Traversée du lac de Morat à la nage

 

 

Philippe Allegrini

 

Je suis nageur au Red Fish depuis de nombreuses années et maintenant je fais partie du groupe des Masters, les plus vieux nageurs. À l’époque, je nageais avec Stefan Volery qui est un nageur connu de la région. Comme c’est une passion, on continue de nager régulièrement pour garder la forme.

 

Vous avez l’habitude de ce genre de courses de longue distance ?

Avec l’âge, le sprint est un peu plus difficile. Effectivement, ce genre de courses me convient assez bien. La longue distance, j’aime bien ce genre d’efforts sur la longueur.

 

La traversée du lac de Neuchâtel vous l’avez déjà faite ?

Non. Je ne l’ai jamais faite. J’étais dans le staff d’organisation avec M. Volery, lorsqu’il l’organisait. J’étais de l’autre côté de la barrière, si l’on peut dire.

 

N’importe qui peut se lancer, même pour un trois kilomètres ou il faut vraiment de l’entraînement ?

Non. Je pense qu’il faut quand même un peu d’entraînement, parce que là au milieu tout à coup, on a l’impression que la rive est assez loin. J’ai mes repères, je pense qu’il ne faut pas se lancer dans cette traversée comme ça, sans entraînements ! Il faut s’y préparer un tout petit peu…

 

 

Jean-Pierre Guilbert

 

Parlez-nous un petit peu de votre carrière de nageur ?

J’ai commencé à nager à dix-sept ans. Je suis Français. J’ai nagé en France. Je suis venu en Suisse en 1972. J’ai arrêté vingt ans la natation. J’ai recommencé il y a quinze ans et je nage toujours.

 

Vous faisiez de la compétition très sérieuse ?

Dans mon jeune temps, oui. J’étais moyen et je suis toujours moyen d’ailleurs. Je fais toujours des compétitions.

 

J’ose vous demander votre âge ?

65 ans, un peu plus.

 

Pour faire trois kilomètres, il faut tout de même de l’entraînement ?

Bien sûr. Pour nous qui essayons de faire de la vitesse, il faut quand même de l’entraînement. Je m’entraîne presque tous les jours. L’été tous les jours et l’hiver tous les deux jours, c’est selon l’occupation des piscines.

 

C’est quand même un sport extraordinaire, parce que là vous finissez dans le premier tiers ?

Oui. Là, c’est très bien. Physiquement, ce n’est pas brutal. Pour les personnes âgées, c’est tout ce qu’il faut. La natation, même sans faire de compétitions, pour se détendre, l’eau il n’y a rien de mieux.

 

Vous avez 65 ans. Il y a des jeunes qui ont 20-25 ans qui ne sont pas encore arrivés.

Oui. Moi je fais des compétitions, j’ai l’entraînement. On ne peut pas juger non plus. Il y en a qui font ça pour leur plaisir.

 

En tout cas, c’est un sport qui maintient jeune ?

C’est sûr. L’esprit est jeune et physiquement, c’est mieux que le docteur…

 

D’accord. Merci beaucoup et bonne continuation.

Merci.

 

 

Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod