La balade gourmande du Vully

 

 

Pierre Gentizon

 

Pourquoi cette balade gourmande dans le Vully ?

Au début, on avait organisé un sentier viticole. Un sentier didactique qui présentait la vigne et le vin dans le Vully. Après, c’était un investissement avec des panneaux didactiques et on a choisi d’animer une fois par année, ces sentiers viticoles par une balade gourmande. C’est là qu’une équipe de vignerons et d’amis de la vigne et du vin ont choisi de faire cette formule, une balade gourmande, qui n’existe pas qu’au Vully. On a été un peu pomper l’idée à Ladoix-Serrigny en Bourgogne et on l’a un peu plagiée ici, avec l’accord des organisateurs de Beaune. Cela a remporté un vif succès. Après, il en est arrivée une à Neuchâtel. On a donné un petit coup de main dans le lancement de l’organisation de cette balade.

On est dans une région où il y a énormément de cépages. Le chasselas n’est plus du tout le roi et seigneur chez nous. Il a passé à 30 %. Autrement, nous avons des spécialités de blanc, Viognier, Pinot gris, Chardonnay, Gewürztraminer et dans les rouges aussi, on n’a pas mal de spécialités de rouge, Garanoir, Gamaret, Diolinoir. Le Pinot reste le roi des rouges.

 

Il semble que vous faites énormément de recherches, énormément de nouveautés. Vous n’êtes pas statiques ?

Non. Mais je crois que dans toutes disciplines, dans toutes les ventes, si l’on reste un peu statique comme vous le dites, on a peu de chances économiquement de survivre. C’est vrai que là, on a les touristes qui sont dans les campings aux alentours. On a de la chance, les clients viennent à nous.

 

Vous êtes un enfant de la région. Il n’y a pas que le vin. Vous connaissez aussi les autres spécialités, je pense.

Mais bien sûr. Il y a le gâteau du Vully qui est vraiment le « must » des dégustations qui accompagne très, très bien, que vous auriez eu à la balade gourmande en entrée, avec des Chasselas. Et le gâteau du Vully sucré pour le dessert. Il y a bien sûr tout ce qui est produit du lac, les poissons qui font un peu la réputation de l’endroit, des Trois-Lacs.

 

C’est une vraie région gastronomique finalement ? C’est vrai, le lac, la vigne.

On a tout pour bien faire. C’est un peu la riviera du canton de Fribourg et on a énormément aussi de gens qui viennent s’établir, autant des Bernois côté rives du lac de Morat et beaucoup de Neuchâtelois, côté rives du lac de Neuchâtel.

 

 

Interview réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod