Amis des Oiseaux de Neuchâtel :
Exposition annuelle à Saint-Blaise
Pierre-Alain Leutwiler
Je
suis président de l’AON, Amis des Oiseaux de
Neuchâtel. C’est une société qui a été fondée en 1952. Actuellement, on compte
une soixantaine de membres pour une vingtaine d’éleveurs. Chaque année, on fait
une exposition au Collège de Vigner à Saint-Blaise
fin octobre, début novembre où l’on récolte en général, entre 120 et 170
oiseaux chaque année de différentes sortes, canaris, tourterelles, il y a des
becs crochus. Chaque année, on essaye d’avoir des animaux de la ferme, une
année des cochons d’Inde. Cette année, c’est des poules.
Quels sont les buts de
l’Association ?
Les
buts c’est d’expliquer un peu comment on fait pour les concours d’oiseaux et on
fait un préjugement justement pour sélectionner les
oiseaux pour les futures expositions romandes, nationales ou éventuellement
mondiales.
Qui sont les personnes qui adhèrent à
votre Association, c’est des passionnés, des spécialistes ou tout le monde peut
venir ?
Principalement,
c’est des passionnés d’oiseaux. Ils ont des oiseaux à la maison, pour
participer à des expositions, pour voir justement ce qu’il vaut et pour faire
partie d’une association.
Je crois savoir qu’il y a de plus en
plus de jeunes quand même qui s’intéressent. Ce n’est pas seulement une passion
pour des plus de 50 ans.
Non.
Il y a aussi des jeunes, heureusement. C’est la relève de la société, c’est ce
qu’on recherche aussi. On a quelques juniors dont les parents ont des oiseaux
et c’est les parents qui montrent aux enfants l’oiseau qu’ils doivent
sélectionner et baguer. Chaque oiseau est aussi bagué et a un numéro. Chaque
éleveur a un numéro.
Chaque éleveur est aussi très fier,
quand on discute avec eux, quand ils font des résultats ?
Oui,
c’est le but, c’est clair. C’est pour avoir des beaux oiseaux, pour les montrer
au public et être sélectionné ensuite pour faire des championnats plus
importants.
Quels conseils vous donneriez à des
parents quand ils ont les enfants qui réclament absolument un oiseau à la
maison ?
Si
un enfant veut un oiseau, moi je dirais que les parents doivent être
consentants, parce que ce n’est pas un jouet… Il faut quand même qu’on puisse
s’en occuper tous les jours. Il y a la nourriture, il y a l’eau à changer tous
les jours, il y a le nettoyage de la cage à faire. Il faut penser aux vacances.
C’est important que les parents aident les enfants à avoir des oiseaux, pas
seulement sur un coup de tête ; ce n’est pas un jouet…
Quand vous vendez des oiseaux, vous
rendez attentives les personnes, vous surveillez même ou vous leur demandez
quel sera l’environnement de l’oiseau ?
Surveiller
peut-être pas, mais demander la grandeur de la cage et où ils vont mettre leur
oiseau. Si c’est dehors, à l’intérieur, une pièce chauffée, non chauffée,
lumière, pas de lumière. On pose quand même quelques questions. On ne vend pas
l’oiseau comme on vendrait un jouet… quand même pas !
Quelqu’un qui souhaiterait s’acheter un
oiseau, quel intérêt il a à venir vers vous ou vers votre club ?
L’intérêt
qu’il a, c’est qu’il va avoir un spécialiste en face de lui. Il connaît
l’oiseau qu’il va vendre. C’est un éleveur qui a vu les parents de l’oiseau. Il
sait comment faire pour les nourrir. Il connaît l’environnement dont il a
besoin, les grandeurs de cages. C’est un avantage et vous pouvez voir les
parents de l’oiseau que vous voulez acheter. Vous pouvez voir l’installation de
l’éleveur. C’est un point supplémentaire qui peut être intéressant.
Interview réalisée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod