Rakachan
Jorge Alfonso
Depuis quand existe le groupe et comment
a-t-il été formé ?
Disons
que nous sommes des ressortissants cubains qui habitons en Suisse depuis un
moment. L’idée, c’était de regrouper des musiciens qui étaient en Suisse
romande pour faire ce type de musique, très particulière à Cuba. C’est une idée
qui a commencé en 2004 avec E. Jiménez et moi. Nous habitons les deux à Neuchâtel.
On a appelé des musiciens et, petit à petit, ils se sont incorporés à notre
groupe et on a essayé pas mal de monde, c’est vrai. Finalement à la
contrebasse, on a un Péruvien. C’est un très bon frère, ami et un excellent
musicien aussi.
Quel genre de musique, traditionnelle avant
tout ou de la musique plutôt moderne aussi ?
C’est
de la musique traditionnelle cubaine. Notre répertoire est basé sur un style de
musique qui s’appelle « Son ». C’est la forme la plus primitive de la
salsa. Primitive, c’est-à-dire c’est un genre de musique depuis deux siècles
même pas et plus tard, il a voyagé dans le monde et s’est transformé en salsa,
précisément à New-York. Il a été amené par les émigrants cubains qui sont allés
pendant les derniers siècles aux États-Unis.
On dit que les Cubains ont la musique
dans le sang un peu comme les Brésiliens ?
C’est
vrai. On est touché par cette divinité. On a deux sources importantes de
culture dans notre pays, l’Europe et l’Afrique. Vous savez bien que c’est un
pays métis et les Africains ont apporté tout ce qui est rythmique, percussion,
plus tout ce qui va avec la religion et tout. Les Européens ont apporté la
partie musicale. C’est un très bon mélange, je pense.
Est-ce que la musique cubaine a beaucoup
évolué ou est-ce que c’est récent son évolution ?
Pendant
une période, au début de
Comment est reçue votre musique ici en
Suisse romande et à Neuchâtel en particulier ?
En
arrivant en Suisse, j’étais très étonné ; c’est un pays qui est très loin
de notre pays et on reçoit magnifiquement bien notre musique. Il y a des gens
qui dansent. Il y a beaucoup de danseurs de salsa et des musiques cubaines.
J’étais impressionné, parce que je ne m’y attendais pas. Quand on parle de
Ce soir vous jouez à
Oui.
Vous remplissez facilement des
salles ?
Oui.
Il faut dire que l’on ne se produit pas souvent à Neuchâtel. C’est une
opportunité pour tous ceux qui nous demandaient où l’on se produisait. On est là
et on va faire de notre mieux pour ce concert.
Interview réalisée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod