Cortège des enfants à Neuchâtel

 

 

Danielle Marastoni

 

Le cortège des enfants, ça date de bien plus de quinze ans ?

Oui, il me semble que ça date d’une trentaine d’années. Je ne peux pas donner de précisions. J’ai un peu oublié.

 

Quel est le principe, quel est le concept, qu’est-ce qui va se passer ?

Le principe, c’est de permettre aux enfants, à tous les enfants, de pouvoir participer à un cortège pendant la Fête des vendanges, ce qu’ils ne peuvent pas forcément faire dans le corso fleuri du dimanche, parce qu’il faut faire partie d’un groupe, d’un char, quelque chose comme ça, à tous les enfants qui ont envie de se déguiser, ils peuvent venir. On les accueille volontiers, même au dernier moment. Mais tout le monde peut venir.

 

On voit beaucoup de classes aussi ?

On a toujours les classes de la commune invitée. Cette année, c’est la commune d’Hauterive. En général, ils viennent avec les cinq premières classes de primaire. Cette année, ils seront deux cents avec leurs accompagnants avec un char, ils vont défiler aussi. Toutes les communes invitées, toutes les années, ils viennent. Ensuite, on a les groupes qui s’inscrivent. On parle de groupes à partir de dix personnes, dix enfants jusqu’à tant que l’on en veut et on a aussi des individuels de 1 à 9 enfants.

 

Difficile de trouver des figurants ou tout au contraire cela a toujours plus de succès ?

Je n’ai pas le sentiment que c’est difficile, parce que l’on a toujours une quinzaine de groupes et cent à cent cinquante individuels. Je crois que ce n’est pas mal. Non, il prend de l’ampleur. Il prend de l’importance, ce cortège… Au début, c’était un petit peu pour amuser les enfants, pour qu’ils puissent participer à quelque chose. Maintenant, c’est devenu, je ne veux pas dire l’événement de la Fête des vendanges, mais quand même un événement des trois jours. Et c’est ça qui est important.

 

Il y a également de la musique. Qui sont les groupes qui accompagnent le cortège ?

En général, on a des Guggenmusiks, trois Guggenmusiks et trois fanfares qui sont choisies par la commission des Guggenmusiks et de la commission des fanfares qui viennent dans notre cortège pour animer un peu. Voilà. Musiques, enfants, il y a des chars aussi. Avant, on n’avait pratiquement jamais de chars. Maintenant, je crois qu’on en a trois ou quatre, plus les quartiers. Il y a aussi les associations de quartiers. Cette année, on a l’association de la Côtière, c’est le Val-de-Ruz. Ils sont septante avec des lamas, un char. Ce n’est pas mal !

 

On se réjouit de voir cela. Merci.

 

 

Gregory

 

En quoi vous êtes déguisés ?

En allumette bengale.

 

Tu habites où ?

À Wavre.

 

Et vous êtes combien d’enfants ?

Je ne sais pas.

 

Beaucoup ?

Oui.

 

C’est la première fois que tu fais le cortège ?

Non.

 

Combien de fois déjà ?

La deuxième.

 

Tu aimes bien. Demain, tu vas aussi faire le grand cortège ?

Non.

 

Tu n’as pas peur après de passer devant tout le monde en ville ?

Non.

 

D’accord. Ok. Merci.

 

 

Sylvie Corciulo

 

Comment allez-vous juger ces groupes ou ces enfants individuellement ?

Certains critères, si le respect du thème est…

 

C’est quoi le thème de cette année ?

Cette année, c’est le bouquet. C’est aussi la confection, c’est aussi l’appréciation personnelle. C’est l’ensemble. Après, on part depuis là et on va regarder les groupes défiler et il y a aussi ça. Mais c’est très bon enfant…

 

Que vont gagner les gagnants, les jeunes ?

Ils vont gagner un petit sou, ça dépend. Ils vont chacun recevoir quelque chose, cela dépend des gagnants.

 

Et certains, ou tous, peuvent participer au grand cortège, si ils le souhaitent ?

Oui tous, si ils veulent participer, ils peuvent.

 

Pas besoin d’avoir gagné aujourd’hui ?

Absolument pas. Non.

 

Vous savez déjà combien il y aura de chars ou de groupes aujourd’hui à peu près?

Au niveau des groupes, oui. Il y aura quinze groupes, plus les fanfares, plus les Guggens, plus la commune invitée et les individuels, on ne peut pas… Ce n’est pas sur inscription. Chacun arrive comme il en a envie, ce n’est pas comptable maintenant.

 

 

Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod