Tex : Humoriste

 

 

Trois, quatre, clap, première, et ça sera la dernière, parce qu’on va tout enregistrer.

Bonjour, bonsoir.

 

Nous avons le plaisir de recevoir sur Télé Objectif Réussir l’humoriste français Tex. Bonjour.

Bonjour.

 

Vous allez bien ?

Cela va bien.

 

Vous dites que vous aimez bien la Suisse.

Oui.

 

C’est sincère ou commercial ?

Non, non c’est sincère. À tel point que j’envisageais d’y finir mes jours. Mais je n’aime pas cette notion de « finir ses jours », parce que c’est moche quand on est jeune de dire ça. Plutôt de venir passer un temps ici en Suisse.

 

Comme Johnny Hallyday ?

Non, pas dans les mêmes objectifs. Mais comme Johnny Hallyday, si vous voulez…

 

Pas pour les mêmes raisons ?

Voilà, c’est ça.

J’aimerais autant que vous me disiez comme un tel ou un tel, que personne ne connaît ; qui lui a peut-être de meilleures raisons. Voilà. Non, comme Simenon, plus volontiers. Parce que Simenon, qui était un grand voyageur, était justement venu s’installer ici dans la douceur, pour y finir ses jours. Plus à l’image de Simenon ou de Fabrice, qui était notre animateur dans « La Classe », et qui est venu finir ses jours au bord du lac pour y couler des jours heureux.

 

On vous voit partout. On vous entend partout. À la radio, la télévision. Vous faites toute la France, la Belgique, le Canada. Dans tous les sens…

Le Canada, c’est trop loin ; je n’ai pas le temps. J’ai failli le faire parce que j’avais de grosses propositions pour faire des tournées au Québec, mais je n’ai pas eu le temps. Suisse, Belgique et France, oui.

 

Cela fait quoi, plus de vingt ans ?

Oui, ça fera vingt ans de carrière.

 

Qu’est-ce qui vous fait encore courir comme ça ?

L’envie, ma famille, et le plaisir sans cesse renouvelé des rencontres et des lieux. Marcher un peu sur ses souvenirs, en l’occurrence en venant ici à Neuchâtel, puisque moi je suis venu faire la revue de Cuche et Barbezat, il y a maintenant plus de dix ans. Et revenir ici, c’est revenir sur toutes ces traces-là. Puis jouer, m’amuser, et toujours prendre un plaisir immense à faire ça. Hier, à la fin du spectacle, quand les gens applaudissaient, ce qui est la récompense ultime de l’artiste, et sa paie subliminale, on va dire, je me disais : « Quelle chance énorme j’ai d’être ici. » Et ces gens qui, je ne veux pas dire vous aiment parce que je pense que c’est un sentiment trop exagéré, mais qui vous suivent ; qui viennent et continuent à rire, etc., et qui à la fin vous gratifient et vous rendent ce que vous leur avez donné pendant une heure et demie. Je trouve que le « One Man Show », c’est un métier incroyable pour ça.

 

Il y a quelques années, on vous disait que vous n’étiez pas assez dur, pas assez méchant. Cela vous dérangeait ?

Oui, parce que je pense qu’il faut dire des choses un peu en « One Man Show ». Il faut un peu s’engager ; avoir ses opinions, et au fur et à mesure, trancher de plus en plus dans le vif, sans aller jusqu’à l’extrême de ces comiques américains qui vont jusqu’à des formes de suicides théâtraux médiatiques. En s’engageant tellement qu’à un moment donné, je dis américain mais il y a quelques Français que je connais qui font ça aussi, veulent tellement dire de choses, qu’à un moment donné, le discours est seulement sentencieux, et plus drôle. Vous reconnaîtrez peut-être certains de mes camarades. Moi, j’essaye de rester drôle, mais de dire des choses.

 

Vous pensez qu’on peut vraiment rire de tout. Le public quand vous lui demandez, il répond oui.

Oui, je demande ça au public. Je demande précisément au public : « Est-ce que vous pensez qu’on peut rire de tout, tous ensemble ? » Tous ensemble, c’est-à-dire que c’est une espèce de connivence. Tous ensemble pour le plaisir. Et d’une manière générale, je me suis rendu compte que les mouvements de foule, on les oriente beaucoup plus vers la méchanceté, la guerre et la destruction. On dit tout d’un coup : « Bon, on va aller faire la guerre. » Tout le monde suit pour de bonnes ou mauvaises raisons. Et en spectacle, moi je fais la même chose dans le sens du rire. Il y en a qui ne sont peut-être pas foncièrement d’accord, mais c’est l’effet de masse. L’effet de masse qui entraîne tout le monde vers le rire. J’aime bien cette manipulation-là, parce que comme on est en permanence manipulé… Moi je dis aux gens que j’aurai avec moi cette soirée-là sur scène : « Je vais vous manipuler, mais avec votre accord. Est-ce que vous êtes tous d’accord ? » Le simple fait de dire : « Oui, on est d’accord », ça me fait penser à l’humour des « Monty Python », qui demandaient à toute une foule comme ça : « Je vous rappelle que nous sommes tous des individualités. » Et toute la foule répondait comme ça : « Nous sommes tous des individualités » ; ce qui fait que ça contient exactement la réponse du contraire. Et je trouve ça magnifique, toutes ces semi-manipulations.

 

On peut rire de tout, mais est-ce qu’on a le droit de rire de tout ?

Ton lapsus est intéressant quand tu dis : « Est-ce qu’on doit ou on a le droit ». Ce n’est pas du tout la même chose. On doit le droit. D’ailleurs, ce que je fais dire, moi, à Sarkozy, c’est trois mots très importants quand je fais le personnage. Je fais : « On ne peut pas, il ne faut pas, tu ne dois plus », qui sont les trois interdictions fondamentales. On ne doit pas. Il ne faut pas. Tu ne dois plus. C’est entre le pas et le plus… L’homme a le droit de tout faire, bien sûr, et il a un devoir, à mon avis, au niveau du rire. C’est de tout passer par la moulinette du rire. Obligatoirement, les plus grands drames, les séparations, les deuils, les choses qui nous atteignent profondément, si on les passe par la moulinette du rire, c’est beaucoup plus facile à vivre, et tout… Passer par le rire ; même les grandes discussions politiques, économiques et sociales. Je pense que les meilleurs vendeurs sont les gens qui font le plus rire.

 

En écoutant un de vos spectacles, j’ai entendu que vous imitiez un prêtre ou cardinal ; et vous vous moquiez un peu de la pédophilie.

Cela, c’est assez dur, c’est vrai.

 

Et si dans la salle, il y avait une personne victime de ce genre d’acte, qui essaye d’oublier tout ça et se dit : « Je vais aller au spectacle de Tex pour me changer les idées »…

Cela, c’est redoutable. Cette personne-là, en voyant cette chose-là va se dire : « Tiens, on a pris conscience de mon problème. Il y a des gens qui savent, et je ne suis pas isolée. » Donc, cette personne-là, ça va lui servir. Les autres, ça va beaucoup les faire rire, et il y aura des esprits chagrins qui seront plutôt choqués ! Mais à tout prendre, je préfère rassurer le mec qui est embêté, faire rire la majorité avec ça et montrer que ça existe. D’autant plus que ce sont des choses que je connais, puisque j’ai moi-même été chez les curés. Ce ne sont que des approches ; il n’y a pas de démonstrations cyniques de ça. Une approche par le texte, c’est beaucoup plus léger, et j’ai un exemple très précis là-dessus. J’avais un spectacle où je faisais le baba-cool, et je disais en parlant des airbus : « Je connais ces avions, ça s’appelle des arbustes, c’est des avions pour se poser en forêt ». Parce qu’il y avait eu un accident à Mulhouse qui avait coûté la vie à pas mal de gens. Et dans la salle, il y avait la fille d’une des victimes qui était là. Elle est venue me voir à la fin et m’a dit : « Je n’aurais pas dû rire, mais ça m’a fait énormément de bien, et je trouve bon que vous puissiez continuer à en parler. » La démonstration de ce que je viens de vous dire, je l’ai eue précisément en face. Je pense que c’est l’esprit chagrin qui est au milieu qui va nous contrarier, et c’est pour ça que ce spectacle-là est une progression par rapport au précédent. Je dis aux gens : « Évitons les esprits chagrins qui nous interdisent de nous moquer des homosexuels et de çi, de ça. Évitons tous ces gens en étant tous en relation, et en se disant « allez, on va le faire au moins ce soir. » Il faut se débarrasser de certains trucs et de ce qu’on rit dans la vie. Si on garde des choses en nous, ça crée des « Serial Killers ». Et on en parlait justement tout à l’heure de manière plus violente. Tout ce qu’on garde sur nous, et dont on n’arrive pas à se débarrasser, c’est des choses qu’on va emmener avec nous et qui vont recouvrir notre mauvaise part. Moi, je pense qu’il faut s’en débarrasser en permanence. Il faut prendre une douche tous les jours sur ce qu’on lit dans le journal et ce qu’il y a dans les informations.

