Soirée bretonne à Peseux

 

 

Christiane Hofer

 

C’est un membre de la commission « Sports, Culture, Loisirs » qui avait proposé, une fois, lors de nos discussions, de créer un « fest-noz », ce qu’on appelle « fest-noz » en breton, c’est une fête qui se passe plutôt à l’extérieur avec justement des chants, des danses, de la musique. Au bout de trois ans de réflexion, on s’est dit que cela serait bien d’organiser non pas un « fest-noz », mais une fête bretonne avec une initiation à la danse avec des crêpes, des galettes, du cidre, du chouchen, des chants et de la musique d’origine celtique et irlandaise.

 

 

Gaël Calame

 

On a un groupe qui s’appelle « Trelland ». On fait de la musique traditionnelle bretonne et irlandaise. On met plus l’accent sur la musique bretonne, parce que c’est vrai que ce qui nous passionne, c’est le « fest-noz », les fêtes de nuit comme on peut les trouver en Bretagne. Il est composé d’une harpe, d’une guitare, des percussions et d’un violon. Ce sont trois frères et sœurs en fait. À la harpe, à la guitare et au violon, deux musiciens professionnels du Conservatoire de Lausanne et de Berne et deux amateurs qui essayent de suivre derrière… Cette musique, elle vient d’abord d’une passion qu’on a pour le pays breton. C’est vrai que cela fait des années qu’on va en vacances en Bretagne. C’est une musique, simplement par l’énergie qu’elle communique et par le fait qu’elle soit principalement créée aussi pour des soirées dansantes où les gens peuvent se retrouver comme ça. Nous, c’est vraiment l’énergie, le côté assez festif des « fest-noz » bretons, qu’on a retenu parce que c’est vrai que ce n’est pas non plus la grosse foire où les gens se mettent dans tous les sens. Les gens sont à fond là-dedans, on n’a pas besoin d’être fin « démerdé » pour pouvoir s’éclater !

 

 

Richard Delavy

 

Ce groupe est né suite à la rencontre avec Pierre Boucher. Nous enseignons dans la même école et, à midi, on se voit pour jouer des thèmes celtiques et on a mis au point ce répertoire qu’on est content de présenter ce soir. On l’a déjà présenté deux fois. C’est un mix entre de la musique irlandaise et de la musique de Bretagne. Moi personnellement, je suis passionné de la Bretagne, de la tradition celtique, de la culture celtique et bien sûr de sa musique. Ce soir, c’est un « fest-noz », un « best-noz », cela veut dire qu’on va faire de la musique à danser. On a aussi de la musique à écouter. On a la chance de pouvoir varier les genres entre les musiciens. Moi, je viens du rock, du jazz.

 

 

Pierre Boucher

 

Cela fait environ un an et demi que je suis en Suisse. Avant d’être en Suisse, j’étais aux Iles de la Madeleine au Québec. C’est un petit village de pêcheurs et il y a beaucoup de musique traditionnelle. C’est là que j’ai commencé à jouer de la musique acoustique. Avant j’étais plutôt musique électrique, rock an roll ou un peu de jazz. En m’intéressant à la musique traditionnelle des Iles, là-bas, je me suis intéressé à la musique celtique. J’ai connu un excellent groupe qui s’appelait « Solas » et le guitariste du groupe, en l’écoutant, ça m’a donné le goût d’approfondir le style. J’ai fait la rencontre de Richard après et c’est comme ça que c’est né…

 

 

Raymond Favre

 

C’est un rencontre ; c’est des gens qui viennent d’horizons divers qui se rencontrent et qui s’entendent bien et qui ont le plaisir de jouer ensemble. Le plaisir d’être là, à Peseux ce soir, pour accompagner de la danse, c’est la cerise sur le gâteau… C’est du bonheur. C’est la rencontre avec une musique qui est tellement joyeuse et aussi le fait de jouer acoustique, de répéter à la maison dans le salon. On mange ensemble et après on joue toute la journée. On passe un moment dans le jardin ; c’est vraiment sympa. Les voisins viennent ; ils restent un moment ; c’est ça ! Ce soir, c’est la même fête, mais avec tout le public qu’on espère nombreux.

 

 

Pascale Keller

 

Je viens du classique. J’aime beaucoup cette musique celtique et j’ai rencontré Richard qui m’a dit : « Viens jouer dans notre groupe ! » Voilà, c’est une nouvelle expérience pour moi. Je me réjouis de voir les gens qui dansent avec et j’aime beaucoup ça. Quand il n’y a pas la danse, il y a une partie qui manque et je me réjouis de vivre ça ce soir…

 

 

Interviews réalisées par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod