TV
Bourdo-Net visite Télé Objectif Réussir
Regardons
tout de suite un reportage sur une autre télé locale que la nôtre, Télé
Objectif Réussir.
Cela
a l’apparence d’une gare, l’odeur d’une gare, le goût d’une gare et pourtant
cela n’est plus une gare !
Jean-Pierre
Lambert
Nous sommes dans une gare, mais une ancienne gare
qui a été transformée il y a deux ans pour recevoir notre télévision, Télé
Objectif Réussir.
Le
bureau du chef de gare abrite le plateau de Télé Objectif Réussir et la salle
d’attente s’est transformée en salle de montage. La mutation s’est également
étendue aux étages supérieurs.
Au rez-de-chaussée où nous sommes, c’est le studio
de notre télévision. À l’étage en dessus, c’est la rédaction de notre journal
Objectif Réussir et sous le toit, nous avons notre galerie Quint-Essences.
Une
galerie ouverte au public et qui accueille régulièrement des expositions de
toutes sortes. Un espace certes privilégié, mais qui n’a pas que des avantages.
Le côté négatif, c’est évidemment le son. Les
trains, ça fait du bruit ! Alors, pendant un certain temps, nous avons
essayé de faire croire que nous n’étions pas dans une gare en essayant
d’effacer les bruits des trains pour finir par en arriver à se dire : « Mais
pourquoi tricher ? »
Quand nous faisons des émissions, quand nous
enregistrons notre émission « Quoi de 9 ? » qui équivaut dans
d’autres télévisions au téléjournal et quand un train
passe, le train passe. On arrête de parler et ensuite on reprend quelques
secondes après sans cacher qu’on est dans une gare.
Télé Objectif Réussir est le prolongement du journal
Objectif Réussir que nous avons créé en 1994. C’est en déménageant de
Neuchâtel, où nous avions la rédaction de notre journal et en arrivant ici à la
gare de Bevaix que nous est venue cette idée de créer
une télévision. Nous sommes, d’abord et avant tout, une entreprise de
réinsertion sociale et professionnelle. Ce qui signifie que nos collaborateurs
sont des personnes qui sont à l’aide sociale, qui sont placées par les services
sociaux du canton de Neuhâtel chez nous. Pour cela,
ils reçoivent un petit peu plus que la simple aide sociale, puisqu’ils font
l’effort de bien vouloir travailler et ils travaillent chez nous ainsi à plein
temps, comme dans une entreprise conventionnelle.
Depuis le début, nous avons tenté de nous séparer un
peu de ce que font les autres télévisions. On cherche à être une télévision
différente. C’est évidemment, encore, un défi incroyable. Bien sûr, on pourrait
faire un peu du copier coller de ce que fait
Daniel
Zumbrunn
Je
suis en train de monter un sujet sur
Jean-Pierre
Lambert
On a déjà décidé au départ que nous ne ferions pas
l’actualité. Ensuite, nous avons décidé que nous serions comme notre journal,
une télévision sociale.
Alors, qu’est-ce que c’est qu’une télévision
sociale ? C’est là autour que s’est construit notre télévision. Donc, on
va traiter de sujets qui sont en rapport avec les différentes problématiques de
notre société.
Jéhan-Georges Muller
Actuellement,
je fais un sujet sur le village de Colombier, Neuchâtel. J’essaie de faire un
film sur Colombier et des images qui n’ont pas forcément été vues déjà, sous un
angle un peu différent.
Jean-Pierre
Lambert
Sur chaque petit village dans lesquels on diffuse,
on fait des petits reportages, des images d’intermède que l’on peut diffuser
dans les temps morts pour permettre aux gens du village de reconnaître leur
immeuble parce qu’on diffuse dans les villages de Bevaix,
Boudry, Cortaillod, Bôle.
Il faut un petit peu que l’on satisfasse les gens de ces quatre villages.
Julien
Pisenti
Alors
là, je fais un montage sur le village de Bevaix pour
la présentation. C’est un mélange entre des vidéos et des photos.
Jean-Pierre
Lambert
Aussi bien la télévision locale neuchâteloise, la
radio locale neuchâteloise ont écrit à l’Ofcom pour
leur dire qu’ils ne voyaient pas d’un très bon œil notre arrivée sur le marché,
sur ce marché de la télévision.
Pour les uns, ils disaient à l’Ofcom :
« Il ne faut pas les laisser venir, c’est des incompétents. Ils ne vont
pas faire du bon boulot. Ils vont salir le paysage de l’audio visuel » et
pour les autres, ils craignaient carrément que nous leur fassions concurrence.
Donc, vous aviez certains médias qui craignaient que
nous soyons trop mauvais et d’autres craignaient que nous soyons trop bons.
Finalement,
ce n’était pas à eux de décider. C’était à l’Ofcom de
décider et un beau jour, on a reçu notre concession signée de la main de
Monsieur le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger. Et
voilà, notre télévision est arrivée.
Texte retranscrit par Françoise Berthod