 

Pour parler des homosexuels. On sait que c’est parmi les homosexuels qu’on dénote le plus grand taux de suicides, parce qu’ils ont de la peine à être intégrés dans notre société.

Peut-être à cause de ça. Mais je pense que ce n’est pas la véritable cause, et là je connais bien le problème. Je ne pense pas que ce soit ça.

 

Rire d’eux ne risquerait pas de les enfoncer un peu plus ?

Non. Le vrai problème, au contraire ou de la même façon, je pense que c’est un pensum. Ils voient les sketches et se disent : « Tiens, on est adopté. Cela fait rire, etc. » Je me souviens, il y avait une polémique autour de « La Zoubida » de Lagaf disant : « C’est un peu facile de se moquer des Arabes en chantant « Allah Zoubida… » Seulement, ceux que ça faisait le plus rire, c’était eux justement, parce que tout à coup, on s’intéressait à eux de par quelqu’un qui les connaissait bien et qui avait travaillé là-bas. Parce que connaissant un peu le parcours de Vincent, je peux vous dire qu’il connaît super bien les Maghrébins. Il a travaillé pendant cinq ans en Tunisie et au Maroc. Moi je pense que c’est vraiment un faux problème, et qu’il ne faut pas verser là-dedans en ce qui concerne les homosexuels et le suicide. Moi, je pense que c’est autre chose. C’est une réalité beaucoup plus intérieure qui les mène au suicide. C’est plutôt, et là je vais peut-être m’avancer sur un terrain compliqué, la reconnaissance de leur propre homosexualité qui est un choc pour eux. Parce que depuis des années, ils vivent une vie hétérosexuelle en lutte permanente. Et au moment où ils se disent : « Mais non, en fait je suis homosexuel ! » Si ce choc se fait vers quarante ans, ou entre quarante et cinquante ans, au moment où on a des enfants et qu’on fait tous les dimanches des réunions de famille et tout, ce choc est encore plus violent, et je pense que c’est ça qui entraîne au suicide. Je connais bien le problème pour avoir malheureusement perdu un ou deux amis de cette manière-là. Et le fait qu’on s’en moque, c’est à des kilomètres de leur préoccupation. Ce n’est pas ça qui va les y pousser. Comme ce n’est pas non plus ça qui les marginalisera. C’est la reconnaissance de leur état qui sera un choc pour eux. C’est mon sentiment.

 

Pour parler un petit peu de vous. Les humoristes, vous êtes un petit peu comme les clowns, et on a souvent tendance à se dire que les clowns sont rigolos sur scène, mais que c’est plutôt des gens tristes en-dehors de la scène. C’est votre cas ?

Moi, pas du tout. Moi, tout me fait rire. Je suis toujours enjoué, etc. À cause de ce que j’appelais tout à l’heure, et je ne suis pas mécontent d’avoir trouvé la formule avec vous, cette espèce de douche que je prends tous les jours. Si un truc me gêne, m’empêche d’avancer, le soir même, sur scène, je le dis, je m’en débarrasse. Si on pouvait tous faire ça sous le couvert du rire ou sous le couvert d’autres choses, des stages de thérapie seraient organisés en ce sens. Il y a des gens qui vont dehors et crient pour s’en débarrasser. Moi, je le fais avec le rire. Le jour où je prends un PV en étant bien garé, je trouverai ça profondément injuste, car le mec se sera acharné sur moi. Le soir sur scène, je vais le dire, je vais le massacrer. Il y en a peut-être qui vont commenter en disant : « Oui, enfin la police fait son travail… » Non, moi je le dis en tous cas. Je m’en débarrasse et voilà. C’est très égoïste, mais ça me permet de rester gai. Si vous cherchez une technique pour rester gai tout le temps, débarrassez-vous des trucs en permanence, et vous serez heureux au maximum…

 

On va continuer de tenter de vous psychanalyser. Vous êtes un clown, un humoriste qui est gai sur scène comme en dehors de la scène. D’autres psychologues, par exemple, disent de gens comme vous, qui rigolent tout le temps, qu’ils se marrent, on dit souvent que le rire sert à masquer aussi. Cela sert à évacuer, mais ça peut aussi servir à masquer. Est-ce que finalement, en rigolant tout le temps comme vous le faites, vous ne seriez pas un anxieux chronique ?

J’ai été un anxieux chronique, c’est vrai, mais pas chronique de type maladif.

 

Profond ?

Ni profond. Non, parce que je pense que cette technique que je développe est une technique très naturelle. Je ne me force pas à rire pour être heureux. Je me force à être heureux pour rire. C’est complètement différent. C’est-à-dire que je ne me laisse pas atteindre par les mauvaises nouvelles. Soit en m’en débarrassant comme je le disais tout à l’heure, soit en les évitant. C’est-à-dire que… Autant donner un exemple. Quand vous faites un voyage en voiture et que vous mettez une chaîne infos, par exemple, pendant quatre heures d’affilée. C’est insupportable, quatre heures d’affilée. Vous supportez peut-être pendant une heure, mais il y a un flash toutes les sept minutes, on va dire. Toutes les sept minutes, vous entendez la même chose et les mêmes mauvaises nouvelles qui reviennent, continuellement… Moi, sur un coup comme ça, s’il y a une mauvaise nouvelle que je ne peux pas supporter ; qu’on me refait sans arrêt, par exemple, toutes les sept minutes, l’attentat en Irak avec des gens déchiquetés, et qu’on insiste bien sur les faits, moi j’éteins ça. Je fais pareil à la télé. Je ne suis pas esclave des infos et de l’« anxiogénité » développée par la télévision. Je ne veux pas entrer dans ce phénomène anxiogène. Je m’en défais en éteignant la télé.

 

Ce n’est pas un peu fuir les réalités ?

C’est certainement fuir les réalités, puisque moi j’y suis en tant qu’humoriste et que je dois transmettre que des bonnes nouvelles. Je dois transmettre que du rire, du positif et tout. Dès qu’il y a un truc qui risque de m’atteindre, bien sûr, je fuis. Mais tout le monde peut le faire. On ne doit pas se sentir obligé de regarder les informations ; et là, je vois bien que vous, vous avez un regard de journaliste. Vous êtes dans la quête de l’information. Moi je suis plus ou moins, si je veux schématiser, dans la quête de la désinformation. Je veux simplement me réveiller tous les matins et être comme un petit bébé innocent qui ouvre les yeux. J’envie mes enfants, moi. Je les envie… Je leur dit tout le temps : « Vous êtes l’innocence même, etc. » Nous, on nous en met tellement qu’on n’est plus innocent. Moi, je la cherche en permanence cette innocence, en prenant des douches de rires ; en me débarrassant des choses, en allant dans des endroits et des paysages magnifiques comme ici, parce que j’en ai la chance… Mais d’en profiter, surtout. Je ne retourne pas dans l’anxiogène en permanence, en me disant : « Il faut vite que tu retournes à Paris, que tu retapes sur ton ordinateur et que tu téléphones. » Non ! Il faut aller la chercher. L’être humain doit en permanence aller chercher ça, au lieu de chercher des choses anxieuses. Je n’en reviens pas, pour donner encore un exemple, que ce soir on est samedi, et que ce sera demain soir déjà, que les trois chaînes principales françaises feront les élections de nos maires sur les trois en « Prime Time ». Sur TF1, France 2 et France 3. On va mettre à tout le monde les informations comme les élections…

 

Et ça, vous allez suivre avec plaisir ?

Voilà. Je ne comprends pas qu’on impose ça aux gens sur trois chaînes. Il y a des personnes qui n’ont que trois chaînes chez eux. Ce qui veut dire qu’on les oblige à regarder ça. Il n’y a aucun autre choix. S’il y a une chaîne qui traite le sujet, on va regarder. Pourquoi est-ce qu’on l’impose sur la deuxième et la troisième ? Je ne comprends pas ça. Je trouve qu’on maintient les gens dans l’angoisse, et je trouve ça super négatif. Ce sera d’ailleurs le thème de mon premier sketch en spectacle. Et c’est ça qui m’amène à parler de « Serial Killers » et tout, parce que je dis : « Voilà, on vous maintient dans la peur, et ça empêche les gens de venir au spectacle. »

C’est d’ailleurs la première phrase de mon spectacle : « Je vous trouve super courageux d’être venus ce soir avec tout ce qu’on nous dit à la télé. »

 

Sur les jeunes en difficulté, la seule référence que j’ai, c’est le parcours que j’ai eu moi-même. Je pense qu’il faut au maximum rechercher les choses qui nous rendent heureux. Moi, j’ai un truc super simple qui est une phrase très, très banale, mais qui m’a aidé durant toute ma jeunesse. À ne pas tomber dans la drogue, ni à être fainéant, et qui m’a aidé à avancer dans la vie, etc. Qui m’aide encore énormément maintenant, d’ailleurs, et me permettra, j’espère, de rester en vie le plus longtemps possible. « L’excès en tout est un défaut. » On connaît tous cette phrase… Le mec qui travaillera trop à l’école deviendra un fayot, et on ne va pas l’aimer dans son groupe social. Celui qui goûtera à la drogue très jeune… Et malheureusement tout le monde y goûte. Moi, je n’étais pas le dernier. Celui qui ira trop loin, dans l’excès, pareil, il sera perdu. Idem pour celui qui commencera à boire. On a tous commencé à boire à tel ou tel âge. Mais celui qui boira trop deviendra alcoolique. Dans tous les domaines de la vie, l’excès en tout est un défaut. Celui qui aimera trop l’argent deviendra peut-être gangster, et celui qui aimera trop les belles voitures tentera peut-être d’en voler, etc. Si on se contente d’un niveau de plaisir qui n’est peut-être pas absolu, mais qui est déjà vachement bien, et vachement adapté à nos positions sociales, ça suffit pour vivre une superbe jeunesse heureuse, une belle vie d’adulte, et une très belle vie de vieux ! Je ne sais pas si j’arrive à me faire comprendre, mais ça me semble super important ça. Le fait que l’excès en tout soit en défaut démontre qu’il ne faut exagérer avec rien.

 

Et l’excès de rire ?

L’excès de rire, c’est obligatoirement quelque chose de positif, parce que ça réveille. Je n’ai pas les termes médicaux, mais je crois que c’est des endorphines, de la vraie drogue. Les gens qui me voient tout le temps sont persuadés qu’avec le rythme que j’ai, je me drogue. Non ! C’est le rire qui me donne cette énergie-là. Tous les jours, je ris, et tous les jours, j’ai le sourire. C’est un remède extraordinaire.

 

En tous cas, on a beaucoup, beaucoup ri à votre spectacle, et on vous remercie.

Merci, merci. Merci à tous les Suisses de me suivre avec fidélité, en espérant que je le leur rends bien.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod