Carine Rebeaud
Carine Rebeaud, bonjour.
Bonjour.
Nous nous trouvons aujourd’hui aux « Râppes », qui est un lieu-dit qui se trouve au-dessus de Saint-Blaise et d’Hauterive. On se trouve plus précisément, juste à côté de l’ancienne carrière de Marin et si on a choisi cet endroit, ce n’est pas tout à fait par hasard.
Non. En fait, notre groupe, Baslac, essaye de pouvoir construire un chalet à cet endroit. On a le terrain, mais il nous manque des fonds, environ 25 000 francs. Il faudrait qu’on puisse construire notre chalet parce que cela fait depuis vingt ans qu’on essaye… C’est désespérant, parce qu’on n’y arrive pas. Là, la commune nous a accordé le terrain, on a les autorisations, tout est ok, mais il nous manque les fonds pour la construction du chalet.
Si on peut juste préciser, le groupe Baslac, c’est un groupe de scouts ?
Exactement. Cela regroupe les scouts de St-Blaise, Marin et Hauterive. Mais cela s’est agrandi et on a aussi le Landeron, Cressier, Cornaux et tout ce qui est en haut de Neuchâtel. Oui, on s’agrandit de plus en plus.
Vous faites quelles sortes d’activité ?
Toutes sortes. Maintenant, on va commencer par les plus petits, chez les louveteaux, on fait par exemple du bricolage, du dessin et on essaye de faire des activités à l’extérieur, car ils aiment ça.
Et ils ont besoin de se dépenser à cet âge-là ?
Exactement. Chez les éclaireurs, on fait des activités plus sportives, tout ce qui est jeu, bricolages mais d’autres sortes, des constructions. Chez les pionniers, on est plus relax, on essaye d’aller voir d’autres groupes, des choses pour les plus grands…
Et toi maintenant, tu es chef louveteaux ? Tu dois t’occuper des petits, tu dois les encadrer, les occuper.
Exactement. C’est plus chou ! On a moins à se tracasser la tête pour chercher des activités. Lors de notre rendez-vous avec les chefs, il faut faire notre programme. C’est un peu embêtant… Mais c’est vite trouvé. C’est des petits, on essaye de trouver des activités qui sont plus faciles pour nous.
Cela serait bien si vous pouviez enfin avoir votre chalet, ici dans ce cadre qui est assez magnifique où vous pourriez les laisser s’amuser en toute sécurité. L’endroit est protégé, il est clos et on peut peut-être inviter nos spectateurs à faire un petit geste pour soutenir cette association, qu’ils puissent enfin avoir leur propre chalet pour développer leurs activités.
Oui. Maintenant, on a un beau paysage. Comme vous le voyez, on a le lac. On sera tous ensemble. On aura un chalet à nous et on sera moins tracassé. Là, les pionniers, on est à la PC à Saint-Blaise et on a les samaritains qui sont juste à côté. Ils squattent nos affaires, ce n’est pas terrible… On espère avoir un chalet pour nous, où l’on sera tous ensemble, on fera toutes nos activités ensemble. C’est vraiment un immense chalet qu’on espère avoir.
C’est un loisir que tu as qui est vraiment très communicatif, très social avec beaucoup de monde, mais si l’on fait un plan sur ton dos, on va remarquer que tu as une autre passion, c’est le dessin.
Exactement.
Je te propose qu’on se rende un petit peu plus loin pour parler de cette passion.
D’accord, volontiers.
Comme promis, on va revenir sur le dessin que tu as dans le dos. Il y a deux choses. La première en haut, cette espèce de calligraphie.
Exactement. Les calligraphies comme tu dis, ce sont des lettres elfiques qui veulent dire « Agouti », c’est mon totem pour les scouts. En bas, c’est justement une fée, c’est ce que j’aime le plus, tout ce qui est elfique, alors j’ai dessiné une fée.
Agouti, c’est un animal que tout le monde ne connaît pas forcément ?
Non. Des agoutis, il y en a au Papiliorama, ils se trouvent juste sous les toucans. Ce sont de grosses marmottes sans queue, qui sont originaires d’Amérique du Sud.
On ne risque pas d’en croiser dans nos forêts.
Exactement, pas du tout.
Il y a d’autres animaux qu’on ne risque pas, à ma connaissance, de rencontrer dans nos forêts, ce sont les dragons.
Exactement.
Les dragons, il me semble que tu aimes bien les dessiner ?
Oui. J’ai su, quand j’étais petite, que je suis née dans les années du dragon selon l’horoscope chinois…
Ma passion des dragons est venue de là. Après, au fur et à mesure avec des amis, on a connu, il y en a plusieurs sortes… Je me suis plus intéressée à certains dragons et cela vient de là.
Tu les dessines vraiment comme tu les imagines, il n’y a pas de règles vu que c’est un animal fantastique ?
Voilà. On peut les dessiner comme on veut, gros, petit, large. Comme on le veut, sans méchanceté. Ils peuvent être gentils. Sur Internet, on peut taper « dragon », on en a plein. C’est vrai que moi, j’ai des petites idées quand je regarde sur Internet ou des images qui sont dans les livres ou je les imagine moi-même.
Quand ce n’est pas des dragons, les dessins qu’on va montrer, c’est plutôt des jeunes filles ?
C’est des elfes ou des fées. Les elfes ont des oreilles plus pointues. Je les dessine moi-même ou je les recopie de temps en temps, mais je les façonne à ma façon !
C’est tout de même très réaliste, cela ressemble à des êtres humains.
Oui. Pour moi, ce sont des êtres humains sauf qu’ils sont différents.
Ils ont un peu plus de malice, ils ont des pouvoirs spéciaux ?
Oui. Ils ont des pouvoirs, ils ont un peu plus de sagesse, plus de gestes doux. Ils sont moins méchants que nous les êtres humains. Sinon comme on peut le voir dans le « Seigneur des anneaux », il y a les « Legolas » qui sont majestueux, ils ont plus de choses que nous…
Il y a aussi quelqu’un d’autre que tu as dessiné, qui a quelque chose de plus que nous ?
Oui, c’est Mat.
Mat Rebeaud qu’on a pu découvrir il y a quelques semaines lors du Free4Style d’Estavayer.
Exactement.
Rebeaud, Carine Rebeaud, Mat Rebeaud, de la famille ?
Oui. C’est mon petit-petit-petit-cousin. Pour moi, c’est un cousin. Il n’y a pas de petit, c’est mon cousin. Je l’ai vu justement, comme vous avez dit que vous aviez fait un reportage, je l’ai vu à Estavayer. J’ai pu le rencontrer grâce à son père que je remercie encore une fois et sa maman qui nous a hébergés. On avait tout un programme avec ma petite sœur. Il est vraiment génial. C’est une personne qui a vraiment les pieds sur terre, qui n’a pas de tatouages comme toutes les…
Vedettes, les stars.
Il est vraiment fabuleux. Il est vraiment extra.
Tu l’as dessiné. Malheureusement son dessin, on ne l’a plus, vu que tu lui as offert.
Exactement.
Il est juste un peu…pas tout à fait terminé mais le visage est correct. Il n’a pas changé. C’est juste le bas où il y a la montre, sauf que je n’ai pas pu dessiner le reste. J’ai vite fait une photocopie et après j’ai dessiné le reste. Désolé pour la photocopie, mais le vrai dessin est dans la chambre de Mat.
D’accord. Tu as parlé de sa fameuse montre, cela va peut-être nous amener à un autre sujet que je te propose…
D’aller discuter plus loin.
Exactement.
On arrive à la fin de cette petite balade. On arrive d’ailleurs à un endroit où le point de vue est vraiment magnifique, en plus avec le beau temps d’aujourd’hui, ça vaut le déplacement. On va parler maintenant de montres. On va commencer par celle que Mat Rebeaud a eu la chance de pouvoir faire la conception.
Oui. Il a eu justement carte blanche par Swatch. C’est une montre avec un faux or, mais qui fait or avec un bracelet en cuir qui est du faux croco. C’est vraiment lui qui a confectionné sa montre, à son image. Comme il l’a dit dans l’article paru dans « 20 minutes », sa montre reflète son caractère. C’est vraiment lui.
Elle me fait presque penser à ces grosses ceintures américaines qu’il aime d’ailleurs beaucoup. On sait qu’il vit en Amérique maintenant et c’est vrai qu’il porte souvent ces gros ceinturons américains. Elle est tellement large. On n’a pas l’habitude de voir des bracelets aussi larges.
Malheureusement pour les fans féminins, c’est une montre pour hommes. C’est vraiment embêtant pour les femmes, comme moi par exemple qui suis fan de lui, bien que je sois sa cousine, c’est vrai qu’on ne peut pas la porter. C’est vraiment fait pour un poignet d’homme. Ce n’est vraiment pas pour nous !
Tu es fan de Mat au point de lui consacrer un blog ?
Oui. C’est mattrebeaud02.skyblog.com. Je lui ai consacré un blog, parce que j’en avais envie. C’est mon cousin. Je ne le cite pas beaucoup, je trouve ça un peu ridicule de dire : « Ah je suis sa cousine, ce n’est pas bien. »
On vient d’aborder tes passions, tes loisirs et maintenant au niveau professionnel, qu’est-ce que tu fais ?
Comme on a parlé de la montre, je vais commencer en espérant de trouver une place dans l’horlogerie. J’espère aller chez Swatch. J’espère être horlogère, mais en design pour l’intérieur des montres. Il y a plusieurs horlogères. Il y a horlogère pour les aiguilles, pour l’intérieur avec les pièces.
Avec les mouvements.
C’est vrai que c’est varié. Il y en a beaucoup. J’espère faire dans le design parce que j’aime bien le dessin en espérant que j’arrive à trouver. J’ai quelques pistons et aides. Je pense que je vais arriver à trouver.
Quand tu parles de Swatch, c’est vraiment le Swatch Group ou la marque Swatch qui t’intéresses ?
Les deux en fait.
Swatch Group, on peut le rappeler, c’est Tissot au Locle, Omega à Bienne, Rado à Longeau… C’est Longines à Saint-Imier, à part Rolex, pratiquement toutes les montres suisses.
J’aimerais vraiment trouver quelque chose, que ce soit chez Rolex, mais j’ai une préférence pour Swatch. J’espère trouver…
Je pense que dans l’Arc jurassien, dans son ensemble, il y a beaucoup d’entreprises qui sont consacrées à l’horlogerie et en ce moment, il paraît que c’est le plein boum. Ils engagent, ils engagent. Ils cherchent à former du monde. Normalement, il ne devrait pas y avoir de gros, gros soucis.
C’est vrai que lorsqu’on ouvre le journal… Toutes les annonces se réfèrent à l’horlogerie, je ne vais pas désespérer, faire une dépression. J’espère que je vais arriver à trouver !
Peut-être que nous aurons l’occasion de nous rencontrer une nouvelle fois quand tu seras horlogère et tu pourras nous parler en détails de ce métier.
J’espère.
Ok. Je te remercie beaucoup de nous avoir fait découvrir cet endroit et je te souhaite tout de bon pour la suite.
Merci.
Interview réalisée par Daniel Zumbrunn
Texte retranscrit par Françoise Berthod