Jazz à Neuchâtel

 

 

Louis Jucker

 

Vous pouvez nous parler du Conservatoire.

C’est une chouette équipe. Moi, j’y suis entré quand j’ai commencé le violoncelle et, ensuite, j’ai dérivé sur le jazz, parce qu’ils ont un atelier jazz, c’est très interdisciplinaire. Il y a des tas de profs super cools et on a autant un cursus théorique qu’un cursus pratique, mais très pratique. Comme vous le voyez, on fait des concerts sur la scène. C’est vraiment une bonne formation, je suis assez content.

 

Votre rêve, votre ambition, devenir professionnel, en vivre ?

Professionnel, pas forcément. En vivre, en tout cas, ça c’est sûr.

 

Vous faites ça dans le cadre du Conservatoire, donc toujours les mêmes musiciens ensemble ou le groupe a évolué ?

C’est plus du tout dans le cadre du Conservatoire maintenant. Le groupe de ce soir est complètement externe au Conservatoire. Le noyau du groupe, on s’est rencontré au Conservatoire et cela a donné ce que cela a donné. Cela donne tout un tas de choses, parce que du coup, on a fait un autre groupe avec ce monsieur qui est arrivé plus tard dans l’atelier. C’est une bonne occasion de lier des contacts, faire d’autres choses à côté d’où l’intérêt de la formation pratique.

 

Vous êtes venus jouer quelques morceaux ici à la Fête de la musique. Vous allez sur d’autres scènes ?

On joue ce soir avec le monsieur à côté, là. Le Conservatoire a l’avantage de créer des liens dans le cadre de cette section jazz, bien que l’on se connaissait un peu auparavant, mais disons qu’on a fait connaissance musicalement à ce moment-là et qu’on a fondé un groupe qui ne tourne pas si mal. On joue ce soir sur la grande scène.

 

 

Eliyah Reichen

 

Le Conservatoire aussi c’est important pour essayer d’avancer le plus loin possible dans la musique ?

C’est relativement important parce qu’on a l’occasion de travailler avec, d’apprendre avec des gens qui ont fait énormément de choses durant leur vie au niveau de la musique. Cela nous aide à avancer, à avoir d’autres visions de la musique qu’on n’aurait pas forcément en apprenant tout seul dans son petit coin, à presser des touches…

 

Votre passion, le piano uniquement ?

Non, pas uniquement. Ma réelle passion, c’est la musique dans toute sa globalité, parce que cela ne sert à rien de s’arrêter juste à un instrument. Je pense qu’il y a tellement de choses à explorer dans tous les instruments.

 

Ok et merci.

 

 

Pascal Lopinat

 

Vous avez tout appris au Conservatoire ?

Non, je ne pense pas forcément en fait. On joue beaucoup à côté et justement pour revenir aux opportunités que nous offre le Conservatoire, moi, je suis Jurassien, j’ai joué avec les gens qui sont là en débarquant du Conservatoire neuchâtelois. Avant, j’étais uniquement dans le Jura et cela m’a permis de jouer avec des gens qui venaient d’une montagne plus loin. Justement c’est chouette, parce que du coup, nous, on a formé un groupe. On est souvent en contact avec les groupes voisins et cela nous permet de jouer un maximum et d’aller de plus en plus loin.

 

Extra. Merci.

 

 

Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod