Les poèmes du berger : Mon cœur t’appartient
Mon cœur t’appartient, mon cœur c’est le tien
Lorsqu’il redevient l’âme d’un petit chien,
L’allure d’un enfant qui suivait sa maman
Mon cœur t’appartient il est en quelque sorte
Le tableau que l’on peint d’une nature morte
Ou d’un visage sublime aux traits que l’on grime
Mon cœur t’appartient, il est le lourd sillon
Du labour enfantin que toi et moi creusons
Il est cette moisson aux quatre saisons
Mon cœur t’appartient, il crée ces petits riens
Appose son parfum sur nos délires communs
Devient cette oraison qui défie ta raison
Mon cœur t’appartient, il chante le refrain
De la chanson d’amour lancée aux cœurs sourds
Qui entourent de vertu nos désirs dévêtus
Mon cœur t’appartient, il est ces lendemains
Qui valseront encore dans ces nouveaux décors
Du théâtre livide de nos fièvres lucides
Mon cœur t’appartient, mon cœur c’est le tien
O géante Déesse, déverse ta tendresse
À grands coups de caresses sur mon corps en détresse
Alors dans ton écrin, je t’offrirai mon bien
Sans te faire de dessin. Mon cœur t’appartient.
Poème écrit par Éric Broye
Texte retranscrit par Françoise Berthod