César Carrasco : Confessions interdites

 

 

Elles sont en nous, autour de nous... elles souhaiteraient notre écoute, l'attention de notre regard.

Elles sont à chaque réveil, à chaque coucher de soleil... à tout moment, elles nous suivent durant notre existence.

Malheureusement, si souvent, on les étouffe, on les ignore...

 

Tous les jours, dans le monde entier, des êtres disparaissent, ayant laissé leurs confessions se dissiper dans le noir d'une cellule de l'énorme prison que l'on construit, jour après jour, face à nos congénères :

 

« Devant la mort, une question les rend fou ; question qui les ramène si soudainement au sentiment d'un échec total. »

 

Les confessions interdites ? Des confessions interdites ! Elles font référence à l'acte de s'exprimer et de permettre aux autres de le faire.

Faire entendre aux autres ce qu'on a dans le ventre, dans le coeur, est un des plus beau et des plus sincère triomphe que puisse développer une société pour atteindre un bonheur véritable.

 

Des confessions dites, supposées interdites...

Pendant qu'on étouffe ce qui brûle en nous, ce qui nous empêche de faire le pas suivant, on ne fera que mourir lentement. Mais le pire, c'est qu'en prenant une autre route dans le seul but de ne plus écouter, voir ou sentir ce qui nous fait autant mal, on effacera tant d'autres rêves et on emprisonnera pleins d'enfants dans le désespoir... Les adolescents, mais également les adultes et les vieillards échapperont difficilement au vide d'une tristesse et d'une colère perpétuelle.

 

« Avec un vécu fait de réussites mensongères, nous abreuvons les générations futures à coup de pierres et de tempêtes ; résultat : tout ira de mal en pis...

Il faut apprendre de ses échecs et non les dissimuler ! »

 

 

Texte écrit par César Carrasco

Texte retranscrit par Françoise Berthod