Les poèmes du berger : Mon indispensable

 

 

Respirer ton odeur

Ne plus vivre que par toi

Caresser ta sueur

Lorsque j’ai trop froid

Respirer ton parfum

Insufflé en mes pores

Traverser les embruns

Qui séparaient nos ports

 

Inspirer ton haleine

Et me jeter dedans

T’habiller de ma laine

Au fil du firmament

Foudroyer tes angoisses

À coups d’étonnement

Ne plus être qu’où tu passes

Dans l’aire de ton vent

 

Me vêtir de tes pleurs

Comme dans un couvent

D’une aube sans fleur

Mais sans plus de tourment

Oublier la douleur

Et n’aimer que ces champs

Qui offrent à ton cœur

Mes roses aux quatre vents

 

Irradier ta planète

De quelques satellites

Ne plus vivre de quêtes

Sinon par tes visites

En mon âme fendue

Où rien n’est absolu

Et mon trésor à nu

Rejoint déjà ta rue

 

 

Poème écrit par Éric Broye

Texte retranscrit par Françoise Berthod