Le Verger Méditerranéen

 

 

Bonsoir.

 

 

Abdennaceur Jerby

 

M. Jerby bonsoir.

Bonsoir.

 

Est-ce que vous pouvez nous présenter votre pays, la Tunisie ?

La Tunisie est un pays situé au Nord de l’Afrique. C’est un point névralgique étant donné que nous sommes proches de l’Europe, à une heure de Rome, 50 min de Marseille, de Nice, à deux heures de la Suisse. La Tunisie, c’est un carrefour de civilisations, de trois mille ans d’histoire. La Tunisie, c’est un patrimoine archéologique touristique. Il est plein de situations, de carrefour, de plate-forme internationale. La Tunisie est un pays touristique par excellence, étant donné que nous recevons une moyenne de sept millions par an avec trente-sept millions de nuitées touristiques. La Tunisie emploie un million de jeunes dans le secteur du tourisme. Et la Tunisie également jouit d’une position géographique par excellence.

Notre patrimoine essentiel, c’est le balnéaire avec pratiquement 85 % et nous sommes en train de diversifier notre produit dans la culture avec bien sûr, comme je l’ai dit, trois mille ans d’histoire, avec la gastronomie. Là on sent pratiquement la promotion culinaire, promotion gastronomique tunisienne avec également le golf, parce que dans chaque région touristique, il y a un terrain de golf. Une destination par excellence de thalassothérapie, puisqu’elle est deuxième au monde après la France. Également la Tunisie dispose d’un patrimoine du Sahara extraordinaire, puisque le Sahara touristique est un parmi les composants du produit touristique tunisien. Il y a également le tourisme de présence, le tourisme de résidence. C’est un tout et nous sommes fiers de vendre la destination comme une image proprement dite excellente sur le marché méditerranéen.

 

Cette possibilité d’intervention de la Tunisie vient également par la promotion du tourisme culturel, vu que cette année en 2007, nous avons été primé, nominé par l’Office culturel en Tunisie et en Suisse en 2007. C’était la meilleure fiche culturelle pratiquement publiée dans le cadre de notre publicité en Suisse. Nous sommes là également pour mettre en relief notre patrimoine et les Suisses sont toujours les bienvenus, c’est normal, ils sont parmi nos meilleurs clients et chaque année, on reçoit une moyenne de cent à cent vingt mille clients suisses et ils achètent comme destination la Tunisie et Djerba en premier lieu, puis Hammamet, puis Sousse et Monastir.

 

Notre principale région touristique est Djerba, Nabeul, Hammamet, Sousse, Médenine et Tunis, Carthage et bien sûr Tabarka. Tabarka est pratiquement pour nous la petite Suisse de la Tunisie. Il y a un développement extraordinaire. Nous avons diversifié nos marchés, nos produits. Maintenant, nous sommes en train de conquérir divers marchés tels que les États-Unis, la Chine et les pays lointains. Bien sûr, la Tunisie se trouve au milieu de voisins, la Libye et l’Algérie qui accaparent presque deux millions et demi de touristes par année. J’espère que cette année 2008, on aura aussi une augmentation de 10 à 15 % du marché suisse vers la Tunisie.

 

 

Noureddine Slimane

 

Moi, je suis depuis 34 ans en Suisse. J’ai épousé une Suissesse depuis 28 ans. Deux gamins de 24 et 20 ans. Je fais la gastronomie depuis 1973. C’est mon métier et je le fais avec amour, autant la cuisine européenne que tunisienne.

 

Justement votre restaurant n’est pas un restaurant comme les autres. Pour vous, la culture, l’intégration sont des choses importantes ?

Pour moi, c’est très important surtout pour donner une image de mes racines comment je suis, où j’étais et en plus, on fait une cuisine méditerranéenne basée sur le Sud de l’Italie et la Tunisie, tout le Sud européen disons et le Nord de l’Afrique. On fait des spécialités de tous les continents en espérant que les gens comprennent que la Tunisie et l’Europe, ce n’est pas tellement loin !

 

Ce soir, une soirée spéciale, est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ?

Ce soir, c’est une soirée organisée avec l’Office du tourisme, Tunis Air, les vins Thiébaud et l’hôtel Royal Azur à Hammamet. C’est un hôtel de cinq étoiles. Eux, ils participent avec des ingrédients qui sont venus exprès de la Tunisie et des cuisiniers qui sont aussi venus exprès et qui vont nous faire goûter cela.

 

Votre rêve alors, c’est quoi avec ce restaurant ?

Mon rêve avec ce restaurant, c’est avoir une culture unique. Avoir des Suisses qui nous respectent comme Tunisiens et nous les Tunisiens qu’ont soient bien accueillis ici en Suisse. Surtout malheureusement, il y a des gens, le bon et le mauvais, ils existent partout, ça on l’accepte et on doit être cohérent avec ces gens-là. Il faut accepter les gens comme ils sont. Je suis ici, je n’oublie pas mes racines. Mais je suis fier aussi d’être en Suisse.

 

 

Noureddine Ben Aycha

 

Je chante les chansons que nous avons écoutées depuis notre enfance qui appartiennent à des grands chanteurs tunisiens.

 

Des chansons folkloriques, populaires ?

Pas tout à fait. Il y a des chansons que le peuple aime. Ce sont des chansons populaires, mais c’est un style de chant parce qu’il y a le folklore aussi qui est un autre style de chant, mais c’est un style de chant vraiment très aimable, très connu qu’on aime beaucoup en Tunisie.

 

De quoi parlent vos chansons, c’est des chansons d’amour, de la vie ?

C’est des chansons qui parlent d’amour, de tout ce qui est joli, des paysages, des villes comme Sousse, Hammamet, Djerba et tout. Ce sont des villes touristiques. Je chante aussi des chansons d’amour, de notre coutume.

 

Comment va votre musique en Tunisie, est-ce que les musiques modernes comme on a en France, aux États-Unis, le rap est-ce que ça envahi aussi votre jeunesse ?

Nous avons pas mal de styles. Vous savez que la Tunisie est ouverte à d’autres côtés méditerranéens. On chante tout. Il y a les jeunes qui font de la musique moderne. On a un festival de guitare méditerranéen. On a le folklore. On n’a pas mal de styles. La musique classique, la musique moderne, on a tout. C’est varié et chacun peut choisir chaque style de musique.

 

Et les jeunes, est-ce qu’ils aiment encore votre musique ?

La plupart des jeunes veulent tout ce qui est rythmique. Il y a le hip hop, pas mal de styles de jeunes ce qu’on voit en France et ici en Suisse.

 

Comment s’appelle l’instrument que vous avez ici ?

Il s’appelle le luth. Il est fabriqué en Tunisie par des mains tunisiennes. Avec cinq cordes, il s’appelle luth oriental, parce qu’il y a le luth tunisien avec quatre cordes. Celui-là avec cinq et même six cordes.

 

 

Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod