Free4Style 2008

 

 

Virginie Ducrot Geinoz

 

Cette année, vous avez fait un événement pas tout à fait comme les autres ? Vous avez modifié votre philosophie ?

Cela reste toujours dans l’idée de l’événement, c’est-à-dire des sports « Freestyle » et de la musique. C’est vraiment basé sur le sport spectacle, le show, avant d’être un résultat sportif pur et dur. C’est un mélange d’ambiance, de musique, de sports très spectaculaires et cela a beaucoup de succès.

 

Rappelez-nous un petit peu l’histoire, finalement de ce qui se passe ici à Estavayer.

Cet événement existe depuis dix-sept ans. C’est un vieil événement sportif. Mais cela a commencé avec le wakeboard il y a dix-sept ans, parce qu’en Suisse, c’était la Mecque du wakeboard. On peut même dire qu’au niveau européen, Estavayer était bien connu pour ça. Aussi avec le téléski nautique. Il y a eu beaucoup de champions qui viennent d’ici. Tout a commencé, les fondations sont une course de wakeboard, qui est devenue ensuite une compétition internationale du circuit européen, du circuit mondial. Ensuite, on a ajouté des disciplines et depuis quelques années, avec l’arrivée du FMX, le Freestyle Motocross, cela a pris encore plus d’ampleur, parce que c’est vraiment un grand spectacle.

 

 

Mat Rebeaud

 

Pour tous les néophytes dont je fais partie, expliquez-nous un peu quelle est votre spécialité ?

Oui, je fais du Motocross Freestyle. C’est des sauts à moto.

 

C’est sur un circuit, c’est sur piste, dans les détails un peu ?

C’est avec une rampe et il y a une réception. Il faut venir le voir pour vraiment bien comprendre ce que c’est. Mais je pense que vous allez en voir des images très bientôt.

 

Comment cela se passe ? Il y a un jury qui donne des points.

Oui, on est noté. C’est comme au patinage artistique avec des juges qui nous donnent des points et il faut être le plus propre possible avec le plus d’amplitude.

 

Il faut prendre aussi des risques ?

Comme dans tous les sports.

 

C’est un sport où il y a plus d’accidents que dans le motocross conventionnel ?

Je pense que c’est la même chose, que ce soit du motocross, du foot, du ski, je crois que tous les sports à haut niveau comportent des risques. Ma foi voilà, même l’automobiliste quand il prend sa voiture, il prend un risque. Cela, c’est la vie.

 

Quand et comment êtes-vous devenus champion du monde ?

J’ai gagné les championnats du monde en 2006. Comment ? En m’entraînant très fort. Maintenant, j’ai un peu changé mon objectif. Je roule plus aux États-Unis et pour l’instant tout se passe bien. Pourvu que cela dure…

 

S’il fallait donner un conseil à un jeune qui a envie de faire comme vous, il faut qu’il s’expatrie tout de suite ?

Non pas forcément. Je crois qu’au début, c’est bien de commencer. Il faut commencer par le motocross pour avoir une bonne maîtrise de la moto et une fois qu’on a de bonnes bases, on peut commencer à essayer de faire des figures.

 

C’est un sport qu’on peut recommander à tous les jeunes sans faire peur à leurs parents ?

Bien sûr. C’est un sport comme un autre…

 

Ok, bonne chance pour votre avenir et à bientôt.

Cela marche.

 

 

Virginie Ducrot Geinoz

 

C’est des sports qui sont connus auprès d’un public jeune et c’est des sports de niches bien sûr. Ce n’est pas très connu en Suisse, parce que c’est clair qu’on parle beaucoup de foot, de sports qui s’adressent à un grand, grand nombre de personnes. C’est des sports qu’on dit Freestyle, c’est-à-dire jeunes, impressionnants ou le look, le style de vie a beaucoup d’importance. C’est un tout.

 

Vous avez de la peine à faire venir des grands champions ? Il y a quand même un champion du monde qui était là, régional en plus.

Non. On n’a pas de peine à faire venir de grands champions, parce que déjà le FMX est un événement connu. On a Mat Rebeaud qui est la star locale et les autres pilotes sont ses amis. Ils sont donc très motivés de venir se donner en spectacle avec lui. En plus, en wakeboard, comme je vous le disais, historiquement c’est bien connu, c’est un très haut niveau de compétition. On a aussi les meilleurs du circuit européen, parce que c’est une manche du circuit européen, cette année. En jet-ski également. Cela a commencé il y a quelques années en démonstration. Maintenant, il y a des compétitions et on a de très bons pilotes. En plus, il y a de très bons pilotes suisses. C’est clair que cela aide.

 

 

Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod