Les poèmes du berger : Verras-tu mon fils ?

 

 

Verrons-nous ces chemins de progrès ?

Ces ères où règnera la prospérité !

Cézigue côtoiera le pouvoir

Et Richard sortira ses milliards !

 

Verrons-nous ces aubes à l’autel ?

Ces lois qui se disent nouvelles !

Ce chrétien qui donnera son pain,

Et le païen à qui l’on demanda son rein !

 

Verrons-nous ces docteurs qui soignent ?

Ces hôpitaux qui ne soient plus un bagne !

Ce malade sachant de quoi il souffre

Et le remède ne creusant plus son gouffre.

 

Verrons-nous ces satellites tomber ?

Ces irradiations encore nous enfumer !

Ces cratères de volcan presque véridiques,

Et ces erreurs de science fatidiques !

 

Et mon fils, verras-tu le dernier sourire ?

De grand-maman qui osa en rire

Quand tu pris au fond du buffet

Le doux nectar de miel si bien fait.

 

 

Poème écrit par Éric Broye

Texte retranscrit par Françoise Berthod