Les poèmes du berger : Un ciel étoilé
Un ciel étoilé sans brume et presque sans taches
La voie lactée là-haut qui devient maternelle
Un cœur au repos, sans la fièvre des femelles
Une tête en retraite sans pensées qu’on rabâche
Après avoir mâché ses mots, parce que bien trop lâche
Pour enfin se planter. Oser dire merde aux pédants
Qui croient descendre d’un certain Tout-Puissant
Tout impuissant à nos problèmes sur une Terre bien vache
Une terre féconde qu’on redécouvre après avoir goûté
Les joies, les plaisirs d’une ville de damnés pervertis
Une campagne en fleur qu’on respire dans son nid
Qui nous prend dans ses bras, belle plaine dorée
Chargée de blé, de fruits et de légumes non-traités
Par les chimistes qui ne voient que leur bourse en action
Et qui préfèrent nous voir crever par leur pollution
Pourvu que soit bourré aux as leur porte-monnaie.
Poème écrit par Éric Broye
Texte retranscrit par Françoise Berthod