Le Club des Amis de la Peinture de Neuchâtel et environs
Rose-Marie Di Giusto
Bonjour Rose-Marie. Tu présides le Club des Amis de la Peinture depuis quelques années. Quelle motivation t’a amenée à prendre la présidence du club et qu’est-ce que cela t’a apporté durant toutes ces années ?
Je suis rentrée dans le club pour faire du dessin et il y a eu des problèmes quand j’étais secrétaire, pas avec moi, dans le comité et je me suis retrouvée présidente, puisque le président avait donné sa démission. Et c’est reparti comme ça, la motivation… Après, étant de formation d’employée de bureau, je sais maîtriser tout ça et le Club étant très sympathique, l’ambiance très bonne. On a été soutenu tout de suite au début et c’est bien parti comme cela. Disons que j’ai pu le tenir à cause de ça. La motivation, c’était de remettre le Club sur pied et pouvoir continuer à donner des cours selon les désirs du fondateur, Pierre Beck, qui étaient cela : « Apprendre et donner le plaisir de peindre à tous ceux qui veulent venir sans avoir un diplôme d’art. »
Marlène Gilliand
Est-ce que l’aquarelle, c’est vraiment une science, c’est vraiment un art particulier ? On ne peut pas l’apprendre sans recevoir des cours ?
Si, on peut, mais il y a des pièges qu’il faut éviter. L’aquarelle au fond peut être magnifique, belle, enchantée. Il y a des moyens d’y arriver. J’ai commencé aussi seule, mais c’est plâtré, ce n’est pas vraiment de l’aquarelle. C’est quand même une technique qu’il faut apprendre.
Et ça, c’est un peu la philosophie du Club des Amis de la Peinture ?
Voilà. On n’est pas une académie, je pense que la présidente vous l’a dit. Chacun est libre de venir aux cours ou pas et il y a des petits coups de foudre. On peut essayer toutes les techniques, voilà. J’ai aussi au Club touché à tout, mais je suis restée fidèle à l’aquarelle depuis toutes ces années, parce que je trouve qu’il y a toujours à apprendre.
Pour un jeune ou un moins jeune qui a envie de se lancer, c’est vraiment la filière que vous lui conseilleriez ?
La filière, bon, il faut bien vouloir peindre déjà, mais c’est tellement merveilleux, l’aquarelle. C’est dur, parce qu’au début je disais que je n’y arriverais jamais. C’est dur mais c’est tellement merveilleux. J’ai travaillé avant-hier avec quarante enfants dans une colonie de vacances. Ils m’ont fait des choses fabuleuses avec de l’aquarelle, justement parce qu’ils se lâchent, ils se laissent aller, ils y vont et ils se font plaisir. Donc, il n’y a pas tellement d’âges. Je fais souvent avec des groupes d’enfants, même depuis six ans.
Vous aimez peindre mais vous aimez transmettre aussi ?
Beaucoup, oui. C’est mon but, parce que souvent dans les cours il y en a qui disent : « On ne nous montre jamais », tandis que moi, je m’exprime en montrant davantage et après, on corrige.
Extra. Merci. On va vous laisser continuer de donner votre cours. Merci Madame.
Merci.
Rose-Marie Di Giusto
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu du fonctionnement du Club ? Comment on y adhère ?
On y adhère en demandant l’admission. Mais, en fait, on profite d’offrir deux mois « gratuits », enfin préférentiels, pour ceux qui veulent venir tâter le terrain, comme on dit, essayer, voir ce que ça donne. La plupart des gens disent : « Je ne sais pas dessiner. » Alors que l’on avait un très bon prof, qui d’ailleurs maintenant enseigne au gymnase. Tout le monde peut dessiner, puisque l’on peut écrire, on peut aussi dessiner. La plupart des gens sont bloqués par le dessin, mais ils viennent, ils voient l’ambiance. Comme on a une très bonne ambiance en général, ils aiment bien rester et demander l’admission au bout de deux mois. Ils sont présentés après au Club lors de l’assemblée qui suit l’année suivante et, dans ce prix des deux mois d’essai, entre quarante et soixante francs, disons que cela dépend de la période que l’on couvre. Et après l’admission, c’est les cotisations, trente francs par mois, donc trois cent soixante francs par année, parce que comme on a la chance d’avoir un local, ce que beaucoup de sociétés de peinture n’ont pas, on doit payer le loyer même si on est en vacances… On paie pendant vingt ans les cotisations et on est membre d’honneur si on tient le coup vingt ans.
Vous donnez des cours à ce Club, comment cela se passe avec les cours ?
Le programme est établi chaque année, assez varié, parce que l’on n’est pas une école. Il faut bien se mettre dans la tête que l’on n’est pas une école. C’est des adultes qui viennent se délasser, peindre, faire quelque chose. Il y a aussi beaucoup le plaisir de la compagnie. Les cours sont donnés, quand même, chaque vendredi soir par un professeur qualifié, école d’art certains, d’autres pas forcément, mais qui enseignent leur passion à ceux qui sont là et, le problème pour ceux qui enseignent, en général, c’est qu’ils ne savent jamais si on sera dix ou trente et ce n’est pas toujours facile, quand il y a beaucoup de personnes, de passer vers tout le monde. Dans l’esprit actuel du Club, il y en a beaucoup qui suivent le cours et il y en a beaucoup, une bonne partie qui font ce qu’ils veulent dans leur coin, mais toujours aussi en relation avec la peinture et il y en a même qui viennent simplement dire bonjour, parce que le plaisir, l’amitié, la sympathie restent même si on ne peint pas. L’ambiance est telle que l’on aime venir chaque vendredi soir.
Jean-Claude Jaberg
Jean-Claude, depuis combien d’années faites-vous partie du Club ?
Douze ans et je profite de ces cours d’aquarelle pour faire de l’aquarelle, parce que cela n’est pas ma spécialité.
Comment vous est venue l’idée de faire partie du Club des Amis de la Peinture ?
C’est tout bête. Je faisais de la peinture en autodidacte et, un jour, un copain qui faisait partie du Club m’a dit : « Tu peins pas mal, il faut venir au Club te perfectionner. » Il m’a emmené au Club et après j’étais un pilier du Club depuis. J’ai fait dix expositions au Péristyle à l’Hôtel-de-Ville à Neuchâtel. Maintenant, je suis un peu un pilier du Club.
C’est important pour progresser de faire partie d’un Club comme celui-ci ?
Absolument. La preuve c’est que l’aquarelle, moi qui en fait depuis une année, très peu, quand il y a des cours, j’en prend beaucoup. Par exemple, j’ai appris ce soir que l’on pouvait mélanger du jaune de Naples avec du bleu, sinon tous les jaunes donnent du vert. Rien que pour cela, j’ai appris quelque chose ce soir déjà. Maintenant, j’essaye de faire un ciel jaune qui n’est pas terrible, mais enfin, il faut… Je me rappelle toujours du temps de Beck qui donnait un cours d’aquarelle, il disait : « Pour réussir une aquarelle, il faut en faire dix. Pour réussir une belle aquarelle, il faut en faire cent. » Cela, ça m’est resté.
C’est quand que vos allez exposer vos aquarelles au Péristyle ?
Cette année, je vais exposer au Péristyle, mais je vais exposer de l’acrylique. Des grands tableaux de 80 sur 80. Je ne sais pas, peut-être quand je maîtriserai bien le sujet, peut être… Mais comme je fais du pastel également, je fais de l’acrylique, je fais de l’huile qui est un peu ma spécialité. Il n’est pas impossible que tout d’un coup je sois aussi à l’aquarelle au Péristyle. On verra, j’ai le temps.
Pouvez-vous m’expliquer, les hommes, vous n’êtes de loin pas majoritaires ?
Comment ?
Je dis qu’ici les hommes, vous n’êtes pas majoritaires ?
Non, malheureusement. Des fois, je me sens un peu seul. Je ne sais pas pourquoi. Avant, on était passablement quand on avait nos ateliers au Cardinal à Neuchâtel, il y avait beaucoup, beaucoup d’hommes. Et tout d’un coup, je ne sais pas ce qu’il se passe, on est vraiment une minorité. Quand on fait le montage au Péristyle des panneaux, on manque un petit peu de main d’œuvre masculine, mais on se débrouille ! Je ne sais pas. On ne s’explique pas très bien pourquoi ?
Il y a eu des périodes ou les hommes et les femmes, c’étaient moitié-moitié ?
Oui, tout à fait. Moi quand j’ai commencé, c’était… Je dirais qu’il y avait même plus d’hommes que de femmes. Petit à petit, cela a changé. Je crois qu’il y a eu aussi un problème. On a beaucoup de gens, peut-être pas ce soir, des gens qui sont à la retraite ou qui sont au chômage et qui trouvent une occupation… C’est vraiment un divertissement qui décontracte si on ne se prend pas au sérieux. Il y a toujours cela. Comme disait notre monitrice : « Il ne faut pas se prendre au sérieux », c’est pour cela qu’on peint en musique. Moi, personnellement, j’ai la chance, comme je suis retraité, j’ai un petit atelier, je peux travailler. Je n’ai pas besoin de ranger mon matériel tous les soirs. Je fais juste propre mon petit coin et c’est vraiment une décontraction, quoique des fois, quand je ne suis pas content d’un tableau, je dors très mal la nuit. Cela m’est eu arrivé de me lever à deux heures du matin, parce que cela m’a fait tilt et j’ai trouvé le défaut et j’ai vite été corrigé. Des fois, il y a aussi une petite crispation mais plus de détente que de crispation. Enfin pour moi, je crois que c’est une très bonne thérapie.
Rose-Marie Di Giusto
Qu’est-ce que vous dispensez comme genre de cours dans ce Club ?
C’est très varié, aussi bien de l’huile, de l’aquarelle, de l’acrylique. Il y a aussi de la sculpture, mais en général, on a remarqué qu’on a meilleur temps de la faire un autre soir que le vendredi soir habituel, car tout le monde n’aime pas toucher la terre. C’est une sensation spéciale et c’est le mercredi soir, quelques fois avec un professeur mais souvent individuel. Le mercredi soir, c’est les gens qui veulent venir travailler en groupe mais faire chacun leurs œuvres, leur propre cheminement. Ce n’est pas forcément avec un professeur.
Comment cela se passe en fait lorsque des nouvelles personnes arrivent et qui ne savent peut être pas forcément les bases du dessin ou de la peinture par rapport à des gens qui sont déjà très avancés ?
C’est à nouveau un défi des professeurs, parce qu’il y a aussi bien le débutant que celui qui vient… En fait, il y a quelques fois des cours. On en met quand même généralement assez sur pieds, le dessin de base comme toi, tu aimes faire mais que beaucoup ont peur de tenir un crayon. Il y a la perspective qui fait fuir, mais les gens viennent quand même…
C’est compliqué.
Oui, c’est un problème récurant la perspective et ces cours sont donnés régulièrement. On dit toujours et moi quand on me pose des question, je dis toujours : « Si vous voulez vraiment un cours précis, je ne veux pas faire de la réclame pour d’autres, mais il y a l’École-club Migros ou l’Académie Maximilien de Meuron qui ont des cours précis du début à la fin. » Nous, on n’est pas vraiment scolaire et les gens peuvent venir ou ne pas venir. C’est beaucoup plus libre… On a le choix. Chacun peut venir tous les vendredis.
Donc, c’est plutôt des cours d’initiation aux différentes techniques que vous donnez ?
Moi, je dirais plutôt que c’est le plaisir de peindre. Le plaisir de faire de la couleur, de faire un tableau. Après, si on veut s’approfondir, prendre encore plus de techniques, on prend des cours particuliers pour ce que l’on aime.
Oui tout à fait. On se perfectionne soi-même.
On se perfectionne, il le faut parce que cela ne suffit pas le vendredi soir, surtout si on est vingt, trente et si on suit un cours sur deux. Il y a quand même des gens qui donnent des cours spécifiques. Il faut aussi en profiter.
Oui tout à fait. Ce club existe depuis maintenant bientôt cinquante ans. Est-ce que tu peux nous parler un peu de la première idée qui est partie, qui a eu l’idée de fonder ce club et qui en sont les précurseurs ?
D’après le livre, nous avons la chance d’avoir des archives. Je sais que le club de Fribourg n’avait aucunes archives pour faire… parce qu’ils n’ont pas de locaux, pour faire leur plaquette quand ils ont fêté leur septante-cinq ans. Nous avons la chance d’avoir beaucoup d’écrits. Depuis le début, il y a eu un comité. En 1959, j’ai lu que Pierre Beck, qui était un membre fondateur de notre Club, on parle surtout de lui, parce que c’est lui qui est resté le plus longtemps actif dans le Club, mais d’autres sont encore actifs qui étaient là, pas vraiment en 1959, mais juste après comme Roland Colliard qui expose aussi individuellement.
Roland Colliard
Vous, vous étiez plus ou moins débutant déjà en 1959 ?
Oui, j’étais tout à fait débutant. J’ai encore quelques toiles que j’ai peintes à l’époque. Naturellement, je ne voudrais surtout pas les vendre, parce que j’ai un petit peu honte… Il faut débuter quand même, il faut commencer. En 1959, j’ai déjà exposé. On a tous déjà exposé. Ce n’était peut-être pas la qualité… il faut débuter dans tout cela.
Par contre aujourd’hui, vous avez une certaine réputation pas seulement dans le canton de Neuchâtel. Vous pensez finalement que le Club y est pour beaucoup dans les progrès que vous avez faits.
Oui, ça de toutes façons. Oui, j’ai eu la chance de travailler avec une bonne dizaine de professeurs, parce que le Club changeait assez régulièrement de professeurs. J’ai travaillé quand même avec des peintres qui étaient célèbres comme Octave Matthey, Roger Vuillème, Walther Veying. C’est tout des peintres qui étaient déjà très côtés à l’époque et, naturellement, avec chaque peintre, on apprend quelque chose. Ce qui est très important en peinture, c’est par la suite, trouver son propre style. On peut prendre un peu de tous les peintres quelque chose, mais il faut quand même essayer de trouver son propre style.
Au début, vous aviez donc des Maîtres qui vous ont tout enseigné et aujourd’hui, c’est vous le Maître qui enseigne ?
Oui exactement. Je veux dire que de temps en temps, je donne aussi des cours ici. J’aime bien. La semaine dernière, j’ai terminé une exposition à Aubonne, ma 164ème. C’est déjà un petit bout… Je ne pense pas en refaire autant, cela va être difficile !
Il n’y a pas seulement la technique que vous leur enseignez, vous pouvez encore transmettre plein d’autres choses, j’imagine ?
Non, je ne fais que cela actuellement. Mais, j’avais quand même une activité avant, parce que vivre de la peinture, ce n’est pas évident même si je vends quand même bien, je ne veux pas me plaindre. Mais vivre de ça, je crois que c’est très difficile : ou vous faites des prix très élevés et vous ne vendez pas, ou vous faites des prix tout à fait abordables, mais cela ne vous permet pas de vivre de la peinture. Comme j’étais dans le fonctionnariat avant, j’avais une activité qui me permettait quand même d’avoir pas mal de loisirs et j’ai un métier qui est formidable, je travaillais à l’environnement et j’étais toute la journée encore en contact avec la nature.
Vous n’avez pas peur pour l’avenir du Club ?
Pas du tout. Non, pas du tout. Il est entre de bonnes mains et il n’y a qu’à voir, ils sont toujours autour des septante membres à peu près, cela veut dire que cela se tient très bien. Au moment où cela tomberait à quinze, vingt, là cela commencerait à poser des problèmes. Je ne crois pas. Je crois qu’il y aura toujours… il y a quand même des personnes très jeunes…
La relève est assurée.
Tout à fait. Je l’espère du moins.
Rose-Marie Di Giusto
Pierre Beck avait fondé ce Club dans l’esprit de répandre le plaisir de peindre. En 1959-60, c’est clair que les loisirs, les hobbies étaient moins importants que maintenant et ils étaient déjà une vingtaine au départ. Le Club s’est fondé avec des statuts assez hauts au début. Au début, le nom n’était pas « Les Amis de la Peinture ». On ne savait pas exactement quel nom donner et l’année suivante, ils ont fait leur premier salon. Ils ont appelé « Salon flottant », parce qu’ils ont loué le « Ville de Neuchâtel » et y ont fait un vernissage aussi. C’était en octobre et depuis, ont fait toujours les expositions d’ailleurs en automne. Le vernissage, je crois, d’après ce que j’ai lu était assez épique. Il y avait une tempête, le bateau tanguait, les vagues inondaient le pont. Je ne sais pas ce que cela a donné pour ceux qui étaient là au vernissage, mais cela a commencé comme ça. Pendant vingt ans, cela a été le « Salon flottant » qui était très connu. Il y avait moins d’expositions aussi à cette époque-là.
Avant les expositions, il y a toujours une sélection. Vous faites une sélection des tableaux avant ?
On a été obligé. Justement, pendant plusieurs années, c’était un petit peu aléatoire. On a essayé de devenir plus strict pour essayer de faire une exposition plus jolie, disons, qu’il n’y ait pas de commentaires : « Mon Dieu, qu’est-ce que vous exposez, qu’est-ce que c’est pour un Club ? » À force de vouloir trop bien faire, on a aussi fait peur aux membres. C’est vrai, on ne peut pas être trop sévère non plus, parce que le but du Club et du membre fondateur, Pierre Beck, c’était toujours que chacun, après une année de cotisations, après un certain temps au Club, parce qu’il y en a aussi qui venaient que pour exposer et que l’on ne revoyaient plus. Il fallait au moins payer une année de cotisations et après, on avait le droit d’exposer ce que l’on était capable de faire ! Ce n’est pas toujours évident pour la commission artistique d’accepter « ce que j’ai pu faire »… On aimerait quand même faire une belle exposition, mais chacun a le droit d’exposer. Ce n’est pas toujours évident de satisfaire et le client de passage et les membres.
Oui de toutes façons. Mais c’est vrai que le public n’est pas toujours tendre avec les objets qui sont exposés et les personnes qui sont présentes.
Effectivement, c’est très facile de voir la paille dans l’œil du voisin…
Pour les gens qui désireraient plus de renseignements, on peut consulter votre site Internet.
Oui, c’est vrai. Nous avons créé un site Internet, c’était en prévision des cinquante ans du Club, on se disait que faire une plaquette, ce n’est plus intéressant. Actuellement, on va sur Internet et on a créé un site Internet. Une personne très qualifiée s’en est occupée et il fonctionne depuis deux ans maintenant très bien. Toutes les activités du Club, les expositions, tout y est mis dessus. On peut le consulter selon l’adresse qui défile sur l’écran.
Merci.
Mais je vous en prie ma chère amie, c’est un plaisir.
Je te remercie beaucoup Rose-Marie pour tous ces renseignements.
C’était un plaisir de parler du Club qui nous tient à cœur quand même. Merci.
Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert et Lyse
Texte retranscrit par Françoise Berthod