Corso fleuri : Fête des Vendanges
2009
Thierry Lardon
Est-ce que
Alors
je ne suis pas devin, mais effectivement,
Vous n’avez pas pris la présidence au
meilleur moment, je me souviens de l’époque où il y avait, que dis-je, 70, 80 000
personnes qui venaient…
Oui
effectivement ! Bon, quand j’ai pris la présidence, il n’y avait pas non
plus beaucoup de candidats… Mais en étant neuchâtelois, j’avais envie que cette
fête perdure ; j’avais envie de m’engager pour ça et je ferai tout ce que
je pourrai pour le faire mais bon, on n’est pas éternel. J’ai été élu pour
trois ans, donc c’est ma dernière fête. Il y aura l’assemblée générale au mois
de février et on verra si le Comité me sollicite. Moi, je suis prêt à continuer
parce que j’aime ça ; j’aimerais faire encore d’autres choses, mais il
faut du temps parce qu’effectivement, on ne change pas. Ce n’est pas comme sa
vie privée où on peut prendre des décisions rapidement ; on a beaucoup de
gens à convaincre, à trouver des idées donc ça prend aussi plus de temps.
Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour que
le Fête des Vendanges, si possible, retrouve cette folie des années 1970, 1980 ?
Alors,
je ne crois pas que c’est un problème uniquement de
Mais cette année, vous avez osé quand
même un grand changement ?
Le
grand changement effectivement, c’est que malheureusement, ce n’est pas de gaieté
de cœur qu’on a supprimé
Et vous êtes entouré quand même d’un
Comité très motivé, n’est ce pas ? Que ce soit pour les chars, que ce soit
pour les musiques, il y a vraiment beaucoup de gens comme vous qui en veulent à
Neuchâtel.
Ah
oui, j’ai beaucoup de chance parce qu’effectivement, le président central, il a
le plus beau rôle. Parce que moi, bon, je ne suis pas un dictateur. Il y a 23
commissions : donc
Et comment s’est passé l’après Botteron, si j’ose dire ?
Alors,
l’après Botteron, c’est vrai qu’il a fait des chars
pendant plus de 50 ans, maintenant il n’est plus là. Il a fallu qu’on trouve
des constructeurs ; on les a trouvé ! Cela
n’a pas été très difficile parce qu’on a toujours eu des gens qui étaient motivés.
Quand Monsieur Claude Botteron les faisait, on avait
déjà quelques constructeurs qui faisaient leurs chars pour eux ou pour d’autres
personnes. Donc ce sont ces gens-là qui se sont mis en avant et bien, vous
l’avez entendu, on aura 23 chars et je pense qu’on aura aussi un joli corso.
Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, pour moi aussi, personne n’est
irremplaçable.
Quelques mots quand même peut-être en
hommage de Monsieur Botteron ?
Alors
moi, je le remercie. Parce que c’est vrai que je l’ai peu connu parce que moi,
ça ne fait que trois ans que j’ai pris la présidence. Donc j’en ai beaucoup
entendu parler. Malheureusement je l’ai connu où il avait des problèmes de
santé, les quelques fois où je suis allé le voir au chantier, il n’était pas en
pleine forme. Malheureusement pour lui, mais c’est vrai que c’était une icône
de
Michel Veillard
Cela représente quoi, pour une commune,
d’être l’invitée d’honneur de
Écoutez,
alors pour une commune, je pense que c’est une fierté et un honneur de pouvoir
participer à cette grande manifestation helvétique. Surtout pour un village
viticole, vigneron, ça permet de pouvoir montrer à plus de monde la qualité de
nos vins, le travail de ces hommes de la terre qui est exceptionnel. Pas qu’à
Cressier bien entendu, mais surtout à Cressier quand même parce que c’est le
village invité d’honneur cette année et je crois que c’est important de pouvoir
aussi présenter ces vins à l’extérieur et de montrer aussi ce que l’on sait
faire au village, au niveau des chars, au niveau des élèves, des décorations et
autres.
Il y a eu un grand engagement, on l’a
entendu, de la population, des écoles, des vignerons.
Tout
à fait ! Alors, les vignerons, les écoles, les sociétés locales, les
personnes qui se sont aussi engagées spontanément à intégrer le Comité parce
que c’est surtout ça qui est important au départ : c’est d’avoir déjà un
Comité en place, notamment par son président, Roland Simonet,
qui a d’emblée accepté la proposition que le Conseil Communal lui a faite. Ensuite,
on s’est approché de personnes pouvant prendre des dicastères si on veut :
les chars, la tente, la décoration, le sponsoring, la presse, etc. qui, elles
mêmes, après, recherchaient des aides donc tout s’est fait un peu avec un
organigramme en cascade qui a bien fonctionné et les responsables ont travaillé
beaucoup en petit groupe, comme on l’a dit tout à l’heure. Donc, ça a permis
d’éviter d’avoir des réunions où il y a plein de monde ; enfin, il y en a
eu quand même quelques unes pour faire un peu des bilans intermédiaires et au
départ, bien entendu, pour expliquer ce que l’on voulait, mais après chacun a
travaillé dans son coin et à entière satisfaction.
Donc
Oui,
tout à fait ! Alors bon, nous avons peut-être un certain avantage :
c’est qu’on a quand même
Mais
j’entends donc que c’est chouette ; c’est une très belle expérience.
Sonia Hachler et Rachel Abplanalp
Mesdemoiselles, bonjour.
Bonjour.
Alors voilà, vous allez être cette année
sur un char, en tant que dauphine, en tant que seconde, c’est crispant comme
exercice ?
Sonia Hachler : Non, non, non, on se réjouit. Je pense que ce sera
une très bonne expérience et on attend de voir comment ça va se passer.
Mais là, c’est quand même des dizaines
et des dizaines de milliers de personnes…
Rachel Abplanalp : On est motivé, on s’encourage entre nous et puis on a
toute la motivation.
Sonia Hachler : On est trois, surtout ! On est trois…
En plus il y a encore votre troisième
copine qui sera là. Comment on en vient à se dire : « Tiens, je vais
essayer de faire un concours de Miss ? »
Sonia Hachler : Écoutez… c’est…
Quel défi quand on fait ça ?
Sonia Hachler : Quel défi ? Je ne sais pas si c’est vraiment un
défi, c’est plus….
Rachel Abplanalp : Vivre l’expérience.
Sonia Hachler : Voilà, exactement, vivre l’expérience, oui.
Mais c’est un risque. Bon, là, vous avez
gagné, enfin, vous, vous êtes première, vous, vous êtes troisième, déjà
peut-être une petite déception d’être deuxième dauphine ou bien ?
Rachel Abplanalp : Non, parce qu’il n’y a rien à perdre mais tout à
gagner, donc, vraiment, c’est vraiment une expérience, qu’on gagne ou qu’on
perde. C’est sûr que si on perd, il y a sûrement une déception, mais voilà…
C’est quand même un petit défi. Bon,
vous saviez toutes les deux que vous n’étiez quand même pas vilaines avant le
concours….
Sonia Hachler : Aucune n’était vilaine, donc ! Vous ne pouvez
pas savoir….
Rachel Abplanalp : On avait toutes les chances, si vous
voulez…...
Bien entendu, c’est toujours comme ça…
Sonia Hachler : Les douze avaient leurs chances, oui.
Et puis là, tout d’un coup, vous gagnez,
c’est donc émouvant. Ce n’est pas Miss Univers, d’accord, mais c’est quand même
une drôle d’impression….
Sonia Hachler : Ah oui, c’est très, très, très surprenant, on ne s’y
attend pas vraiment.
Vous avez l’impression que ça va changer
un petit peu votre vie, ça, quand même, parce que vous resterez toujours, vous
aurez toujours été une fois Miss Fête des Vendanges…
Sonia Hachler : Si, si, je ne sais pas si ce sera vraiment le
changement, mais c’est sûr que ce sera une bonne histoire à raconter aux
enfants, aux cousins, enfin… oui.
Surtout dans cinquante ou soixante ans…
Sonia Hachler : Ah, eh bien oui, oui, oui !
Ils ne vous croiront peut-être plus…
Sonia Hachler : Miss 2009, ça je ne sais pas….
Et pour vous aussi, l’expérience, il y a
le contact avec les médias, il y a le public, tout ça, c’est un peu spécial….
Rachel Abplanalp : Et bien ça fait partie de l’expérience, si on veut,
et puis de notre engagement. Donc…
Et puis vous avez répété l’exercice,
Miss Suisse Romande, Miss Suisse, ça vous tente ?
Sonia Hachler : Je ne sais pas, on verra, on verra.
Rachel Abplanalp : Déjà finir notre boucle, si on veut, de Miss Fête des
Vendanges et puis après, l’avenir nous le dira !
Vous gardez le suspense alors…
Rachel Abplanalp
: Voilà !
Eh bien, écoutez, on vous souhaite une
bonne Fête des Vendanges et à bientôt.
Sonia Hachler : À bientôt !
Rachel Abplanalp : À bientôt, merci beaucoup !
Interviews réalisées par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Christoph Yavkin