Grâce à vous : Exposition collective
Anaïs Laurent
Quand vous entrez dans une galerie, normalement, vous vous attendez à retrouver un fil conducteur, des œuvres qui ont un même thème ou quelque chose qui nous montre que le style de tel ou tel artiste est comme ça. Quand on entre à la galerie Quint-Essences cette fois-ci, c’est la surprise totale parce qu’il n’y en a pas.
La première chose que l’on voit, c’est trois vitraux pleins de lumière avec des couleurs gaies et, à côté du verre, des pastels et du métal coulé sur une toile. C’est vraiment quelque chose de totalement différent, mais qui vont bien ensemble de par les couleurs, si ce n’est pas par les styles. Au moins, il y a les couleurs qui vont bien ensemble. Cela vous attire dans la pièce.
À quatre heures moins le quart, la galerie était vide. Il n’y avait que moi. Une ou deux personnes, des artistes et tout d’un coup, à quatre heures, c’était un monde magique qui tout d’un coup est arrivé. Du monde qui venait par deux, par cinq, par dix. D’où ils venaient tous, je n’en sais rien, mais ils étaient tous là pour voir cette exposition exceptionnelle avec autant d’artistes et moi, j’étais sur un nuage. J’étais tellement contente de voir l’enthousiasme des gens, de voir la joie des artistes qui ne pouvaient pas s’empêcher de monter avec leurs amis et leurs invités. La galerie était noire de monde. On pouvait à peine bouger ! Et la musique, Myriam Ramseyer, qui était exceptionnelle. Des œuvres de Bach jouées avec un professionnalisme extraordinaire et à qui je voudrais dire un merci total, parce que c’était vraiment grâce à elle qu’on a eu un début de soirée de vernissage tout à fait extraordinaire.
Cette exposition a eu lieu avec tout ce monde, des gens qui sont venus de partout pour voir les œuvres et aussi pour nous dire : « C’est quand même chouette qu’une galerie puisse continuer à vivre sans avoir besoin de toujours avoir des grands noms » et on voit beaucoup de talents, toujours beaucoup de talents des acteurs et des artistes locaux.
Texte retranscrit par Françoise Berthod