisons. Au début, c’était « la Sève » qui organisait, Société d’émulation de Valangin et environs qui s’occupe encore actuellement du petit train.
On a remarqué ce matin que les gens viennent déjà très très tôt. C’est vraiment très recherché ?
Tout à fait. Les premiers brocanteurs professionnels viennent déjà presque déballer les stands avant les exposants. Dès 5h30, on voit les premières personnes arriver.
Et le public répond toujours présent ?
Tout à fait, même si le temps n’est pas tout à fait avec nous. Il y a toujours du monde, c’est très convivial. Le bourg et la collégiale sont deux attraits importants, donc il y a toujours du monde.
Quelle différence avec une brocante célèbre comme celle du Landeron, par exemple ?
Je dirais, il y a le côté vraiment « vide greniers » et amateurs qui est présent. Il y a des stands avec les enfants. C’est vraiment plus puces que brocante pure.
Il y a des personnes ici qui ont décidé de vider leur grenier et qui viennent présenter ce qu’elles ont à vendre.
Absolument, vide galetas. Ils se décident, ils viennent. Ce n’est pas cher. Ils profitent de vendre deux ou trois choses, passer une belle journée.
Vous organisez aussi des repas particuliers ?
Absolument. Il y a toujours pour les Sports et Loisirs, la traditionnelle soupe aux pois avec jambon à l’os et salade aux patates. C’est bien connu maintenant, réputé également.
Très bien. Merci et bonne continuation.
Merci à vous.
Gilbert Duvoisin
La recette, c’est-à-dire que je commence le soir avant. Je mets tremper mes pois. C’est des pois jaunes et je les laisse tremper toute la nuit. Je viens le lendemain matin pour que cela soit prêt à 11h-11h30, je commence à 5 heures du matin. J’épluche mes légumes qui vont dedans, des carottes, des poireaux, des oignons et à la fin, je mets des couennes de porc, des museaux, des têtes, que j’émince qui vont pour faire la soupe aux pois.
Combien d’heures de cuisson au total ?
Il faut compter cinq, six heures en tout cas, gentiment, au feu de bois.
Vous êtes à la retraite, mais vous faisiez cela déjà avant ?
Oui, oui bien sûr. Cela fait ,je ne sais pas combien d’années, je vous dis en tout cas 40 à 45 ans que je fais la soupe aux pois pour beaucoup de sociétés qui me demandent, mais toujours gratuitement.
Voilà. Vous êtes un vrai bénévole !
Oui bénévole. Maintenant, j’ai mon filleul qui s’intéresse un petit peu et ça, c’est à lui à faire après.
Donc, la relève est assurée.
La relève sera assurée.
On pourra toujours venir manger de la bonne soupe aux pois à Valangin.
Oui toujours. Chaque année au marché aux puces, vous aurez de la soupe aux pois.
Très bien. Merci M. Duvoisin. Bonne chance et bonne retraite.
Merci beaucoup.
Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod