Centre-nature ASPO de
François Turrian
Ce
centre a été créé en 2001. Nous sommes ici au bord des plus grandes réserves
ornithologiques de Suisse. L’idée, pour l’association suisse pour la protection
des oiseaux, c’était d’offrir un lieu d’information du public et de
sensibilisation du public à la richesse de la nature et à l’importance aussi de
préserver cette nature. C’est aussi le siège romand de l’Association suisse
pour la protection des oiseaux avec toute sa structure fédéraliste. Nous travaillons
effectivement aussi beaucoup avec l’étranger, puisque nous sommes le partenaire
en Suisse de BirdLife International qui est une
grande organisation de protection des oiseaux et de la biodiversité.
Effectivement, nous contribuons aussi par un soutien à des projets
internationaux, par exemple en Europe de l’Est, pour acheter des terrains qui
sont très intéressants du point de vue de la nature. Également en Asie du Sud-Est où là, on a des hot spots de biodiversité, c’est-à-dire
des endroits particulièrement riches en nature comme à Sumatra où là, il s’agit
effectivement d’amener des moyens financiers, mais aussi un peu de support pour
pouvoir essayer de mieux préserver la nature contre les dangers notamment de la
déforestation.
On
peut venir en visitant librement, en faisant le tour du parcours, en visitant
les observatoires qui permettent d’approcher les animaux et les oiseaux de tout
près. Le visiteur peut aussi réserver une visite guidée, notamment si on est
plusieurs familles ou des classes d’école ou des groupes de différentes
natures. Nous organisons effectivement des visites guidées ou des animations
ici dans le cadre du domaine de
Layne Meinich
Cette
année, au centre Natura-ASPO de
On
est au bord de
Dans
En
ce moment, on est mi-avril. Il y a les batraciens par exemple, maintenant on
voit beaucoup, beaucoup de grenouilles vertes. Il y a les grenouilles rousses
qui sont venues pondre. On voit beaucoup d’insectes aquatiques aussi, beaucoup
d’oiseaux. Il y a déjà eu pas mal d’oiseaux qui sont arrivés pour une étape de migration
et qui sont partis. Par exemple, les sarcelles d’hiver, les sarcelles d’été. En
ce moment, il y a les limicoles qui arrivent. Les limicoles, ce sont des
oiseaux qui sont assez haut sur pattes et qui mangent surtout dans la vase. En
ce moment, on a le chevalier aboyeur. C’est un très bel oiseau avec le ventre
blanc et le plumage plutôt gris sur le dos avec un cou gris et blanc tacheté.
Un oiseau très intéressant avec un bec assez long, un tout petit peu recourbé
vers le haut. Sinon, on a aussi beaucoup d’espèces d’oiseaux d’eau comme la nette
rousse, ce magnifique petit canard dont le mâle a une tête vraiment rousse, un
beau bec rouge. On a aussi des oiseaux qu’on voit plus souvent comme le canard colvert,
la foulque, le cygne. Évidemment, on a des cygnes ici et beaucoup d’oiseaux
qu’on peut entendre dans la forêt. Comme c’est une zone très calme, beaucoup
d’oiseaux profitent du calme et de la nourriture qu’ils trouvent ici. On a
aussi des chauves-souris. On a des castors. Pas très loin dans
Il
y a beaucoup de choses qu’on peut faire, chacun dans son quotidien, pour
favoriser la nature près de chez soi. Par exemple, on peut installer des
nichoirs sous son toit, des nichoirs à hirondelles. Si on a un jardin, sur les
arbres, on peut installer un nichoir pour les cavernicoles, par exemple les
mésanges. Des nichoirs pour l’oiseau de l’année qui est le
rouge queue à front blanc, qui est un oiseau typique des zones agricoles et qui
a besoin des vieux arbres. Malheureusement, maintenant dans les vergers, il y a
de moins en moins de vieux arbres dans lesquels ils peuvent trouver des cavités
où nicher. Chez soi, on peut avoir des nichoirs. On peut aussi laisser des tas
de pierres. Là, c’est favorable pour les reptiles comme pour les lézards par
exemple ou des escargots. On peut laisser des tas de bois. C’est favorable aux
petits rongeurs comme le campagnol, pour les hérissons et ce qui est très
important, si l’on veut des oiseaux dans son jardin, il faut une grande
diversité florale. Par exemple, laisser des haies avec de la végétation de chez
nous. Cela va produire beaucoup de fruits, ça va attirer des insectes. C’est
bien si l’on veut des oiseaux dans son jardin… favoriser la présence des
oiseaux dans son jardin. Si l’on veut favoriser une grande diversité florale
dans son jardin, c’est bien de faucher la vieille végétation morte juste avant
le début du printemps. Comme ça, cela permet de laisser des zones nues, des
zones de terre nues, où les nouvelles graines pourront venir s’implanter. Ca
permet à une végétation qu’on dit pionnière, c’est-à-dire une végétation des
zones pas encore occupées par beaucoup d’autres plantes de pousser. Donc, ça
permet aussi à une grande diversité de fleurs de pousser. Qui dit grande
diversité de fleurs, dit grande diversité d’insectes et qui dit grande
diversité d’insectes dit grande diversité d’oiseaux…
François Turrian
Vous
n’avez pas besoin d’aller jusqu’en Afrique ou en Amérique du Sud pour voir des
très beaux oiseaux. Il suffit d’ouvrir un peu les yeux, de se promener et
peut-être d’être accompagné une fois par un spécialiste et vous pouvez avoir la
chance de voir de magnifiques oiseaux ici à
Interviews réalisées par Linda Fischer
Texte retranscrit par Françoise Berthod