Fête villageoise de Colombier 2009
Lysiane Zbinden
Je
fais partie du comité de l’organisation de la fête villageoise qui comprend une
petite douzaine de personnes, avec différents dicastères, et je suis en charge,
avec un colistier quelque part, de tout ce qui est publicité. La structure de
l’organisation, donc il y a un comité qui organise, qui n’a pas de stand à
proprement parler. Donc, nous on travaille sur la mise en place de la fête mais
on n’a pas de stand où on vende quoi que ce soit. On va faire le petit-déjeuner
des aînés, on est en soutien des stands, et c’est les sociétés qui vont vendre,
donc toutes les associations de Colombier. On fonctionne, entre guillemets,
comme « support », ce qui n’est pas toujours le cas, certaines fois il
y a aussi un stand qui est tenu par le comité, ça c’est un côté qui est un peu
particulier. Tout au départ, c’étaient des gens des sociétés qui venaient en
support pour le comité, maintenant ce sont des gens, depuis plusieurs années,
totalement annexes, qui font habituellement trois fêtes. La fête ayant lieu
tous les deux ans, ce qui fait un mandat de six ans habituellement, ce qui
permet aussi un renouvellement, de ne pas toujours rester dans une certaine
routine. Sinon les gens ont tendance à rester dans les mêmes idées, là il y a
du renouveau, d’autres contacts, c’est le fait que ça permette aux gens aussi
de s’intégrer dans le village, il y a pas mal de personnes, comme ça, qui
commence à connaître les gens, connaître les commerces, connaître les sociétés,
toujours dans cette idée d’union et d’unification.
Le
petit-déjeuner est vraiment… on contacte personnellement les personnes de plus
de 65 ans qui font partie de Colombier, ce qui permet qu’ils se sentent aussi
intégrés dans cette fête qui, à quelque part, a souvent un accès plus jeune,
plus festif avec beaucoup de musique, pas mal de bruit. On leur réserve une
musique qu’ils apprécient, avec un petit-déjeuner qu’on leur prépare, du café,
des choses comme ça, ça permet aussi qu’ils se sentent intégrés avec tous les
autres habitants. Et le fait qu’ils reçoivent une invitation personnelle,
souvent, c’est quelque chose qui les touche aussi parce que ce n’est pas juste dans
un tout ménage, ce n’est pas juste une communication, c’est vraiment à eux, ils
reçoivent cette lettre et on les convie, de 9 heures à 11 heures, le samedi de
On
est multi-tâches, dans le sens que justement, là, vous avez tout le comité qui
travaille, qui a mis en place, qui va chercher, on essaie aussi de faire
marcher les commerces pour qu’il y ait des tresses de… il y a plusieurs
boulangeries, on essaie aussi d’intégrer tous les commerçants. Il y a vraiment
une volonté que tout le monde puisse faire partie de la fête, chaque personne
âgée peut avoir du pain différent, différentes sortes de pain, tresses et des
choses comme ça, on est tous… il n’y pas une spécialisation, c’est avant la
fête souvent qu’il y a différents dicastères qui vont travailler sur certaines
choses. Je pense qu’il y a ce côté petit village, c’est une fête qui n’est pas
très, très grande mais qui est très joviale et conviviale où vraiment, je ne
veux pas dire que ce n’est que pour les gens de Colombier, parce qu’il y a
vraiment des gens externes, il y a des navettes, on s’ouvre totalement. Mais il
y a vraiment ce côté petit village où les gens se retrouvent et où il y a
vraiment un plaisir de convivialité. Elle a peut-être la taille qui permet
qu’elle soit un petit peu particulière aux autres, vu que comme on est plus
petit que d’autres fêtes comme
On
a des concerts qui sont le vendredi et le samedi soir. On essaie d’intégrer des
groupes locaux mais on a aussi la chance d’avoir des groupes qui viennent
depuis plusieurs années et qui commencent aussi à être un petit peu connus et
ça permet aussi, le fait qu’on ait deux scènes différentes, deux ambiances
différentes, de séparer un peu la fête, des gens qui veulent plus danser, des
gens qui… Par exemple hier, on avait un concert de gospel, ce qui est aussi
ouvert à d’autres personnes, ce qui met une autre ambiance. C’était un groupe
de gospel de Colombier, on essaie vraiment, aussi par les concerts, d’intégrer
les gens.
Il
y a aussi le cortège qui a lieu le samedi après-midi qui est aussi, entre
guillemets, une manière de « lier » les quartiers, c’est les
quartiers qui organisent les différentes parties du cortège. Le comité fait un
char aussi, pour intégrer, on distribue souvent un verre de l’amitié, c’est
vraiment toucher tout le monde, que tout le monde puisse partager un moment
ensemble, ça reste dans le petit centre du village, on ne s’étend pas sur une
sphère énorme mais c’est vrai que ça permet que les gens voient aussi qui
travaille dans le comité, voient les gens qui sont d’accord de s’intégrer, de
travailler pour la fête parce que ce n’est que du bénévolat. Ça permet aussi
aux sociétés de travailler pour cette fête et de sponsoriser les activités
qu’elles auront dans l’année. On essaie vraiment de couvrir autant les aînés
que les sociétés, que les commerçants, ce qui n’est pas toujours évident, mais
ce qui est quand même une volonté d’unité.
Interview réalisée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Christoph Yavkin