Concert des Guggenmusik : Fête des Vendanges 2009

 

 

Jean-Claude Desmeules

 

Jean-Claude Desmeules, bonjour.

Bonjour.

 

La Fête des Vendanges et vous, c’est une vieille histoire, je crois ?

Oui, 33 ans de Fête.

 

D’abord, c’était en tant que spectateur j’imagine, parce que Neuchâtel, c’est un peu votre ville ?

Avant d’être spectateur, j’allais comme enfant sur les chars à Claude Botteron et à d’autres viticulteurs qui étaient présents dans le cortège. J’étais comme les petits enfants et après, on a grandi comme tout le monde et on est parti dans la Fête.

 

Pour un Neuchâtelois, la Fête des Vendanges, ce n’est pas rien ?

C’est une chose extraordinaire. La Fête des Vendanges pour moi, c’est ma fête si on veut, parce que j’adore ça, j’aime ça. Dans mes activités professionnelles, c’est aussi un peu la fête !

 

Quand et comment vous est venue l’idée ou l’envie de jouer vraiment un rôle actif ?

Le rôle actif dans la Fête, ça été un événement tout particulier dans les années 70, 78 plutôt. Au moment où un des présidents avaient mis un article tout simplement dans le journal qu’il cherchait un animateur. C’est à ce moment-là que je me suis présenté comme animateur et que je suis entré dans la Fête des Vendanges par la petite porte…

 

Votre première fonction, animateur.

Animateur. Il cherchait quelqu’un pour le Péristyle de l’Hôtel-de-Ville, parce qu’il n’y avait plus personne qui voulait animer cet endroit. J’ai pris ça et j’ai commencé à animer tout le Péristyle en faisant des soirées spéciales où il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Après deux ou trois ans, on m’a demandé pour aller dans la commission des « joies annexes », ça s’appelait les « joies annexes » à ce moment-là… Là, je suis entré comme commissaire, tout simple commissaire pour aller guider deux, trois Guggenmusik. On avait des bandelles à ce moment-là et c’est parti. Cela a suivi. Tout d’un coup, j’ai été plus haut. Je suis monté dans la hiérarchie et la commission est devenue « commission d’animations ». Il y a eu deux ou trois petits problèmes avec le président de la commission d’animations et ils ont décidé tout d’un coup de changer, le comité central, de changer et de faire une commission Guggenmusik, parce qu’ils ont vu que c’était ma place… Voilà, je suis parti dans la commission des Guggenmusik et j’ai créé ça. Maintenant, il faut voir où cela en est. C’est magnifique, tout le monde est content du travail effectué. On est une bonne équipe, on est soudé. On est très, très bien.

 

Autant on ne peut pas imaginer la Fête des Vendanges sans le corso fleuri, on ne peut pas l’imaginer non plus sans les Guggenmusik et j’imagine que c’est un travail qui ne se prépare pas deux mois avant ?

C’est une année de préparation. Il faut bien comprendre que ce n’est pas un ouvrier, un employé qui peut se permettre d’avoir du temps libre pour aller écouter, pour aller voyager en Suisse, pour aller voir dans les carnavals ce qui se passe et voir des Guggen, essayer d’avoir des contacts comme moi j’ai, parce que bien sûr je suis connu un peu partout en Suisse au niveau des carnavals…

 

Comment vous faites votre choix ?

Je vais les écouter premièrement. On se déplace, on va les écouter dans les carnavals. Je suis quand même une personne assez importante, à Lucerne tout le monde me connaît, savent que quand ils me voient arriver, c’est pour la Fête des Vendanges. Il y a une rivalité entre les Guggenmusik qui veulent venir à Neuchâtel.

 

C’est vrai que la Fête des Vendanges, c’est une sacrée scène pour eux ?

Tout à fait. Ils font des bons contrats des fois, ces gens.

 

Cette année, c’est particulièrement bien relevé ?

Cette année, on a une Guggenmusik qui s’appelle les « Note Quetscher » qui est une musique suisse. On l’a bien dit sur les pancartes que c’était une Guggen suisse, parce que c’est tous des tambours majors, des musiciens de toute la Suisse qui viennent jouer, qui se groupent ensemble. C’est exceptionnel. Je vous dirais qu’ils viennent à la Fête des Vendanges, c’est la première fois et peut-être dans trois ans, on les reverra peut-être une fois. Mais ils ne voyagent pas partout. Ils ne vont pas partout et cette année, comme je l’ai dit avant, je le répète, exceptionnel, ils sont venus gratuitement à la Fête pour moi, parce qu’ils savent le travail que je fais et ils m’ont dit : « Jean-Claude, on vient pour toi, c’est pour toi qu’on vient, c’est pour la Fête des Vendanges, parce que tout ce que tu fais, c’est extraordinaire… »

 

Un beau cadeau pour les Neuchâtelois aussi ?

Tout à fait.

 

 

Rolf Andres

 

Nous sommes les « Note Quetscher » de Mehlsecken, un petit village près de Reiden dans le canton de Lucerne. Mais nous ne sommes pas attachés à cet endroit, bien au contraire. Nous nous sommes rencontrés sur Internet dans un forum de Guggenmusik pour un championnat de Guggenmusik à Martigny, quelqu’un a proposé d’y participer. Plus de cent personnes se sont inscrites et nous y sommes allés. Suite à ce succès, nous avons décidé de créer une association et d’organiser une première réunion. Nos membres appartiennent à différents groupes de Guggenmusik de Suisse. Le groupe existe depuis cinq ans et nous partons jouer deux ou trois fois par année, par exemple pour la Fête des Vendanges à Neuchâtel. Ils peuvent aussi bien venir de Coire, du canton de Vaud, de Bâle, du Tessin et même quelques-uns d’Allemagne. Nous avons le plaisir de nous retrouver pour jouer cette musique.

 

 

Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod